J'aime les âmes abimées, les cœurs amochés, les sourires qui font faces sans avoir encore cicatrisés et les esprits écorchés. Ils dégagent ce je ne sais quoi en plus. Ta voix déchirée et ton rire inespéré ont apprivoisé mon cœur de coton, ce cœur qui ne demande qu'à être pansé puis aimé. Car pendant que ta voix résonnait, je me demandais combien de temps encore je pourrai te résister. Mais tout à coup tu t'es mis à chanter et mon cœur s'est envolé ; c'est là que j'ai compris que depuis tout ce temps nos cœurs s'accommodaient, ils s'apprivoisaient lentement.
J'ai contemplé ton sourire, tenté de mémoriser chacun de tes traits, chaque imperfection qui rendait mon cœur plus fragile puis j'ai regardé le ciel et je t'y ai trouvé. Tu étais dans cette comète au milieu des étoiles, comme une lueur d'espoir comme un cri qui supplie de se battre encore. Alors j'ai eu envie de prendre les armes d'enfin commencé à me battre, pour l'effet que tu me procurais, pour que cette sensation ne s'arrête jamais. J'ai décidé de vivre pour toi, pour que notre histoire ne tombe jamais dans l'oubli, pour qu'elle aussi ait la chance de s'épanouir.
Puis, je me suis penchée sur ce regard qui brillait à peine, comme s'il ne demandait qu'à s'illuminer de nouveau. Alors j'ai eu envie de lui donner cette nouvelle vie, j'ai eu envie de lui faire oublier l'éphémère contre une rencontre avec de beaux projets. Seulement j'ai lu ce message dans tes yeux, celui qui avertit qu'on voudra te sauver sans y parvenir, mais j'ai refusé de l'écouter, refusé de t'abandonner dans ce monde trop sombre. Malgré tout ce que tu penses, toute cette mélancolie qui ronge ton cœur et ses idées noires qui assombrissent tes yeux, il y a encore une petite parcelle de toi à sauver. Alors n'abandonne pas, prend ma main...
