Kidnapping

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Je sais reconnaître un vampire quand j'en vois un et cette jeune femme qui entre dans mon cabinet d'avocat en est un. Je déteste ces créatures. Je m'approche d'elle est lui offre mon plus beau sourire hypocrite.

– Bonjour que puis-je faire pour vous ?

– Je recherche un avocat, pas une secrétaire, me crache-t-elle au visage.

Quand je vous disais que les vampires sont des êtres prétentieux et cons, que ce soit les femmes ou les hommes. Je souffle et reprends la parole :

– Je me présente Maître Artega, je vais vous emmener dans mon bureau.

– Non ce ne sera pas la peine, pourriez-vous me montrer où sont les WC ?

– Bien-sûr, je lui réponds en la regardant étrangement, suivez-moi.

À la requête de ma cliente, ma secrétaire, Léna, à lever le nez de son travail.

***

Devant les toilettes féminines, elle rentre à l'intérieur et je l'entends crier. À mon tour, j'y pénètre et je la vois sous forme vampirique. Mince ! Elle regarde étrangement ma carotide. Rêve pas le vampire ! Je m'approche d'elle, en position d'attaque. Vous devez certainement me prendre pour une folle, mais j'en ai l'habitude. En la regardant dans les yeux, j'y trouve de l'animosité, je n'y crois pas ! Elle songe vraiment à me sucer le sang jusqu'à la dernière goutte. De plus, elle veut le faire en public, c'est une débutante.

Elle s'approche de moi et me saute au cou, elle plante ses crocs dans ma carotide, mais ayant l'habitude de boire de la verveine, quand elle ingurgite mon sang, elle tombe à la renverse. Son corps est transpercé de spasmes et son visage devient pâle. C'est à ce moment que je me dis que ce n'était pas une si mauvaise idée de garder un pieux en bois de frêne sur moi. Toujours sur le sol, j'en profite pour lui planter le pieu, que je tiens à la main, dans le cœur. Elle se réduit en poussière et je sors tranquillement des WC. Je retourne dans le secrétariat et les personnes s'y trouvant me regardent bizarrement se demandant certainement pourquoi la jeune fille ne me suit pas. Je hausse les épaules et m'installe dans mon antre de travail, pour reprendre le dossier que j'avais laissé en plan durant ma pause café.

La nuit est tombée depuis quelques heures quand je finis enfin mon travail. Je dois me dépêcher de rentrer, sinon ma colocataire et meilleure amie, Adaline va s'inquiéter. Je sors du bâtiment parla porte de derrière. Il fait extrêmement froid par cette nuit d'hiver. Je ne peux distinguer aucun mouvement dans cette ruelle sombre, on y voit rien. Alors que je m'avance dans l'alcôve, un bruit résonne dans mon dos. Je n'y fais pas attention et continue mon chemin, quand soudain une ombre surgit devant moi. Je me prépare à me défendre, mais l'ombre prend l'avantage en me bâillonnant de sa main et en me tirant dans, ce que je suppose, un coffre de voiture. J'essaye de me débattre lorsque que l'on me donne un coup de poing dans la tempe, je suis sonnée.

Je repense à toutes ces personnes portées disparues et retrouvées mortes. Est-ce en train de m'arriver ? On me kidnappe, va-t-on me retrouver en morceaux dans un fossé ? Je ne veux pas mourir aujourd'hui, je suis encore jeune, je n'ai rien vécu de la vie.

Ce que je vois en dernier, ce sont des yeux bleus électrisants. Je peux y voir des fils dorés qui rejoignent les miens. Le mot : âme-sœur, résonne dans les tréfonds de mon subconscient avant que je ne sombre dans un sommeil que je puis dire réparateur.

***

J'ouvre les yeux, mais la lumière aveuglante qui passe par les stores de ma chambre... Attendez une minute ! Je n'ai pas de stores dans ma chambre. Où suis-je ? Je regarde autour de moi, la pièce contient un grand lit, deux tables de chevets. Les murs sont peints en noirs et en gris, la chambre est assez vide. Je suppose donc que c'est le dortoir d'un homme. Il y a trois portes, certainement une qui mène vers la sortie, une autre vers la salle de bain et la dernière vers le dressing.

J'essaie de me redresser, mais mes jambes étant engourdies, je tombe sur le sol ce qui entraîne un bruit sourd. Je me relève et m'installe confortablement dans le lit. L'une des portes s'ouvre sur un homme torse-nu. Il vient alors vers moi et me demande :

– Tout va bien, je t'ai entendu tomber ?

Bon je ne vais pas vous cacher que je suis restée hypnotisée par son abdomen. (Eh, je suis une fille !) Je sors de ma quasi-transe lorsque l'homme éclate de rire. Je le regarde bizarrement et il me sourit :

– Ce que tu vois te plaît ?

– Pardon ?, je le questionne nonchalamment.

– Mon corps te plaît ?, rit-il

Mon dieu, il a remarqué que je le matais. Mes joues rougissent de honte ou de gène, je ne sais décrire le sentiment qui s'amplifie en moi. Je le regarde dans les yeux et tout me revient en mémoire, le kidnapping et tout ce qui s'ensuit. Je me recule précipitamment de l'homme en me souvenant de ses yeux bleus électrisants.

– Tout est de votre faute, je lui crie alors que des larmes roulent sur mes joues.

C'est de sa faute, si je me retrouve ici ! Il est vrai que je n'ai pas à me plaindre. J'ai un lit, des vêtements propres, du chauffage et peut-être même une douche. Qu'avaient les autres ? Une cave avec un matelas moisi, des vêtements sales, du froid autour d'eux... Je ne veux pas finir comme eux, je dois partir le plus vite possible ! Je le vois, il continue de s'approcher, mais je ne veux pas alors je recule encore. Soudain, une douleur aiguë au dos, se fait ressentir. Je regarde et je vois qu'il a rencontré les barreaux du lit. Aie ! Il s'approche de plus en plus et je peux revoir ces fils dorés qui rejoignent nos yeux. C'est quoi cette histoire ?

Mes membres tremblent, je vois trouble, mes yeux se ferment doucement. Le noir se repend autour de moi et le sommeil m'absorbe.

*****

"Je suis sur le point de dire, probablement le truc le plus égoïste que je n'ai jamais dit de ma vie. J'ai juste à le dire une fois. Tu as besoin de l'entendre. Je t'aime Elena. Et c'est parce que je t'aime que... je ne peux pas être égoïste avec toi. Que tu ne peux pas savoir ça. Je ne te mérite pas. Mais mon frère, oui. Mon Dieu, j'aimerais tellement que tu n'aies pas à oublier ceci. Mais il le faut.

Vampire Diaries, Damon à Elena"

Petite citation de fin, voilà mes oréos, le premier chapitre est clos.

HybrideWhere stories live. Discover now