Une lune bleue trônait dans le ciel au dessus d'une petite ville de Dimantis. La vallée, d'où coulait une belle rivière d'eau de diamants entourée par une forêt de Leprans, de beaux arbres aux fruit les plus juteux qu'il existe. Les habitants, ramasseurs de diamants et de Leprians, croulaient sous l'argent. Mais leur nature était de vivre normalement de façon normale. C'était un peuple bon et généreux. Mais il se trouvait que quelque chose dans l'atmosphère était différent. Un voile blanc couvrait la forêt en amont du village. Puis quelques oiseaux qui chantaient s'arrêtèrent, la brise disparut et l'eau de diamants arrêta de couler. Un déchirement et la forêt ainsi que la rivière furent détruites. Les habitants sortirent de chez eux le regard effrayé, hurlant de peur et de tristesse car ils savaient que leurs vies venaient d'être anéanties. Oui, là est le destin de ceux qui ont le malheur d'être touché par le Tonnerre Blanc.
Mais ce n'est pas ce qui nous intéresse ici. Au delà des océans et des rivières, dans la ville de Rupde, vivait une jeune fille. Et cette jeune fille, c'était moi. Petite brune aux yeux verts, je vivais dans Rupde la capitale principale de notre puissant pays qu'était Kaïsha. Cependant... je n'étais ce qu'on peu dire une petite fille sage. Du haut de mes quinze ans, j'enchainais les braquages et les vols. D'ailleurs je venais juste de me faire emprisonner pour "atteinte aux biens du gouvernement"et j'allais bientôt être jugée. Pff ! Ils auraient au moins pu trouver un nom avec un peu plus de style comme "braqueuse ennemie du gouvernement", "grande voleuse du pays" ou un truc dans le genre... Bref ! J'étais donc enfermée à double tour dans la cellule la plus protégée de Montzil la plus grande prison du pays. Oui, évidemment que j'étais très douée pour m'échapper mais là, c'était différent. J'avais un petit cristal planté dans la poitrine, ce qui m'empêchait d'utiliser mon pouvoir. S'ils croyaient que ça allait m'arrêter.
"Eh !... Eh !! Le garde là ! Derrière la porte ! appelai-je. (il ouvrit une petite trappe à hauteur d'yeux )
- Quoi ?!
- T'as pas un truc à manger ? J'ai ventre qui creuse là.
- Tu es sérieuse..."
Ce garde me connaissait bien. Il m'avait plusieurs fois gardé dans la même cellule à chaque fois plus protégée par des gardes et des moyens anti-magiques. Mais... à chaque fois je m'étais échappée avec aise si l'on puit dire.
"A quoi ça sert que je te donne à manger pour que tu t'enfuies le plus tôt possible ?
- Ben ! Je dois avouer que vous y avez été un peu fort cette fois-ci."
En effet j'étais accrochée par les pieds et les mains en suspension par de grosse masses de métal qui avaient été moulées sur mes mains pour qu'il n'y ait aucune ouverture.
"C'est moi qui ai proposé ça en plus.
- J'avais deviné merci. C'est vrai que c'est ingénieux mais tu sais bien que je m'en irai de toute façon.
- Oui... Bon tu veux quoi ?
- Pour la nourriture ?
- Non... Pour que tu ne t'en aille pas du moins pas avant le procès qu'est-ce que tu veux ?. Si tu t'enfuis je perdrai mon job.
- C'est vrai ?
- Oui. Ils en ont marre que je me fasse avoir ou que je te laisse partir.
- Entendu. Je resterai jusqu'au procès."
Quelques jours passèrent avant le procès. On m'emmena jusqu'à la salle du jugement sans retirer les protections pour m'installer au centre de la pièce en suspension au dessus du sol.
"Mlle. Adélie Mirnolt ( vu que j'avais refusé de divulguer mon vrai nom de famille, ils m'en avaient inventé un ) , vous avez braqué la plupart des banques de la ville ainsi que les grands marchés commerciaux. Nous ne savons plus quoi faire pour vous arrêter, dit le juge en lisant un parchemin. Vous avez endetté le pays. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
- Il faut bien vivre avec ce qu'on a M'sieur ! Je dis toujours qu'on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
- Mais là, vous ne devriez pas avoir besoin d'argent vu le nombre de banques que vous avez cambriolé. Nous avons épluché votre dossier et nous avons décidé de vous faire la peine de prison à perpétuité.
- OK.
- Est-ce là tout ce que vous avez à répondre ?
- Ouais.
- Très bien. Mlle. Mirnolt vous êtes accusée pour les maintes fuites de prison et attaques aux biens de l'Etat de prison à perpétuité."
On me ramena à ma cellule sans un mot de plus où on m'enferma à double tour.
"Merci, dit le garde.
- C'est rien. J'aime pas, malgré ce que tu peux penser, faire des dégâts sur la vie des autre à cause de mes actions.
- Je sais que tu es gentille en vrai.
- Bah ! Y a moyen de savoir ton nom ?
- Pourquoi ?
- Parce que quand je serais partie je pense pas rester à Rupde j'aimerais raconter mes aventure t'vois ? Je vais partir loin.
- Mon nom est Korben.
- Adélie, enchantée. Je..."
Une grosse explosion se fit entendre et en un instant le mur de la cellule donnant sur l'extérieur était entièrement brisé. Un personne entra via lévitation. Il possédait un grand manteau noir aux boutons dorés alignés sur son flanc ainsi qu'un pantalon noir et des bottes lacées noires.
"Ben alors ! Pourquoi t'es pas encore sortie ? dit-il en enlevant son masque.
- J'avais un accord, répondis-je en regardant Korben qui hocha la tête. Ça fait plaisir de te voir en pleine forme Wald !
- Pareil pour moi ! Dis-moi , ils y ont été fort cette fois-ci à ce que je vois !
- T'as vu ça ?! C'est de la haute technologie."
Il m'attrapa pour me mettre sur son dos avant de s'approcher du bord puis sauta sous la pluie forte. Nous tombâmes pendant quelques secondes jusqu'à pouvoir apercevoir le sol. Wald atterrit avec habilité en donnant une petite onde ralentissant la chute. Une fois en bas, nous nous cachâmes dans une petite pièce secrète insérée dans un grand arbre juste à côté, certainement l'ancien habitat d'un hiborier ( animal aux très humains, vivant dans les trons des arbres )
"Ouuïh, souffla Wald. Tu veux que je te retire ça ? demanda-t-il en pointant du doigt le crystal.
- J'veux bien. Mais retire le d'un coup sec, fait pas ta tapette.
- Ok t'es prête ?"
Je hochai la tête. Il prit le crystal de la main puis, un, deux, trois... il arracha le crystal. Le sang se mit à couler abondamment. Je pus ainsi faire fondre les masses de métal en précipitant les cellules de fer ensemble. J'observai le trou béant que j'avais dans la poitrine, neutre du fait que je saignais, alors que Wald farfouillait dans ses poches pour trouver un morceau de tissu. Il en trouva un et appuya le plus fort possible sur la plaie.
"Pourquoi tu l'as pas laissé, c'est marrant.
- Je ne voudrais pas perdre un de nos membres les plus importants du groupe.
- Y a qui ?
- Zalli, Aranos, Sherb et Lokner. Le reste tu les connais pas.
- T'es sérieux ?
- Oui. Je sais que tu n'aime pas Zalli ça peut se comprendre mais Lokner ne viendra pas sans elle et tu le sais.
- Oui m'enfin... ( mon visage s'illumina )
- Oulà ! Qu'est-ce qu'il se passe dans ta tête ?
- Je viens à condition qu'on emmène quelqu'un.
- Ça dépendra de qui c'est...
- Korben. Le garde de ma cellule.
- Mais t'es complètement cinglée ma pauvre ! Tu veux qu'on se fasse tous tuer ?!
- Mais non ! Il sera sage je te jure. J'en prends l'entière responsabilité.
- ...
- Allez ! J'ai envie de m'amuser moi aussi !
- Bien on l'attrapera quand il sortira de Montzil, finit par accepter Wald.
- Ouiiii, m'exclamai-je."
Une fois que le sang eût ralenti, je fabriquai un aiguille avec une écharde d'écorce et effilai le bas de ma robe pour en tirer un fil. C'est avec ce petit matériel que je recousus ma peau pour fermer la plaie.
Je fis chauffer les atomes de ma main pour les rendre brulants et ainsi cautériser la blessure. Si vous n'aviez pas deviné car c'était compliqué, je possédais le pouvoir du contrôle moléculaire. Je pouvais les changer, les resserrer, les écarter, etc. Je jouais avec la matière si l'on puit dire.
"Beurk... Tu n'as vraiment aucune pitié envers toi même, marmonna Wald.
- Il faut bien que quelqu'un le fasse ! Et puis tu sais bien que je ressens presque plus la douleur, enfin... j'ai vécu bien pire !"
Nous attendîmes quelques heures avant que Korben ne sorte de la cité imprenable. Je précisai bien à Wald d'y aller doucement avant de le laisser sortir dehors où la pluie s'était fortement réduite mais ne s'était pas stoppée pour autant. Quelques minutes plus tard il entra avec Korben en sac à patate sur l'épaule.
"Heureusement que je t'ai dit doucement, fis-je la reflexion.
- C'est qu'il est pas très docile si tu vois ce que je veux dire."
Il déposa le garde au coin de la pièce. Puis me donna un petit dans lequel il y avait un Leprian bien juteux.
"Tiens, ce sont les derniers. Dimantis a été touché par le Tonnerre. C'est fini pour eux.
- Merci."
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Night Crows
FantasyJe m'appelle Adélie. Je ne suis pas ce que l'on puis dire une personne à conseiller. À vrai dire, je suis même considérée comme "ennemie de la capitale".Il est vrai que mes cambriolages sont reconnus dans toute la ville. Mais malgré toutes les riche...
