Il doit être au alentours de cinq heure du matin. Je n'ai pas vraiment les yeux rivés sur le réveil actuellement, et la pénombre de ma chambre ne me permets en aucun cas d'en être certaine. Mais, je suis au moins fixé sur une chose. Je n'ai pas dormi de la nuit. J'attends une chose importante. La rentrée. Ou plutôt le fait de savoir si je vais rester dans la même routine, ou si ma vie va enfin changer.
D'ordinaire je dors au moins deux bonnes heures avant de me réveiller avec le sentiment à la fois d'être vide et d'avoir envie de tuer toutes personnes se trouvant sur mon chemin... D'après ce que je sais et ce que j'ai pu voir ce serai de famille. Ou encore, à force de vivre avec mon oncle, car il a le même comportement au réveil. J'hésite encore quelques instants à descendre de mon lit. Pour une seule raison. Le sol est plutôt froid le matin.
Cependant, dans un élan de courage, je fini par bondir de mon lit et me diriger assez rapidement vers la fenêtre. J'en ouvre les imposant volets et laisse la lumière entrer dans ma tanière. Me laissant ainsi le loisir de contempler le lieu dans lequel je me trouve, un lit simple posé contre le mur, décoré de draps blancs. Au dessus, démarrant de la tête de lit, se trouve des guirlandes s'illuminant d'une belle couleur bleuté. Non loin de là, une petite table de chevet aussi blanche que le reste de mon mobilier sur laquelle trône un lampe de chevet un peu vieillotte ainsi qu'un livre parlant de sorciers, disons, d'un certain point de vue. A côté de la seule fenêtre de cette pièce, se trouve une imposante armoire repeinte également en blanc, mais dont il est possible de voir quelques éclats de couleur bois qui s'y trouvaient avant son changement. Elle ne garde pas seulement mes divers vêtements, mais aussi mes quelques passages de colère.
Je me dirige vers celle-ci afin d'en extirper une robe de chambre d'un bleu délavé que j'enfile aussitôt pour ne pas prendre froid. Je me dirige par la suite vers l'un des murs où est accroché un calendrier dont je coche un nouveau jour, en espérant secrètement que cela soit l'un de mes derniers ici. Sur cette pensée un peu lugubre dans un certain sens, j'ouvre la porte de ma chambre et tente de descendre le premier escalier le plus discrètement possible.
Arrivée au premier étage je peux apercevoir une lumière venant de la porte entre ouverte. Cela ne peut signifier qu'une chose, mon oncle est levé. Je descends donc cette fois tranquillement tout en évitant que mes faibles membres ne me cause une chute, ce qui peut arriver plus souvent que je ne le voudrais. En poussant la porte je plisse légèrement les yeux tout en laissant mon odorat profiter des nombreux parfums qui se mélangent dans le salon. Une forte odeur de tabac froid flotte dans l'air, accompagné du café, vraiment coulé qui vient chatouiller mes narines. Mes odeurs favorites. L'une, parce que je sais qu'il est là. L'autre, parce que ça sent un bon réveil pour moi. Car, comme cette merveilleuse boisson est prête, je peux aller me servir moi-même !
Je vais d'un pas lent mais néanmoins déterminé, pousser la porte de la cuisine, attraper le tabouret qui se trouve vers l'évier, le plaçant au niveau des placards, me permettant ainsi d'en sortir le sucre et la cannelle. Je chopais ensuite le lait, puis attrapait la cafetière en même temps qu'une tasse, préparant ainsi ma douce boisson. Un peu plus sereine j'entame mon chemin vers le salon à nouveau, venant m'installer à la table en posant mon derrière en même temps que ma tasse. Mon oncle est assis pile en face. Une grande taille réduite presque à néant dans une posture avachie et lasse. Ses cheveux brun en bataille, ainsi que sa barbe de quelques jours qui faisait tâche sur son visage rosé, n'aidait pas ses magnifiques yeux bleus azur à se mettre en valeur, bataillant eux-même contre les lourdes poches juste en dessous, sombres et creuses... Mais ce fier aux apparences, ici, serait trompeur. Il faut le voir dans ses meilleurs jours, ce qui n'est clairement pas le cas vers cinq heure trente du matin. Oui, je viens de voir l'heure du coin de l'œil sur l'imposante horloge qui se situe juste derrière lui.
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In Deliciis Felix
FanfictionImaginez-vous entouré de moldus, toute votre enfance, tout en sachant que vous n'êtes pas des leurs. Vous avez leur comportement, leur mode de vie, leur coutumes. Mais au fond, vous êtes différent. Ils le sentent, vous mettent progressivement à l'éc...
