L A V I E

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Je crois que je suis morte, sous mes airs de gamine une grande personne essaye de vivre encore un peu.
Sous mon corps vide et mes yeux livides, il n'y a plus de vie, plus rien, juste la peau cachant une grand vide.
Crois moi j'aimerais être heureuse, vivre le parfait amour avec le gars qui serait l'amour de ma vie, ma mince vie.
Mais comment quelqu'un pourrait m'aimer et comment pourrais-je aimer quelqu'un en retour alors que je ne m'aime déjà moi.
Dis moi comment.
Dis moi pourquoi, pourquoi je n'arrive pas à être moi.
Putain pourquoi on se cache tous sous des masques, sous des grands airs alors que nous sommes tous de petites personnes, qu'on soit vieux ou qu'on soit jeunes, nous sommes tous les mêmes dans une société qui nous reflète. On nous fait croire que nous sommes tous différents dans une société où si tu es différent tu n'as pas le droit de vivre, on ne te le dit pas forcément explicitement mais on te juge, te critique, on te le fait comprendre, on t'ignore. Et personne ne viendra t'aider, parce qu'elle aussi sera plongée dans le vide sombre qu'est l'abîme des personnes à oublier et à ne pas aimer.
Essaye de vivre, comme on essaye tous mon enfant, n'ai pas peur de la mort ni de l'amour aucun des deux ne te fera mourir, il te brûlera petit à petit à feu doux, brûlant et exterminant toute émotion qu'il y ait en toi ou le peu qui reste encore tout au fond de toi, on y passera tous ma chérie mais cela ne veut pas dire que je ne tiens pas à toi, ni à d'autres personnes, qu'à un moment de ma vie je n'ai pas été heureuse.
Tu as des bleus sur le corps et moi des pansements de fortune sur mon petit coeur doux, dur, mais fragile que je cache.
J'aimerais te protéger de tout, mais je ne peux pas t'empêcher de vivre, dans une quête au bonheur qu'on fait tous avant de s'écorcher le coeur, mais c'est le chemin que l'ont doit faire, accomplir, la quête est longue avant d'arriver au but ultime, le graal suprême, seulement j'ai plus la force, j'aimerais te guider, c'est trop dur, pour moi, peut être que t'y arriveras, je l'espère en tout cas seulement il ne faut pas en vouloir aux personnes qui arrêtent en cours peut être même à deux millimètres de l'arrivée.
Mais continue, vie, le plus longtemps possible, sois heureuse, ne laisse pas quelqu'un briser ton petit cœur en quelque fractions de secondes alors que j'ai mis neuf mois à le façonner à lui donner tout l'amour qui lui faut pour vivre, n'ouvre pas tes bras, tes poignets en laissant filer le sang que je t'ai donné, n'attache une corde à ton mince cou que j'ai serré tout contre moi quand tu te blottissais dans mes bras ton cou contre le miens et tes larmes sucrées coulant dans mon dos, fissurant ton si joli visage.
J'ai peur de tout, je suis soule et soûlée. Je noierais ma peine dans l'alcool et fumerais tant bien que mal en souriant. Fais ce que je dis mais pas ce que je fais, c'est stupide de devoir faire ce que les gens nous disent alors qu'en vérité ils ne sont pas un exemple, mais à force j'ai compris, ils veulent juste notre bonheur et ils ne veulent qu'on reproduise les mêmes erreurs qu'eux, pour ma part je ne suis pas un exemple, je ne suis pas quelqu'un de bien, écoute moi ne t'attache pas.
Docteur faites quelque chose, n'importe quoi je ne sais pas.
Je vous en supplie c'est un supplice
De se lever tous les jours, de se coucher tous les soirs, de s'endormir toutes les nuits alors je vies chaque jours comme si c'était le dernier.
Mais je n'ai pas le cran, de rien.
On est perdus, perdus mais n' t'en fais pas, le soleil revient toujours après les nuages, le jour revient toujours après la nuit.

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