Souvent, quand je te vois, je ne peux pas m'empêcher de regarder ce qu'il y a de beau en toi. C'est difficile de ne pas tenter de trouver, c'est bien plus fort que moi. Il y a tant de choses.
Tes fossettes au creux du menton
tes grands yeux rieurs -tienes los ojos verdes-
ta bouche prête à sourire.
Ton sourire, je le sens arriver, comme un bouton de rose sur le point d'éclore. C'est doux : le printemps tous les jours est en ta compagnie...
Sûrement, il y a ton esprit grand ouvert que je trouve charmant. On y cueille les idées et il est aisé d'en planter d'autres. J'aime cette volonté de passage, de va et vient à travers les mots, de vie.
Tu es vivant.
C'est un fait remarquable.
Tu es terriblement vivant et, lorsque je suis avec toi, je ne veux plus jamais mourir. Je ne veux plus jamais avoir l'idée de vouloir mourir. Je me trouve ridicule, grâce à toi : je parviens à voir la bêtise de mes non-actes qui me poussent d'un malheureux côté alors que toi, splendide ! Tu es vivant !
J'ai envie de vivre.
C'est comme si le beau en toi me poussait vers l'envie, ou l'en-vie...
C'est vrai,
si je pensais à toi, je rirais à coups d'archet violents comme un cheval hilare
si je pensais à toi je tourbillonnerais, tu le sais bien, avec la robe à fleurs d'été qu'il fait bon de porter en hiver, alors que vos présences me couvent du froid
si je pensais à toi, je m'inventerais une vie, deux vies, une myriade de vies pour apercevoir ta petite moue boudeuse
Si je pensais à toi, je ne penserais qu'au point rose sur tes lèvres pâles : une fleur sur le point de naître, une rose prête à s'ouvrir, si je pensais à toi.
