Tout le monde connaît Bigflo & Oli, mais qu'en est-il de Florian & Olivio ?
Retraçons leur vie, année par année.
Le maigre avec la casquette et le petit frère.
jeudi 29 avril 2004, 8h02, maison des ordonez, toulouse.
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- Olivio!
- Oui, j'arrive maman! répondit ce dernier.
Un petit garçon débarqua en courant à l'aide de ses petites jambes dans le hall de la maison. Il enfila rapidement ses baskets et se vêtit d'un gilet gris, qui en réalité appartenait à son grand frère. Sa mère lui donna son cartable, qu'il mit sur son dos.
- Papa a déjà amené Florian au collège, l'informa-t-elle.
Le jeune garçon acquiesça. Enfin prêts, ils quittèrent le domicile pour rejoindre l'école primaire du dénommé Olivio. Main dans la main, ils marchèrent dans les rues de Toulouse sous un grand soleil et un ciel bleu, parsemé de quelques nuages.
- Il rentre à quelle heure ce soir, Florian ? Demanda-t-il.
- Il finit à seize heures, si je ne me trompe pas, mon chéri.
- Il pourra venir me chercher ! S'exclama Olivio, un sourire aux lèvres.
- Bien sûr, mais ça dépendra de s'il a beaucoup de devoirs ou pas.
- D'accord, répondit-il sans perdre son enthousiasme.
Sa mère, Patricia, lui sourit. Sourire que le petit garçon ne vit pas car il observait avidement les rues de la ville rose, comme émerveillé. Il aimait cette ville plus qu'il ne saurait le décrire. Il aimait les scènes ouvertes organisées, l'ouverture d'esprit présente, le paysage, les personnes, il aimait absolument tout. Il se sentait extraordinairement bien et chez lui ici. Peu importe la ville où il pouvait se trouver, que ce soit New York, Paris ou Londres, Toulouse restait le meilleur endroit sur Terre. Sans même s'en être rendu compte, il se tenait déjà devant son école primaire. Sa mère l'embrassa sur la joue et le prit dans ses bras.
- À ce soir, Olivio, dit-elle.
- À ce soir, maman ! Je t'aime ! Souria ce dernier.
Il s'éloigna de sa mère et entra dans l'établissement, se dépêchant d'aller dans la cour de récréation pour rejoindre ses amis.
- Salut Oli ! S'écria l'un d'eux.
Il put jouer avec eux le temps de quelques minutes jusqu'à ce que la sonnerie retentisse. La maîtresse arriva sans tarder. Les élèves et elle se dirigèrent vers la salle de classe, où ils s'installèrent. Après avoir effectué l'appel, la professeure s'adressa à la classe.
- On va faire du français, ce matin, les enfants !
Les élèves sortirent alors leur cahier de français. Des "Oh non !" se firent entendre à quelques coins de la classe sans qu'on ne puisse vraiment déterminer qui l'avaient dit. Mais Olivio était content, contrairement à certains de ses camarades.
L'an dernier, il était dans une classe à double niveau : CE1 et CM2. Effectivement, il était dans la même classe que son frère. L'école avait dû fonctionner comme cela quelques temps à cause du manque d'enseignants. Mais en mélangeant deux niveaux différents, les plus grands pouvaient aider les plus petits quand ils avaient fini leur travail. L'entraide qui était jugée importante était donc appliquée. Et l'an dernier, il avait eu cette même institutrice. Cette dernière avait appris aux deux frères Ordonez à quel point les mots étaient importants.
Depuis, Olivio semblait être beaucoup plus intéressé par le français qu'autre chose.
- Est-ce-que certains d'entre vous ont déjà entendu parler des adjectifs qualificatifs épithètes ou attributs du sujet ?
Un "non" général se fit entendre. La maîtresse sourit et le cours commença.
Après beaucoup d'explications, à donner des exemples et à répondre aux questions des élèves, la sonnerie annonçant la pause de dix heures retentit. La professeure autorisa la classe à quitter la salle et à se rendre dans la cour. Les élèves ne se firent pas prier et désertèrent la pièce.
Une demi-heure plus tard, ils durent revenir en classe. De nouveau assis à leur place, les enfants se demandaient ce qu'ils allaient désormais faire. La réponse ne se fit pas attendre.
- Pour être sûre que vous ayez compris ce que nous venons d'apprendre, vous allez faire un travail individuel. Ce sera sous la forme d'un jeu. Vous allez penser à quelqu'un que vous admirez, à votre idole. Vous avez tous quelqu'un en tête ?
Les élèves acquiscèrent tous.
- Bien. Vous allez décrire cette personne, autant physiquement que mentalement. Puis, vous passerez devant la classe et vos camarades devront deviner de qui il s'agit, grâce à votre description. Vous avez des questions ?
- Non, répondirent-ils en chœur.
- Vous pouvez commencer !
Surexcités, ils prirent un stylo sans plus tarder et écrirent leurs premières lignes. Quand les onze heures sonnèrent, la professeure déclara que leur travail était désormais fini et que quelques élèves devaient passer au tableau.
- Y a-t-il des volontaires ?
Olivio leva sa main en premier, fier de la personne qu'il avait choisi. Mais en remarquant tous les regards fixés sur lui, il regretta quelque peu son geste.
- Allez, viens ! Lui dit l'enseignante.
Il prit son cahier avec lui et s'approcha timidement du tableau.
- Mon idole est gentil, drôle et intelligent. Il est plus grand que moi et il habite à Toulouse. Il a les cheveux courts et noirs, commença-t-il.
Il continua de lire sa description et une dizaine de ses camarades proposèrent plusieurs noms mais personne n'avait la bonne réponse. Ils nommèrent toutes les célébrités qu'ils connaissaient, en vain. En passant d'IAM à Britney Spears, ils abandonnèrent et lui demandèrent. de révéler l'identité de son idole.
- La personne que j'admire le plus au monde est Florian Ordonez, mon grand frère.