Qui n'a jamais créé un univers tout entier ? Enfant, nous avons tous déjà fait semblant de faire vivre nos jouets. Ces vulgaires barbies en plastique qui devenaient soudain de vraies princesses, des guerrières Amazones ou que sais-je encore... N'est ce pas humain au fond ? N'avons-nous pas tous ce besoin inconscient de dominer quelque chose, quitte à ce que ce soie notre imaginaire ? N'est-ce pas réjouissant de voir les choses se faire exactement comme il le faut, même mieux qu'il ne le faut ?
Je ne sais pas. La réalité est faite de risques, que l'imaginaire nous épargne. Comme il serait facile de les confondre ! Lorsqu'à la télévision, nous voyons nos héros embrasser mille et un garçons, sans ne jamais faire d'erreur sur leurs tenues vestimentaires, n'avons-nous pas envie de nous mettre à leurs places ? D'avoir leur chance ? Ou ne sommes-nous que d'ambles égoïstes, incapables de profiter de ce que nous avons ? Et puis, qu'avons-nous ? Pour ma part, je n'ai jamais ressentit cette douce adrénaline lorsqu'un inconnu m'effleure le bras, ni même ce fameux coup de foudre au premier regard pour un garçon beau et mystérieux. Non, jamais...
Peut-être est-ce un coup des Américains... leurs séries mensongères eurent raison de beaucoup de jeunes adolescentes. Leurs acteurs, tous beaux évidements, ne seraient pas l'image de cette perfection tant convoitée par l'Homme ? Cette même image qui pousserait tant de femme à la déception lorsque l'homme tant attendu ne viendrait pas ? Sûrement.
Les jeux de rôles sont devenus notre seul moyen d'auto-défense. Se cacher sous un masque de bonheur, à chaque heure de la journée, pour faire croire que nous sommes heureux... mais à qui faut-il faire croire cela ? A eux ? Ces gens qui n'en n'ont finalement rien à faire de notre bonheur, ou à nous ? Nous qui ne savons même pas ce qu'est le bonheur...
La vie est un jeu, un terrible jeu. Un jeu de rôle où les gens se cachent, un jeu où le plus puissant domine les autres, un jeu, où nous sommes les compteurs de nos histoires. Les narrateurs de nos rêves les plus fous, de notre vie en soi.
Nous aimons diriger, contrôler, savoir et bien sûr, découvrir jusqu'où notre imaginaire à une fin.
On me trouve souvent folle...mais je ne suis pas folle. Oh que non. Je ne suis que la narratrice de l'histoire, une simple dictatrice qui suit, et qui observe les événements.
Un peu comme au jeu du loup-garou...
Amelia Delhaye
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Loup-garou
Hombres LoboAlors que Nathanaëlle passait une nuit tranquille accompagné de son meilleur ami dans les bois, elle aperçut une créature au yeux jaune dans la pénombre. Depuis cette nuit, la curiosité de la jeune fille ne cesse de s'accroître et malgré le danger q...
