De pensées et de ténèbres

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J’ai vu une lumière qui transperça le néant,

Une lumière d’ombres et de sang ;

Celle-ci était à la fois souffle de beauté

Et déesse aux mélancoliques pensées.

Elle portait une robe cousue de nos larmes,

Tout en y noyant les chagrins de son âme ;

Jeune et douce succube à la mort falsifiée,

Qui n’a que peu faire des non initiés.

Ses mains arboraient des griffes de diamant

Qui lacéraient tendrement les œuvres du temps ;

Et en ses yeux, de lave submergés,

M’apparut son seul désir : celui d’aimer.

Elle était telle l’histoire de ces deux amants,

Sans victoire ni bonheur apparent ;

En attente d’un regard, d’une caresse,

Ou plus simplement d’une sensation d’ivresse.

Sa peau avait la teinte de la porcelaine,

Et de son corps naissaient nombre de chaînes.

Créatrice d’un avenir aux paysages crayonnés,

Elle imaginait bien plus qu’elle n’existait.

Merveilleuse vision léguée par notre terre

Que cette princesse des ombres mortuaires.

Doux rêves de chimères et de tulipes

Qui permettent d’annihiler les principes.

De pensées et de ténèbresWhere stories live. Discover now