Un éclair. Un coup de tonnerre. Et puis des gouttes. Rondes. Irrégulières. Douces, puis salées.
Elle tremble dans le froid. Plie sous le vent, mais ne casse pas. Malheureusement.
Dans la pâle lumière grise, ses jambes s'enfuient sans elle. Et elle reste plantée là. Puis s'effondre. Il n'y a pas que l'orage qui gronde.
Des cris rauques la réveillent en sursaut. De sa torpeur elle sort, prise d'assaut. Ces gémissements horribles, poussés d'une voix grêle. C'est de son propre corps qu'ils proviennent. Elle s'agite, trop frêle.
Elle relève sa manche pour contempler à travers ses larmes, la chair de ses poignets harcelés par la lame. La peau blanche et laiteuse, de traits rouges lacérée, qui rappelle à l'affreuse combien c'est mérité. Et pour se punir, plus que pour en finir, de ses ongles trop longs, elle imprime ce nom.
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La(r)me
PoetryQuelques mots sur le "papier" de mon écran. Des mots un peu sombres, certes, mais qui ont pour principale qualité leur honnêteté. Bienvenue dans ma tête, amis de l'ombre ou amis des ombres... J'espère que cela vous plaira, n'hésitez pas à me donner...
