Chapitre 1 première partie

3 0 0
                                        

- Mia, je pense qu'il serait préférable que tu retournes en cours, rester enfermée ainsi ne t'aidera pas à aller mieux, il faut que tu voies du monde.

Je lançai un regard noir vers la psychologue, elle n'avait aucune idée de la souffrance que j'éprouverais en allant à l'école. Toutes ces années où je m'enfermais aux toilettes car on m'attendais à la sortie du bâtiment pour me menacer, la fois où ils m'ont rackettée, la fois où ils voulaient tous savoir ce que c'était mon problème...

J'entendais ma mère qui se rongeait les ongles à côté de moi, elle était du même avis que moi.

- Ecoutez, ma fille n'est pas en mesure d'aller en cours, elle n'est toujours pas bien malgré les antis-dépresseurs que vous lui aviez prescrits, répliqua ma mère.

- Mia, il va vraiment falloir que tu me dises ce qui se passe, je dois savoir ce qui ne va pas Mia, je suis là pour t'aider, pour te conseiller. Tu as des problèmes avec tes amis ? avec ta famille ? insista la psychologue qui prenait une voix de plus en plus ferme.

Sans dire un seul mot, je me levai soudainement de ma chaise et partit en claquant la porte. Je ne savais pas pourquoi je ne voulais pas parler de mon problème. Peut-être que je n'avais pas confiance, je ne sais pas. Toutes mes amies m'ont laissée justement à cause de ça. La plupart sont parties en disant que je faisais exprès de ne rien dire, pour que l'on s'occupe de moi. D'autres ne cherchaient pas plus loin et partaient en suivant les autres et en me traitant de folle. Même mes professeurs m'avaient mise de côté, ils répétaient qu'ils n'avaient pas le temps de s'occuper d'une gamine qui n'est jamais contente. Ma vie, ils s'en foutaient. Clairement.

En arrivant aux escaliers, je me mis à fouiller dans mon sac à la recherche de mes clés de voiture. En arrivant sur le parking, je montai dans ma voiture et la démarra. Sur la route, j'avais des vertiges, ma tête me faisait atrocement mal et mon coeur battait fort dans ma poitrine. J'entrai sur l'autoroute, mon téléphone sonnait sas cesse, ce que j'essayais d'ignorer afin de me concentrer sur ma conduite. Déjà qu'elle était assez difficile. Ma vue devenait floue, je ne voyait presque rien. Ce sont peut-être les antis-dépresseurs qui ont de mauvais effets secondaires. Mes yeux se fermèrent, c'est quelques secondes plus tard que je senti un très grand choc et que je perdis connaissance.

<3Where stories live. Discover now