Mon nom est William Kuro, j'ai 17 ans et étais lycéen dans un petit bled pommé du fond de l'Alsace où je vivais avec mon père.
Je parle de ça au passé pour la bonne raison que cette vie si tranquille et remplie de folle aventure, n'était comme telle que avant la catastrophe. En effet ce 20 septembre 2024 aura été tout bêtement le jour le plus sombre de l'histoire de l'humanité.
C'était une après-midi parfaitement normal, les mômes jouaient normalement, les vieux s'occupaient de leur jardin normalement, les oiseaux chantaient normalement et moi je me battais avec un mec de mon bahut... normal quoi.
M'enfin bref avec une tête d'abruti pareil cette armoire à glace le méritais bien, puis osé mener la vie dure à des geeks c'est pas à faire devant moi. La CPE est arrivé quelques temps après cette petite altercation comme d'habitude alors comme d'habitude j'ai eu largement assez de temps pour sortir, prendre l'air, j'en avait grandement besoin pour ne pas retourner balancer mes petits bras contre le fils de The Rock, et surtout histoire de ne pas encore entendre un "Tu n'es bon cas te lustré le manche devant des films X !" de la part de mon cher père.
Pour ne pas me faire remarquer je suis passé par le stade en contre-bas du lycée, c'était un terrain de quelques centaines de mètres carrés, fermé par des grillages aussi solides que de la réglisse, c'est dire. Au fond, on pouvait y aperçevoir ce qui autrefois devaient être des toilettes publiques mais ça, c'était avant que l'équipe d'entretien n'abandonne cette tâche ingrate qui devait se répéter chaques jours. Cette petite maisonette à double entrées était maintenant extrêmement sale et devait très certainement y héberger tout un écosystème de bactéries, insectes et champignons en tout genre.
Après avoir sorti image de ma tête je pus me concentrer sur ce qui m'intéressait et qui se trouvait derrière ce tas de briques. Un trou béant juste assez grand pour y passer le corps, il avait été fait en bas du grillage, je m'y glissa a plat ventre et rempa a travers l'ouverture ce qui me vallu des tâches de boue contrastant assez distinctement avec ma veste de cuir noir, mes rangers et mon jean délavé noir, lui aussi.
Une fois relevé de l'autre côté de cette frontière, un sentiment de liberté, aussi temporaire soit-il emplissait mon coeur, sa faisait du bien d'être hors de cette prison ! Dehors je n'ai aucun surveillant qui me poursuit pour tel ou tel connerie, je devrais peut-être commencé a m'inquiéter de la fréquence de celles-ci d'ailleurs.
Avec un sourir fier je passa ma main dans mes longs cheveux noirs montés en piques comme pour mieux apprécier l'air humide qui parcourait les buissons trempés depuis la dernière averse de pluie.
Je commença a marcher quand le soleil me brûla... Il faut croire que mes yeux vert-jaune et ma peau extrêmement pâle n'ont plus autant la force de me protéger des UV que du temps où je sortais avec mon frère faire quelques passe de balle devant la maison, paix a son âme d'ailleurs.
Y repenser me déchire soudain intérieurement, ça me prend à la gorge, ça remonte à des années maintenant mais le traumatisme d'avoir vue un homme si admirable pendu au plafond de sa chambre me reste gravé dans la mémoire au fer rouge. Des problèmes sentimentaux apparemment, j'ai beau aimé mon frère, je trouve cela sacrément idiot.
J'essaye tant bien que mal de virer la boue de mes fringues et commence a déambuler dans mon trou paumé en prenant pour précaution de longer les murs, l'ombre et ma seule protection, je ressens tout a coup un haut le coeur comme après une onde de choc mais n'y prête pas plus attention, je continue mon chemin et fini par bifurquer dans une ruelle très sombre où un chat noir c'était arrêté et me regardait comme pour m'envoyer une invitation du regard. J'accepte avec joie !
J'aime les endroits sombre, aussi bizarre que sa puisse paraître dis comme ça. Dans l'obscurité personne ne se voit donc personne ne peut se juger ! Et puis les ténèbres sont toujours présent, peut importe nos efforts, comme dans le coeur des hommes quand on y pense, c'est si fascinant. Quel romantique je fais des fois bon sang. Je m'assois et caresse le chat comme un vieil ami et engagea la conversation :
- Ça te dérange pas si je m'assois 5 minutes, vieu ?
Le chat se leva et se frotta contre moi comme pour approuver. Je mima alors un sourire dans sa direction quand tout a coup un mal de crâne infernale me vrilla le cerveau, imaginé vous une perceuse que l'on vous enfoncerait dans la tête avec une violence extrême! Non. C'était bien pire.
Au même moment des images de mon passé ressurgissent. Principalement de douloureux souvenirs, des dessins de gosses, mon frère qui me prenait dans ses bras étant petit, ma mère... paix à son âme elle aussi, n'ayant pas supportée le départ de son fils prodige, elle a jugé bon de le rejoindre en laissant sa Mercedes s'encastrer dans un mur.
Ils me manquent tout les deux.
Les images se floute.
Je ne vois que du noir.
Des ténèbres.
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BAD
ParanormaleAprès l'impact d'un météore, William Kuro, 17 ans, se voit développer des pouvoirs en lien avec sa dernière pensée en tant qu'humain, l'obscurité. Mais il n'est pas seul, une grande quantité d'humains ont également étaient "infectés" et sont encore...
