« toi, la seule fleur de ce beau jardin, que je n'aurais dû cueillir.
moi, le bel Adonis, l'insaisissable. tu m'as eu en plein cœur, et maintenant je ne saurais t'aimer sans te détruire.
sans moi, tu fleuriras. »
« Tu es sûr, que tu veux partir ?
- Ils m'attendent, tu sais.
- Tu n'as pas répondu à ma question. Est ce que tu veux partir ?
- Tu me l'as appris, Ginger, toutes les questions ne trouvent pas forcément de réponse. Tu m'as tellement appris... A propos de la vie, à propos de moi même. Ça sonne un peu con comme ça, mais tu sais que j'ai jamais été doué avec les « adieux », pourquoi faire une exception aujourd'hui hein ?
- T'as pas à me dire adieu. J'en ai... J'en ai vraiment pas envie.
- Je vais pas te dire que les choses seront meilleures une fois que j'serai plus là, ça me détruit déjà assez, de te voir pleurer, je vais pas commencer à te mentir. Pas aujourd'hui. Jamais. Peut être, je te manquerai. Mai au moins, tu seras en bonne santé. Plus de conneries, plus de danger. C'est marrant parce que, notre relation, est, je le reconnais, mon plus bel échec, alors que t'étais la seule chose que j'voulais pas foirer.
- Pourquoi tu parles au passée ? Parle pas au passé. On a encore toute la vie devant nous. T'as rien foiré, rien du tout. Merde, reste. J'suis prêt à tout pour que tu restes. Je le pense. Je l'ai toujours pensé. Je peux pas te laisser partir. Toute ma vie j'me suis senti mourir à l'intérieur, jusqu'à ce que t'arrive, et qu'au lieu de me sentir crever, je me sente exploser, imploser, vivre, à chaque moment, à chaque larme, à chacun de tes sourires. Je veux continuer à vivre. Fais moi vivre encore, s'il te plaît Brian, fais moi vivre encore. Tout ira bien Brian, tant qu'on est ensemble tout ira bien. » Respirant difficilement, je verse une unique larme, qui doucement parcoure ma peau. Je l'entends rire. Un rire amer. Il pleure lui aussi. Brian ne pleure jamais. J'ai mal.
« Te faire vivre ? Tu veux que je te fasse vivre ? T'as pas assez vécu ? Ouvre les yeux, t'es pathétique. Ça me tue de te voir comme ça. Merde, tu comprends pas ? Pour chaque douleur que tu ressens, je ressens le double.
Tu crois que j'vois pas que chacune de tes respirations te fais souffrir ? Ty crois que je vois pas tous tes foutus hématomes ? Merde, après tout ce temps, commence pas à me prendre pour un con. T'as mal. Je t'ai fais mal. Plus jamais Ginger, plus jamais tu ne seras à l'hôpital par ma faute. Je te ferai plus de mal. »
Il se lève. Nos doigts sont encore entrelacés.
J'ai tellement envie de lui dire que je l'aime.
« D e f o L i e
e t d E p A s s i o n »
Quelque chose dans ma cage thoracique me brûle. Je crois que c'est a cause de lui. Il s'approche de moi. Il s'approche assez pour que je puisse voir dans ses yeux, la petite lumière qui, bien qu'aujourdhui presque effacée, ne l'a jamais quittée. Celle pour laquelle j'aurais pu, s'il en avait eu besoin, déplacer toutes les montagnes de cette foutue planète. Nos souffles s'entremêlent. Je tremble. Il m'embrasse. Ça semble durer une éternité, et à la fois une seule seconde. Son baiser à le goût salé de nos larmes, et celui plus amer de nos regrets.
« t A s a L i v E
c o m M e U n p a C t e »
Il se redresse, il tremble lui aussi.
Il ramasse son unique sac, fais quelques pas, s'arrête devant la porte. Il se retourne. Je sais ce qu'il s'apprêtent à me dire. Je ne le connais que trop bien. Il ferme les yeux. Je lis sur ses lèvres qu'il compte jusque 5.
« Ne le dis pas. Pas maintenant. J'ai pas envie que tu me le dise par peur peur de ne plus jamais me revoir. Bordel s'il te plaît, pour une fois ferme la. » Mais il me le dit quand même, en chuchotant, comme un songe, un rêve dans un insaisissable cauchemar :
« Je serai à toi, chaque jour de ma vie. Corps, âme, esprit. À toi. Bordel Ginger, si tu savais à quel point je t'aime. Je t'aime plus que tout. Je t'aime plus que je ne m'aime moi même. Plus que ma propre vie. »
Et avant même que je ne puisse répliquer quoi que ce soit, il disparaît dans l'encadrement de la porte.
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NOS PASSIONS
RomanceA T T E N T I O N A V O S S E N T I M E N T S aux garçons sensibles, et autres débordements.
