Préface

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   Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours détesté les gens, plus particulièrement mes parents. Je supportais mal leur présence et faisais tout pour les éviter. Cela semblait arranger ma mère. Elle ne cesse de me faire des reproches. Elle me lançait souvent des regards, comme si elle se méfiait de moi. La solitude était belle, douce, amicale. Et je restais seule jusqu'à ce jour.

Je rentrais de l'école, je devais avoir une dizaine d'année. Chez moi, les volets fermés qui laissaient passer de petits rayons de lumières. Je refermais la porte derrière moi et jetais mon sac sur le côté, près de l'escalier. Silence. Aucun bruit dans ma maison, seul flottait dans l'air, l'odeur du gâteau que j'avais fait ce matin. Je traversais le salon, allant vers la cuisine pour prendre mon goûter. Je poussais la porte entrouverte. Devant moi, se tenait l'enfer. Au sol, étendu, le corps de mes parents dans une immense flaque de sang. Entre les deux yeux, un trou, fait par probablement une balle. Mes jambes tremblaient, ne me portaient plus. Je tombais à genoux. Mon corps entiers frissonnai, tremblais de peur. Peur que mes parents soient morts ? Non. Peur qu'il soit encore là. Mes pupilles dilatées ne savaient où se poser. Puis, le froid, sur la tempe. Et... un rire, un sourire, une envie de tuer. L'homme qui tenait l'arme faisait et ressentait tous cela. Puis, un coup de feu, et plus de bruit.

Est-ce que le purgatoire ressemble à ça ? Le lieu où l'on est mort ? Ne doit-on pas apercevoir une lumière blanche ?

Un petit tintement. Un, non, plusieurs petits objets de métal tombants au sol. Et, des injures. Quelqu'un en disait beaucoup. J'entendais comme sous l'eau, coupler avec un bourdonnement. Je me levais, doucement, calmement. Prenant le couteau que ma mère tenait dans sa main lâche. Un pas, une propulsion, il n'avait rien vu venir, son visage était surpris. Le couteau plongea facilement dans la chaire de sa cuisse. Et, un cri sorti de sa bouche. J'attrapais le petit pistolet posé à côté de lui et courus. Je traversais en vitesse le salon, et montais les marches l'escalier quatre à quatre. Je me réfugiais dans le bureau de mon père, et me cachais derrière l'armoire.

Des pas montaient l'escalier, de manière titubante. Et l'accompagnant, un bruit de goute incessant. Puis, le craquement des planches du parquet de l'étage. Le stress monta, incessamment. Et, des pas dans le bureau. Il est là, il va m'avoir. Il s'arrêta, au milieu de la pièce. Je sortis, arme tendus devant moi, braqué sur lui.

Deuxième coup de feu. L'homme s'écroula. La balle s'était logée dans le foie. Au sol, il gémissait est se tenait le ventre. Je me rapprochais de lui. Doucement. Un sourire. Oui, un sourire se dessina sur mon visage. Il était voulut, sadique, malsain. J'étais assez près de l'homme pour qu'il le voie. Je tendis une seconde fois l'arme vers lui. Je repris mon sérieux. La seule chose qu'il entendit, c'était ma voix.

« - Sorry, but, you are dead. »

Troisième coup de feu. La balle transperça la tête de l'homme entre les deux yeux. Inerte, le sang coulait en silence de ses blessures.

Maintenant, c'est fini. Sept ans se sont écoulés.

Maintenant, je suis un assassin.

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