La nuit était tombée depuis plus d'une heure.
Tout était calme, trop calme pour que les survivants se sentent en sécurité.
Aucun chant d'oiseau ou de hibou pour éclairer la lune noire de la sombre soirée.
Ils s'emmitouflèrent dans un coin, se réchauffant du mieux qu'ils pouvaient durant cette rude saison d'hiver.
Dans le lot, un homme châtain au visage carré, svelte et musclé, se tenait contre le mur guettant le moindre bruit suspect. Puis il se laissa aller au sommeil, oubliant un instant le monde qui était devenu un vrai merdier.
- Dean ? murmure une rousse en se penchant vers l'homme.
- Mmh ?
- Il fait jour, nous devrions reprendre la route.
Le fameux Dean se lève en étirant ses muscles endoloris par sa position. Puis, il jette un coup d'œil à travers la seule fenêtre du bâtiment et empoigne une dague en se tournant vers ses compagnons.
- Bien, Charlie et Sam, vous faites le tour de la bâtisse.
La rousse, Charlie, hoche la tête en serrant le bras d'un grand homme aux cheveux longs, Sam, et ils s'éloignent, armés, vers la porte blindée.
- Jo, tu as eu le temps de faire un tour dans ce hangar ?
- Nope, mais Ellen s'en charge en ce moment à l'étage, répond une jeune fille blonde.
Dean hoche la tête et porte son attention sur l'homme le plus âgé de la troupe.
- Bobby, tu peux emballer les affaires ? On part dans vingt minutes.
- Je m'en occupe, gamin.
- Ash, tu viens avec moi, on fouille le rez-de-chaussée. Jo, tu rejoins Ellen, je ne veux pas que l'un de nous se retrouve seul, OK ?
Les survivants présents hochent la tête et s'affairent à leur tâche tandis que Ash, un homme maigrichon au style de rockeur, et Dean scrutent la pièce adjacente, une ancienne cuisine composée de tables et de chaises renversées... une vraie désolation.
- Tu as une idée sur notre prochaine destination ? demande Ash.
- Le camp de réfugiés à Washington.
- T'es sûr, mec ? Ça fait plus d'un mois qu'on arpente les routes et on a croisé, quoi, une vingtaine de survivants tout au plus.
- T'as une autre idée ?
- Non mais Washington comporte 650 000 habitants alors imagine le nombre de bouffeurs de chairs qu'on risque de croiser.
Dean pose une boîte de conserve vide et entreprend de fouiller les placards. Ash s'attaque aux cartons posés à même le sol.
- Je sais, Ash. Mais s'il y a un camp de réfugiés, alors ils les auront détruits.
- Bon sang, Dean, on vient de quitter Atlanta parce qu'ils n'ont pas su protéger le camp. Pourquoi tu crois que ce sera différent ?
- Parce qu'ils étaient incompétents !
Dean ferme le dernier placard en maugréant et s'installe près du rockeur pour fouiller les cartons. Ce dernier en sort une BD « Boule et Bill » et la dépose sur une table tenant encore debout.
- Je te l'accorde mais je ne veux pas me jeter dans la gueule du loup. Putain, 650 000, vieux !
- Je. Sais. Tu crois que ça m'enchante ? On n'a pas le choix, Ash. On ne peut pas continuer notre chemin comme ça. Un jour ou l'autre, ces bouffeurs seront trop nombreux et on mourra.
ŞİMDİ OKUDUĞUN
Zombieland
Hayran KurguFic/Destiel - Un virus s'est propagé dans le monde, la vie humaine devient précieuse. Dean est un survivant et compte bien sauver le plus d'âmes possibles. Mais qui a dit que survivre était un jeu d'enfants ?
