Cœur brisé, tellement cliché

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Je ne croyais pas étant petite aux gens, aux filles qui disaient que leurs cœurs étaient brisés. Je ne voyais là aucune logique. Un cœur, par définition, n'est pas un objet concret. Il ne peut par conséquent pas être brisé. Qu'est-ce que j'avais tort.

Au-delà de la simple image du cœur qui se brise en deux dans une parfaite symétrie, la sensation que celui-ci part en miette, se fend de toute part, s'étiole en milliers de particules de poussières, cette sensation-là est bien réelle. Ce craquement sec, sans appel, je suis sûre de l'avoir entendu. Une drogue t'a été injectée dans ton sang pour que la réalité te paraisse si dure et noire. C'est la seule explication.

Vient alors le sol qui s'effondre. Le vide autour de soi. Puis les gens. Ceux qui passent dans la rue, le nez dans les nuages. Ceux qui te bousculent sans ménagement. Ceux qui vivent leur vie sans se soucier de la tienne. Ceux qui ne prennent pas le temps. Ceux qui flirtent. Ceux qui aiment.Il y a ceux qui transpirent la jeunesse et la joie. Ceux qui se dévouent corps et âme à leurs tâches pour oublier leur quotidien minable. Ceux, qui, au contraire, sont lasses de cette routine qui semble sans fin.

Puis il y a toi. Pauvre tâche au milieu de cette cacophonie de vie. Le monde tourne. Tu étouffes. Il va trop vite. Tu ne suis plus. Tu voudrais l'empêcher de tourner, comme ton cœur qui a cessé de battre. Quelle pensée égoïste. Mais tellement humaine. Le soleil est trop lumineux. L'air te manque. Tu sombres. Mais tu ne t'en rends pas compte. Tu es loin, focalisé sur cette douleur, au fond de ta poitrine, qui te ronge.

Une présence familière fait alors son apparition. Elle se fraie un chemin parmi le labyrinthe de tes pensées noétiques stériles. La petite voix qui te souffle doucement, tout doucement que tout va bien. Elle commence par te mentir. « Tout va pour le mieux. » dit-elle. Petit à petit, ce mensonge, tu veux y croire. Tu pries pour qu'il soit vrai. Tu te dis que ce n'est plus un mensonge mais bien la vérité. Oui, tout va bien. Cette vérité, tu y crois comme tu sais que deux et deux font cinq.

Une autre présence te rejoint, plus massive, charismatique. Une qui respire la normalité. Celle qui verra tout de suite ton malaise. Celle à qui tu t'empresseras de montrer le masque d'habitude que tu as peint quelques secondes plus tôt. Ce masque, il remplit son rôle à merveille. Elle n'y voit que du feu. Et bizarrement, au fond de toi, tu espérais qu'il soit fissuré, ce masque. Rien qu'un peu. Que cette personne se soucie de toi. Rien qu'une fois.

Je me suis rendue compte d'un truc en relisant ceci. Je n'écris des choses « poétiques » que lorsque mon état d'esprit se prête au vague-à-l'âme. Résultat celles-ci sont plutôt dramatiques, noires et ayant un point de vu très pessimiste sur la vie en général. C'est très triste tout ça ! Du coup je me suis dit qu'il faudrait que j'écrive un truc lorsque mon état d'esprit nagerait en plein bonheur ! En espérant que cela arrive bientôt ! J'vous souhaite une bonne journée et tous pleins de kiss!

Cœur brisé, tellement clichéCerita yang bikin terobses. Temukan sekarang