Au tibet, une légende raconte qu'il y a plusieurs milliers d'années, une jument baie naquit dans le ciel . N'y trouvant ni herbe, ni eau, elle déscendit jusqu'à la terre des dieux où elle fût nourrie, mais perdit sa liberté .
Enfin, après avoir fui à nouveau, la jument baie découvrit un pays où vivaient d'autres cheveaux ...
Ils étaient trois. Trois splendide poulains qui vivaient au pays de rDzi-lung, la terre des vents .
Chacun d'eux était né au printemps, juste avant l'aube, sous l'oeil émerveillé de leur mère, la jument baie. Leur yeux étaient craintifs, leurs jambes frêles et longues. L'ainé, l'alezan, avait des fils noirs et soyeux dans sa crinière. Le second et le troisieme arboraient la robe baie foncée de leur mère.
Les soirs d'été, les cheveaux de la terre des vents aimaient à se reunir. La plupart venaient d'endroits trés différents, parfois lointains, et tous avaient trouvé refuge au cur de ce paysage aride, a l'herbe peu abondante mais aux sources nombreuses. Souvent, ils évoquaient leur passé, parlant très doucement pour ne pas déranger les jeunes, endormis a leurs pieds.
Une nuit, le derniers poulain de la jument baie s'éveilla. Àpres une journée torride, un vent frais s'était levé. Des milliers d'étoiles dansaient dans le ciel.
Couché un peu a l'écart, il cherchait a se rendormir, l'orsque la voix triste d'un vieux mâle lui parvint :
-Hélas mes amis ! disait-il, il faut nous résigner. La nourriture ne sera bientot plus suffisante pour tous les habitants de la région des vents.
Le cur du poulain se serra.
-Que devons-nous faire ? gémit l'un des cheveaux.
-Le conseil des Anciens s'est réuni et à décrèté que les étalons en âge de se débrouiller devraient quitter leur terre natale et chercher ailleurs de plus verdoyants paturages. C'est la seule chance qu'ils aient de fonder a leur tour une famille.
Un silence pesant avait suivi, entrecoupe de soupirs et de quelques sanglots. A coté de lui, le poulain entendit pour la première fois sa mère pleurer. Profondement bouleversé, il se mit sur ses jambes, s'approcha d'elle et la lécha.
-Oh Mère, j'ai tant de peine lorsque vous êtes triste ! Moi, je ne vous quitterai jamais !
-Mon fils murmura-t-elle, il te faudra pourtant toi aussi affronter la vie un jour. Être libre mais seul n'est pas facile pour nous autres les chevaux. Alors promets-moi de ne jamais te séparer de tes frères.
-Je vous le promets, Mère répondit le poulain avec tristesse.
Les trois poulains passèrent l'hiver avec la jument baie.
Au printemps, l'aîné, le bel alezan, partit le premier, en ayant soin d'avertir ses frères :
-Si je ne suis pas revenu dans deux lunes, c'est que j'aurai trouvé de bons pâturages en direction du nord et que je vous y attendrai.
Au début de l'été, leur frère n'étant pas de retour, les deux plus jeunes prirent la route ensemble. Rapidement, ils trouvèrent de l'herbe et de l'eau en abondance et s'arrêtèrent pour paître.
Plusieurs semaines s'écoulèrent sans que le plus âgé des chevaux ne se montre.
Le regard perdu sur l'horizon, les naseaux tendus humant l'air, les poulains guettaient. Ils attendaient, se languissant de leur aîné.
-Où peut-il être ?se demandaient-ils avec inquiétude. Nous devions nous retrouver dés les premiers pâturages.
-Inutile de rester ici plus longtemps décida un jour le plus jeune. Partons plus en avant à sa recherche.
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Contes et legendes de cheveaux 🙊
CasualePlusieurs petites histoire qui existe depuis tres longtemps ?
