Ash Kidd - Parfum
Vous connaissez la technique des écouteurs dans la manche ? C'était presque devenu un réflexe, de coller les écouteurs sur ma main a l'aide d'un bout de scotch, mettre l'écouteur dans mon oreille, et poser ma tête sur ma main. Dans la salle de fac, on pouvait facilement voir les groupes. Ceux qui écoutent, devant, aussi cliché que cela puisse paraître, ceux qui s'en battent de leur éducation, pensant plus à leur vie sociale, et ceux qui étaient entre les deux, au milieu de la salle. On pouvait voir, de là où je suis, les élèves confiants ou pas. Par exemple, il y avait toujours cette fille, timide, belle malgré ses lunettes épaisses, seule et toujours devant sur le côté droit de la salle. Elle n'avait pas d'amis, je ne l'a voyais jamais au self ou encore moins dans des bars réputés de la ville de Londres. Devant moi, se trouvait ce gars, confiant, même trop, arrogant, mais pourtant un as en maths. Il était toujours avec ses acolytes, Dylan et Kev. Ils étaient toujours fourrés ensemble, n'avaient pas d'autres potes. Ils étaient spéciaux. Ils portaient toujours ce meme saroual dégueulasse noir, avec leurs t-shirts noirs trop grands et troués. C'étaient des rejetés de toute société car ils n'avaient pas les même délires, physiquement parlant ou même mentalement. Derrière moi, se trouvait Kacey. Ouais un nom typiquement cliché, pour une fille complètement stéréotypée. Elle ne s'habillait pas vulgairement, et était même très plaisante à regarder, mais c'était pourtant une vraie peste. Au premier abord, elle paraissait très aimable, sympa, drôle et innocente. Elle n'était que jalousie, arrogance, méchanceté et intimidante. C'était le genre de garce à gâcher vos plus belles années de lycée parce que vous l'avez trop regardé dans les yeux à la rentrée. À côté d'elle se trouvait Melinda, une très jolie chinoise. Elles étaient complètement différentes, mais croyez le ou non, étaient meilleures amies depuis leur plus jeune âge.
Mes yeux se posèrent sur ceux du professeur quand il appela mon nom. C'était un vieux monsieur, chauve, lunettes carrées, empoté et ennuyant à mourir.
- Amande, veux tu bien lire l'énoncé de l'exercice 40 page 126 s'il te plait ? me demanda t-il en sortant un mouchoir pour pouvoir s'essuyer son front imprégné de sueur.
Arrêtant ma musique, qui d'ailleurs était une vraie bombe musicale, je commençais à lire cet énoncé. Personne n'écoutait, ce qui m'importait peu. La sonnerie réveilla tout le monde, et les cris des élèves cachait à présent ma voix forte. Je soufflai et rangeais mes affaires rapidement. Je bousculais certaines personnes, qui me regardèrent en fronçant les sourcils, mais je continuais ma course. Je courais à présent dans les couloirs, ma musique a fond, espérant arriver à temps.
Le platza était sans doute le meilleur restaurant italien de tout Londres, ce qui faisait de lui mon restaurant préféré mais aussi le plus populaire au niveau des élèves de la faculté. J'espérais vraiment qu'il restait de la place, sinon je finissais au self. Mes chaussures claquaient sur le bétons, faisant un petit bruit que j'appréciais fortement, et ma jupe remontait largement quand je courais vite. La pluie s'abattait sur moi comme une douche glacée, et je me dépêchais. Ce restaurant était carrément à l'autre bout de la ville, et j'avais cinq minutes pour y arriver, ce qui parfois m'étais impossible. En ayant marre de courir avec des talons, même s'ils ne mesuraient que trois centimètres, j'enlevais mes chaussures, faisant loucher les personnes dans la rue sur mes pieds. Il pleuvait des cordes mais j'avais faim et je n'allais pas laisser de l'eau gâcher une bonne pizza quatre fromages. Surtout si celle ci était à un prix de 5£.
Mes cheveux bronze collaient mon front, faisant ruisseler quelques gouttes sur mon nez, qui se terminaient sur ma bouche. Mes jambes nues, étaient elles aussi mouillées. Mes écouteurs avaient finit dans ma sacoche en cuir, les protégeant de la pluie, ainsi que mon téléphone.
Savourant ma pizza, assise sur une chaise du Platza, je fixais la rue avec insistance. Un seul point. Un panneau stop. Ma musique s'entendait sûrement, à fond dans mes oreilles. Je quittais le point pour regarder les petites ruelles que la rue Alexander m'offrait. Ces rues, peu souvent admirées par les touristes, étaient pourtant une des choses que je trouvais le plus jolie à Londres. Un bar s'y logeait, le Hype. C'est plutôt ironique quand on y pense. C'était une rue sombre, mal fréquenter. Mais ce bar était un prodige. Le barman, Marco, était le meilleur faiseur de mojito que je connaissais. Le porte du Hype s'ouvrit, sur un homme fumant. Il semblait m'être irrité par quelque chose. Ses yeux, verts perçants, scannaient les rues annexes en tirant une taffe. Son corps, grand et robuste, se tournait vers le restaurant italien populaire. Il portait une chemise noir, fluide, quelques boutons déboutonnés laissaient voir son torse tatoué. Son skinny jean noir, moulait ses jambes parfaitement lui faisant une deuxième peau. Il portait des chaussures cirés, ses cheveux bronze bouclés et mi-long étaient posés négligemment sur ses épaules larges. Il n'arborait pas de sourire, ou d'émotions sur son visage d'ange. Sa peau laiteuse, mais pourtant, recouverte d'encre, était une sorte de tableau. Mes yeux retrouvèrent les siens. Fronçant les sourcils, le mécontentement sur son visage exprimé par ses traits durcit, il s'élançait vers le restaurant. Paniquant un petit peu, mais me disant qu'il ne m'avait pas vu le contempler, je me détendis et choisissais une nouvelle chanson. Le son de la cloche de la porte d'entrée m'indiquais qu'il était rentré. La porte, se fermant durement face à ses gestes incontrôlés sous la colère, fit un bruit énorme, forçant toutes les personnes du restaurant à le regarder.
S'en fichant éperdument, il continua son chemin vers l'employé destiné à prendre sa commande. Elle le regarda avec ses yeux caramels, étant intimidée par son mètre quatre vingt. Elle n'eu pas le temps de parler que sa voix résonnait déjà dans la salle de restaurant à présent plus silencieuse que jamais.
- Quatre pizzas pepperoni, dit-il en rangeant ses cheveux d'un geste négligé.
Sa voix était rauque, froide, très séduisante. Elle aurait pu amadouer n'importe quelles filles avec une voix comme cela là. Je frissonnais a l'entente de sa voix, mais ne le montrai pas. Il sortit son porte feuille, et sortit quelques billets en les posant durement sur le guichet. Je regardais sa main, elle aussi était imprégnée d'encre. Ses doigts longs et fins rangèrent son porte feuille dans sa poche arrière, et ses yeux firent le tour du restaurant en attendant sa commande. L'ambiance festive avait repris, ce qui rendait le restaurant vivant.
Quand ses yeux se posèrent sur moi, je ne pus m'empêcher de sourire en coin. Malgré mon jeune âge, 23 ans, j'avais l'air plus vieille. Sûrement à cause de ma taille, mon mètre soixante quinze m'ayant aider a passer pour une adulte lors de mes nombreuse fuites de chez mes parents. Mes cheveux marrons m'arrivait à la moitié du dos, et mes jambes fines étaient croisées. Mon t-shirt large, rentrée dans une jupe fluide m'arrivant un peu en bas du genou. Il fixa mes pieds, dépourvu de chaussures, et son regard se posa sur mes doc basse sur la chaise d'à côté. Il passa ensuite ses yeux verts sur ma silhouette, puis sur mon visage. Mes yeux verts, comme les siens, le regardait aussi avec curiosité.
L'employé stoppa sa fixation sur ma personne en lui donnant sa commande, et un désir inconnu encore me prit à court. Il prit les pizzas avec ses bras musclés, me jeta un dernier coup d'œil en fixant bien mes yeux, puis s'en alla laissant une odeur musqué dans la pièce, son parfum.
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RUN
Fanfiction"Mon ange" dit il en prenant mon menton durement par ses mains tatouées "jamais au grand jamais, je ne pourrais te sauver". °°°°°°
