Chapitre 1_Lizaya

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Tout se passa au bord d'un ruisseau au crépuscule. Elle était assise sur une nappe, par terre, à côté d'un beau jeune homme. Ils pique-niquaient. Ils s'échangèrent quelques mots d'amour puis, il approcha son visage du sien. Il écarta tendrement une mèche de son visage éclairé par le soleil. Elle rougit, il l'embrassa... Le décor se troubla puis changea. Elle était maintenant dans une grotte dans laquelle les stalagmites et stalactites s'enlaçaient autour d'elle. Un volcan surplombait la grotte et des coulées de lave serpentaient dans l'antre. Le jeune homme n'était plus là. Non loin d'elle, une magnifique jeune femme était suspendue par les mains au-dessus d'un océan de cendre liquide. Elle hurla, cria de relâcher la femme, sa mère. Un homme apparut au son de ses cris. Il ressemblait étrangement au beau jeune homme qui l'avait embrassée, avec quelques années de plus. Elle aussi avait légèrement vieilli. Plus il approchait sa mère de la lave, plus il se moquait d'elle et plus il insistait sur le fait qu'elle n'aurait jamais dû l'abandonner. Elle pleura, le supplia à genoux de relâcher sa mère. Il refusa et lui rit au nez. Il lâcha la corde et la femme accrochée se retrouva pour un face à face avec la mort. La jeune fille hurla à s'en casser la voix mais l'homme ne relâcha pas la femme. Et au moment où sa mère allait tomber dans la lave, une lumière rosée sortit de ses mains. Elle frappa l'homme de plein fouet... La scène se passait maintenant sur le bord d'une falaise. Une nouvelle fois, elle pique-niquait avec un homme. Mais cette fois elle était un peu plus vieille et tranquille. Elle semblait heureuse et souriait paisiblement quand l'homme parlait. Elle semblait avoir tout oublié... Mais les souvenirs rejaillirent avec l'arrivée du tueur de sa mère, son premier amour. Cette fois-ci, une large cicatrice barrait son visage. Elle partait de la tempe droite à l'épaule gauche. Mais à présent, grâce à l'aide de l'homme avec lequel elle pique-niquait, elle avait appris à se servir de la lumière. Une nouvelle fois l'aveuglante couleur rosée sortit de ses mains... Mais elle fut très vite face à un problème de taille. Au lieu de se prendre la lumière de plein fouet, comme la première fois, l'homme était debout la main tendue devant lui comme un bouclier. La lumière passait à côté de lui sans le toucher. Son visage affiché un sourire narquois. Le visage de la jeune femme, lui, montrait son incompréhension et sa surprise. L'homme, son « professeur », essaya de la réconforter, de l'encourager. Elle redoubla d'effort sur ses conseils. Mais l'homme à la cicatrice lui renvoya son pouvoir dans la figure, comme si il s'agissait d'un jeu. La magie la percuta mais elle ne put reprendre immédiatement ses esprits et s'aperçut bien plus tard qu'elle allait probablement mourir, ici, à cause du fait qu'elle avançait à reculons et de plus en plus dangereusement du bord. L'homme à la cicatrice avait un rire moqueur. D'une main, il envoya balader l'homme qui se dirigeait vers lui et de l'autre il poussait un peu plus la femme vers le vide. Elle ne pouvait rien faire. Sa magie se retournait contre elle. Elle voyait sa misérable vie défiler devant ses yeux. Elle savait qu'elle allait mourir. Elle ne pouvait pas faire apparaître quelque chose pour avoir un appui. Elle se sentait tomber. Elle vit d'abord l'homme, avec lequel elle était, tomber avant elle.

- JAKE NON !!!!

Les derniers mots qu'elle entendit de lui furent :

- Adieu...

Et elle décrypta le murmure qu'il lui adressait, son ultime souvenir de lui :

- Je t'aime

Elle se mit à pleurer. Elle n'attendait dorénavant plus rien de la vie. Elle entendit les os de Jake qui craquaient contre les rochers. Elle discerna aussi le ricanement du meurtrier. Sa colère prit très vite le dessus sur sa tristesse. La lumière se faisait plus intense et plus forte. Sa colère ne faisait que renforcer sa puissance. L'homme recula un peu sous la force de sa magie. Il parut d'abord surpris par cette nouvelle puissance mais à l'instar des dernières minutes, il reprit le dessus. Elle sut presque immédiatement ce qu'elle devait faire. Elle tourna le dos à l'assassin et elle fit le saut de l'ange. Elle s'approcha dangereusement des rochers pointus. Le criminel se pencha au bord du précipice et il lui cria :

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