Hello, hello.
C'est la première fois que je publie une histoire sur Wattpad, c'est vraiment super intimidant haha. N'hésitez pas à commenter, laisser des avis, poser des questions, me signaler des incohérences ou d'éventuelles fautes d'orthographe même si j'essaye d'en faire le moins possible... J'espère que l'histoire d'Anna vous plaira ! Concernant les updates, je ne sais pas si j'arriverai à être très très régulière mais j'essaye de garder une certaine marge de chapitres d'avance sous le coude.
Bonne lecture ! - vaé.
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Vendredi 14 novembre 2014, 22:51
- Je n'ai jamais... Je n'ai jamais quoi, moi, déjà. Ah ! Je n'ai jamais eu d'accident de voiture parce que j'avais pris le volant complètement saoul.
2 ou 3 personnes vident leur verre d'une traite, et j'entends quelqu'un marmonner des insanités à coté de moi. Visiblement, c'était visé. Le calme revient rapidement et c'est maintenant à Guillaume, à ma droite, de jouer.
- Je ne me suis jamais affiché en public.
Cette fois-ci, une dizaine de personnes boivent, et les anecdotes fusent dans tous les sens. Je capte des morceaux d'histoires à base d'alcool, de paris, de caleçons, et d'autres choses que je n'avais pas envie d'entendre. J'esquisse un sourire et commence à réfléchir à ma propre question quand Guillaume élève la voix à coté de moi.
- Anna, tu bois.
- Pardon ?
- Tu t'es déjà affichée en public, donc tu bois, déclare t-il.
- Comment ça ?
- Tu te souviens pas y a deux ou trois mois quand je t'ai dit que t'étais coincée du cul et que jamais t'oserais aller danser devant les gars qui posaient un rap ?
- Alors déjà j'ai relevé le défi, je pense que ça mérite un joker.
- Ça mérite rien du tout gamine, cul sec.
Je lève les yeux au ciel mais m'exécute quand même. Je connais Guillaume : si je refuse de boire maintenant, la sentence sera pire la prochaine fois. Alors que je pensais l'affaire close, plusieurs personnes du groupe se mettent à m'interpeler.
- C'est quoi cette histoire ? me demande Charline.
- J'avoue, t'aurais pu filmer Guillaume, c'est quoi cette embrouille ? surenchérit une fille dont je ne connais pas le prénom.
Je me sens devenir rouge pivoine tandis que le principal intéressé jubile, et se penche en avant comme s'il allait faire des confidences. Mais il ne va pas en faire, hein ? Il n'oserait pas ?
- Mesdames et Messieurs, permettez-moi de vous raconter comment Mademoiselle Denesvre s'est frayé une place dans le cercle très fermé des gens pour qui j'ai un tout petit peu de respect.
J'ai soupiré bruyamment avant de me lever pour aller chercher des glaçons dans la cuisine. Celle-ci étant ouverte sur le salon, je n'ai rien raté de la conversation animée qui prenait place à quelques mètres de moi.
- On était en septembre. Début ou fin septembre. On venait de finir nos répétitions à Garnier et je raccompagnais Anna chez elle, vous savez comment ça craint Paris pour les jeunes filles la nuit, j'invente rien hein. Bref, toujours est-il qu'on sort du métro à l'Hôtel de Ville, et qu'on se pose sur un banc pour fumer une clope avant de se dire au revoir. Et là, on entend de la musique qui vient de la place, et tout un attroupement auquel on avait pas du tout fait gaffe.
Il marque une pause.
- On était sapés comme des merdes, vous voyez le style des répets du lundi ? Des rires résonnent dans la pièce. Bah on avait ce look là. Et d'un coup je me suis dis, est-ce qu'Anna à déjà fait des trucs de fou ? Parce que moi vous me connaissez, je rentre chez moi après une soirée bien arrosée et je fais tomber mes clés à l'intérieur de ma boîte aux lettres, ou je pars du supermarché sans mes courses après avoir payé. Mais Anna elle a jamais d'anecdotes nulles comme ça, on est d'accord ?
Les rires redoublent et je me sens redevenir rouge écarlate, assise sur le comptoir de la cuisine qui domine le salon.
Alors on entend ces types rapper, et je dis à Anna « Tiens, je te parie 50 euros que t'es pas capable d'aller danser sur la musique de ces types ». Et là je vous jure qu'elle m'a regardé comme si j'étais le plus grand des cons. Et on est restés au moins 2 minutes dans le silence le plus complet entre nous, vous voyez le genre. Et au moment précis ou j'allais lui dire « J'en étais sûr », l'autre elle se lève, elle enfile ses demi-pointes, et elle fonce dans la foule, et moi je lui cours après, je pousse les gens, et je la vois danser tranquille devant tout le monde.
Cette fois-ci, les gens ne rient plus, mais tout le monde me fixe avec un regard que j'ai du mal à définir. Entre le choc et l'admiration, peut-être.
- T'as dansé devant ces gars ? me demande Charline.
- Ils étaient vachement cools.
- Ils ont dit quoi ?
- Rien, ils m'ont laissée danser.
- Et à la fin ?
- Rien de spécial, les gens ont applaudi, on s'est souri, je suis rentrée.
- Vous n'avez pas gardé contact ?
Je fais signe que non avec la tête, et mon amie lève les yeux au ciel. La soirée reprend progressivement, je sirote doucement ma cinquième vodka-pomme, quelques personnes se remettent à danser. Une dizaine de minutes plus tard, mon portable sonne.
de : Numéro inconnu, 23:19
Salut Anna, j'espère que je ne te dérange pas. On organise une petite soirée demain soir, je me suis dit que c'était l'occasion de nous revoir si ça te tente. Désolé de ne pas t'avoir envoyé de message plus tôt, on était occupés au studio. Tu me tiens au courant ? Ken (le mec qui rappait devant l'Hôtel de Ville avec ses potes).
Non, Charline, je n'ai pas gardé contact avec ces mecs. Par contre, je leur ai peut-être donné mon numéro...
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Colophane | slow updates
FanfictionLa colophane, c'est ce dont on enduit les chaussons de danse pour éviter de glisser. J'en aurais recouvert mon corps entier si ça avait pu m'empêcher de trébucher dans leurs bras. Denesvre - Samaras - Burbigo
