Il était minuit, le ciel était sombre. Personne n'était dehors. En plein mois de janvier il faisait encore très froid ! C'est ce que constata Mr. Primway lorsqu'il sortit fermer la barrière de son jardin. Qui aurait cru que les températures nocturnes chuteraient jusqu'à -6 ? Mr. Primway était très endormi. Pour une fois qu'il avait réussi à dormir ! Habiter près de Big Ben n'est pas si simple ! Heureusement qu'à cette heure-ci la circulation était interrompue. Mais lorsqu'il ferma sa barrière, il crut apercevoir deux silhouettes. " Je suis sûrement en train de rêver..." se dit-il. Mais il ne rêvait pas. Il y avait effectivement deux personnes près de son jardin en train d'observer Big Ben. Ces deux personnes admiraient Big Ben et ce qui se trouvait autour. Il ne fallait pas être savant pour remarquer qu'elles étaient étrangères ! Les deux personnes continuèrent leur route tout en admirant les merveilles qui se trouvaient autour d'elles. N'ayant jamais rien vu d'aussi surprenant, elles étaient plusieurs fois effrayées. De plus, la fatigue commençait à les gagner et le froid se fit encore plus sentir. Les deux personnes se révélaient être une jeune femme et sa fille. L'enfant était perdue dans le froid et les mystères que sa mère ne voulait pas expliquer. Déjà très vive pour son âge, la jeune enfant remarqua que quelque chose clochait... Sa mère cachait quelque chose :
- Où allons-nous ? demanda l'enfant.
- Quelque part où tu seras en sécurité, ma belle.
- Pourquoi sommes-nous parties de Delphes ? Nous allons rentrer, n'est-ce pas ?
La jeune femme prit une grande inspiration et soupira :
- Fais moi confiance, tu poses trop de questions. Allons-y.
Elles marchèrent une bonne heure dans les rues cherchant quelque chose d'invisible et d'en même temps visible. Quand soudain elles s'arrêtèrent devant un bâtiment sombre. La jeune femme s'accroupit à la hauteur de la jeune fille et la regarda dans les yeux. Elle remarqua les beaux yeux saphirs de sa fille, si intenses et si troublants. On pourrait si noyer. La mère essayait de contenir sa tristesse mais ne put retenir une larme. Comment étaient-elles arrivées jusque là ? Elles étaient heureuses là où elles vivaient mais... Là-bas, c'était dangereux :
- Pourquoi pleurez-vous, mère ? dit l'enfant. Et quel est cet endroit ? Tout est si... Différent.
La mère n'arrivait à prononcer aucun mot. Ses lèvres tremblaient :
- Ecoute, murmura-t-elle, tu retourneras un jour à Delphes. Seulement, tu vivras ici désormais.
La petite fille fit les gros yeux :
- Moi ? Vivre ici ? Et vous ?
- Je dois partir, on ne se... Reverra plus.
La petite ne comprit pas tout de suite, mais commença à comprendre peu de temps après. Elle aussi commença à pleurer :
- C'était ce que vous disiez l'autre jour, sanglota-t-elle. Vous... allez vous battre contre eux... Et Markia ?
- Ne pleure pas, dit fermement sa mère. Tu n'as pas le droit de pleurer !
La fillette sécha rapidement ses larmes, elle ne voulait pas décevoir sa mère. Elle observa attentivement le médaillon de sa mère : dessus était représenté un arbre avec un fond bleu :
- Je te promets que tu reverras Delphes et ta famille, insista sa mère. Tu dois avoir du courage.
- Je ne veux pas vous quitter, hoqueta-t-elle. Je ne serai jamais heureuse ici et le médaillon ? Vous aviez toujours promis de le laisser !
- Tu as 6 ans, tu es une grande fille maintenant. Je serai toujours avec toi, quoi qu'il arrive ! Le médaillon devra attendre. N' oublie jamais ça : " En cherchant l'éblouissant diamant, tu trouveras le soleil qui brille".
- A quoi cela pourra bien me servir, renifla-t-elle.
La mère ferma les yeux de l'enfant et lui chuchota à l'oreille :
- Tu sais, les étoiles du ciel veilleront toujours sur toi si tu leur fais confiance. N'oublie pas...
L'enfant sentit le froid l'engloutir pour de bon et sa mère s'éloigner. Elle ne la reverrait plus.
Jamais.
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Olympia
FantasíaElla, Alexia, Chloé, Lexane et Sophia. Ces cinq filles toutes aussi différentes les unes que les autres mais liées par un pouvoir. Le pouvoir de revenir dans la Grèce Antique pour sauver le monde des présents afin que le présent ne soit pas changé...
