Je vis une course effrénée avec la mort. Tant que je suis devant, tout va bien. Je vis.
Mais parfois, elle me rattrape. Et c'est là qu'arrivent les complications. Je suis essoufflée, épuisée. Je n'arrive plus à courir. Je n'arrive plus à rester en vie.
Il y a les obstacles aussi. Des bosses et des dos d'âne qui m'empêchent d'avancer.
De temps en temps, un élément motivant. Une personne qui me soutient et m'encourage, des ravitaillements, du soleil si j'ai froid, un peu de vent si j'ai trop chaud.
Ça n'est pas une course que j'ai envie de terminer. Tant que je cours et que la mort ne me dépasse pas, c'est que tout va bien.
Quelques fois, je force, j'accélère afin de la semer et de prendre de l'avance. Lorsque qu'elle est assez éloignée, j'en profite pour me reposer. Rares sont ces moments de répit.
Cette course, c'est la vie. Et la mort me rattrape.
