Son arcade est fendue. Le sang est sec. Il a mal à la mâchoire. Et ses phalanges sont violettes.
Durant les nuits où il luttait contre cette foutue dépression, il grattait des mots à l'encre noire. Noire est son âme. Vide est son regard.
Il a mis fin à ces nuits de combats incessants.
Sans le vouloir vraiment. Il s'est noyé dans le fond de son verre. Il s'est épris de ces médicaments. Avec eux il voyait flou et il tanguait, mais il passait entre les griffes dévastatrices de l'insomnie.
Quelques jours après, dans son taudis de misères, on y a retrouvé un carnet. Des poèmes amateurs à l'écriture tremblante, maladroitement jolie. Et puis des dessins aux traits écorchés.
Ecorché était Zayan.
Zayan était ravagé.
