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Luna

                 

La mort n'est pas aussi douce qu'on peut le croire. La mienne vient lentement sans se presser en tordant mes membres de douleurs. Je revois le court film de ma vie défiler devant mes yeux, je sens la mort prendre le dessus dans mon combat pour rester en vie. La lassitude me gagne et je me dis que je devrais arrêter de me battre, que se serait tellement plus simple de la laisser m'emporter ... pourtant je n'ai pas l'impression d'avoir suffisamment vécu.

Flash back :

Moi à 9 ans :

Je souffle mes bougies en riant, je suis heureuse. Je crie avec les autres :

« - les cadeaux, les cadeaux, les cadeaux ! »

Je déchire les emballages et mes yeux s'illuminent, mes amis sont autour de moi et sourient eux aussi. Mon visage est radieux.

Moi à 11 ans :

C'est aujourd'hui que je rentre en 6ème et mes émotions sont contradictoires. Un mélange d'excitation, d'appréhension, de joie, de peur, de nervosité...

Arrivé au collège je suis stressé, c'est grand, nouveau et tellement différent du primaire. Le CPE appelle chaque élève par son nom pour qu'il trouve sa classe. Je me retrouve en 6ème D. Dans le rang je fais la connaissance de quatre filles sympas : Alix, Emma, Auriane et Heimy.

Moi à 13 ans :

Je suis en 4ème, une année assez compliqué d'un point de vu scolaire et sociale. J'ai deux « meilleures amies » : Laura et Nadia. Elles commencent a fumé toutes les deux, assez naïve a cette époque et voulant leur ressembler  j'ai essayé une fois. J'ai toussé et me suis étouffer... j'ai compris que c'était une bêtise mais j'avais la fausse impression de liberté. Je n'ai heureusement plus jamais testé. J'ai eu un petit-ami qui était en 3ème mais j'ai compris plus tard que ce n'était pas de l'amour que j'avais pour lui mais de l'affection mélangée a de l'attirance. Il m'a quitté car nous ne nous étions pas vus pendant deux mois et demi (les vacances d'été).

Moi à 14 ans :

Je suis en 3ème. Je ne suis plus dans la même classe que Laura, alors on s'est éloignés et on ne se parle pratiquement plus. J'ai une meilleure amie géniale, Lilia. Ma classe est plutôt sympa. Le brevet est à la fin de l'année.

Moi à 15 ans :

Je rentre en seconde. Je ne suis pas au même lycée que Lilia, on ne se voit presque plus. J'ai rencontré une fille en or, elle s'appelle Eléa, on est dans la même classe. J'ai deux potes qui s'appellent Théo et Arthur, je m'entends super bien avec eux, et même si je suis parfois chiante, ils arrivent tous les trois (Théo, Arthur et Eléa) à me supporté.

Moi à 15 ans, 1h30 avant l'accident :

-LUNA ! ATTENDS !

Je me retourne et vois Eléa courir vers moi.

-       Quoi ?

- Ça te dirait d'aller au ciné cette aprèm avec moi et Théo ? Arthur ne peut pas.

- Désolée mais tu vas devoir y aller qu'avec Théo parce que je mange avec ma petite-sœur ce midi.

-Anouck peut aussi venir si elle veut.

-Ma mère lui a interdit de sortir parce qu'elle a eu un 5/20 a son contrôle d'histoire alors qu'elle l'avait prévenue que si elle n'avait pas la moyenne, elle serait privée de sortie. Donc désolé je ne peux pas.

- Dommage.

Eléa fit une moue dépitée.

- t'y vas seule avec Théo fais pas cette tête !

- Ouais, mais j'aurai aimé que tu vienne.

- On se fait un ciné que toute les deux la prochaine fois ?

- Ok.

-Bon faut que j'y aille, à plus.

- À plus !

Je sors mes écouteurs de mon sac de cours et commence à écouter de la musique. Je prends mon bus et au bout d'une heure j'arrive enfin à destination. Le chemin jusqu'à chez moi est long mais ça ne me dérange pas, ça me laisse le temps de réfléchir. J'arrive enfin à la petite route déserte que j'emprunte chaque matin et chaque soir. Je traverse. Je ne vois la voiture qu'au moment où je comprends qu'il est trop tard. La voiture me percute. Ma tête cogne contre le goudron. La voiture est à l'arrêt. Ma vision se trouble. Je crie, la douleur est insoutenable, les larmes dévalent mes joues. Mon souffle se hache, j'ai du mal à respirer. L'énorme perte de mon sang m'épuise. Je tousse et suffoque. La mort est lente. On dirait qu'elle prend plaisir à me regarder souffrir. Je voudrais la supplier d'accélérer mon agonie mais ma gorge est sèche et aucun son ne sort de ma bouche. Le noir se fait enfin. Comme si la lumière disparaissait en même temps que la douleur.
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Pas de plagia je voudrais me faire éditer

LunaHistorias para obsesionarse. Descúbrelo ahora