Chapitre 1

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Quelques mots avant de commencer :
Au départ, j'ai décidé de prendre des caractéristiques de Tobias Eaton dans Divergente pour Élias. C'est le cas, mais je me suis écartée du personnage au fil des lignes.
Ma présence sur Wattpad a une raison : j'espère progresser un maximum. Alors je vous en prie, commentez, critiquez, corrigez. Je vous en serais très reconnaissante.
     Bonne lecture et merci !

Bonjour, je suis Aurora Da Silva. Aurora : Prénom britannique choisi par ma mère de la même origine. Da Silva : nom de famille de mon père, le même que 70 % des portugais. J'ai de la chance avec mes parents, ils sont toujours prêts à m'aider et à m'écouter. Papa a même renoncé à un travail très bien payé pour un autre moins glorieux mais lui permettant d'être plus présent à la maison quand je rentre du lycée.

J'ai aussi un frère : Matthieu. Il a un an de plus que moi (il est en terminale, je suis en première). Ce qui l'intéresse dans la vie, c'est la musique et la nature. Je crois qu'il est assez beau. Beaucoup disent que nous nous ressemblons ; les mêmes cheveux blonds cendrés, la même finesse de visage... Mais il a les yeux d'un bleu très clair, et je les ais verts. On s'entend plutôt bien, c'est une chance ! Lui aussi est toujours là pour moi, et inversement. Avec ma famille nous habitons dans une petite maison, à la périphérie de la ville. C'est un endroit très calme et bien desservi par les bus.

Et puis il y a ma meilleure amie : Claire. Elle est adorable, brune, me dépassant de quelques centimètres. C'est une grande passionnée de géographie et de sport. Nous avons assez peu de points communs, mais pourtant, nous nous attirons comme des aimants !

Ce lundi matin, je pris comme d'habitude le bus avec Matthieu (surnommé Matt par la famille). Le véhicule était blindé, ça aussi comme d'habitude, malheureusement. Nous nous dirigeâmes vers le fond pour échapper aux meutes de gamins agglutinés à l'entrée. Une dame âgée se leva soudain, et je fis un écart pour l'éviter, juste au moment du démarrage. Matt fit de son mieux pour me retenir mais je me retrouvais la tête sur le torse d'un homme. Sans oser lever les yeux, je bafouillais quelques excuses et nous nous éloignâmes vers la seule place assise qu'il restait, que mon frère me céda.

Nous avions un peu plus de dix minutes de trajet jusqu'au lycée. Jetant un coup d'œil vers celui que j'avais percuté, je m'aperçus que ce n'était pas un adulte mais un adolescent de seize ans environ. Mes joues redevinrent rouge pivoine ! C'est moi tout craché, de commencer la journée en se ridiculisant... Il était par ailleurs assez mignon : grand, brun, les cheveux artistiquement décoiffés. On pouvait entendre d'ici la musique sortir de son casque. Du hard-rock ; je déteste ça.

- He ben dis donc, tu es tout sauf discrète, me lança Matthieu.

-Pff, mêle toi de tes affaires et prête-moi une oreillette s'il te plait.

-Ok, tu veux quoi ?

-Un morceau de « London Grammar », ça sera très bien...

Je laissais aller ma tête sur le siège et commença à réfléchir au son de « Wasting my young years ».

Je n'aime pas le lycée, c'était beaucoup trop prenant, trop stressant... J'ai bien quelques amies, mais ça ne va pas plus loin que dans le cadre scolaire. Sauf avec Claire évidemment mais nous ne sommes  pas dans la même classe.

Je suis une rêveuse, une idéaliste, à contre-courant de ma génération. Même ma meilleure amie ne peux pas le comprendre. S'intégrer me demande beaucoup d'efforts mais cette année était un nouveau départ et je m'étais promis que personne ne dissimulerais plus ma vraie nature. Coûte que coûte, il faut assumer ses différences et en faire une force. Oui je sais, cela fait un peu citation apprise par cœur, mais c'est la pure et simple vérité...

J'ai toujours l'impression que vivre et plus dur pour moi que pour les personnes qui m'entourent. Peut-être est-ce parce que Caroline n'est plus là... Caroline est ma sœur. Elle le restera pour l'éternité même si elle est morte. Ça fait deux ans. Morte. Je préfère ce terme plutôt que "décédée" ou une autre bêtise du genre qui me fait penser à l'enterrement, au cercueil, aux gens qui pleurent... Elle est morte, elle est partie, elle n'existe plus, elle ne souffre plus. Je ne veux pas y penser, ça me déchire. Voilà, vivre c'est dur, mais mourir encore plus.

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