Chapitre 1:

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Assise devant la fenêtre de mon salon, alors que le soleil venait juste de se lever, je guettais les hommes qui marchaient dans la rue, leur pas étaient rythmés, aucun d'entre eux ne ralentissaient la cadence. Leur démarche en disait déjà long sur le système dans lequel je vivais. Ils avaient tous l'air similaire, tous habillés d'un costume noir à deux pièces. Leurs visages ne montraient rien ni fatigue, ni joie, ni colère. Absolument rien. Tous ces hommes devant moi travaillaient dans des banques ; des palais de justice, des écoles d'études supérieures, des hôpitaux et des cabinets privés en tous genre. Tous ces hommes avait fait de grandes études, ils avaient tous de prestigieux travails qui les plaçaient dans une des catégories de notre société : les aisées. Quels que soit le métier qu'exerçaient un aisé, celui-ci touchait la même somme d'argent qu'un autre aisé. Et c'était comme ça pour les deux autres catégories, il y avait les "normaux" ceux qui vivaient avec juste de quoi se nourrir et de quoi payer le Grand Président. Et il y avait ceux qui vivaient au bas de la société appelé les pauvres. Pour les pauvres l'accès au travail était strictement interdit et impossible. Donc dès notre naissance soit on naissait avec de la chance soit on était foutu. Du moment qu'on était pauvre il était impossible de s'en sortir. Vous viviez rejetés du reste de la ville, enfermés derrière des murs infranchissables. Ornés d'une sécurité haute définition. Le taux de délinquance, de contre banditisme , de famine , de pauvreté et de mortalité était tellement élevé que ces pauvre gens n'étaient même plus reconnu par l'Etat. Ils ne possédaient plus de carte d'identité. Ils étaient donc « morts ». Comme cela le Président n'avait pas à s'occuper de ce problème. La sonnerie du téléphone retentis et je me dépêchai pour répondre. Je pris le téléphone :

« Allô. ?

-Bonjour Mme, c'est le secrétaire du vice-président de l'Europe réunie à l'appareil, dit-il d'une voix froide et saccadée.

- Oui bonjour, que puis-je faire pour vous ? Répondis-je d'un ton étonné

- Le vice-président vous donne rendez-vous au Palais vice présidentiel à 8h45. Que cette journée soit dédiée au Grand Président. »

Il raccrocha sans même attendre ma réponse, j'en est donc conclus que je n'avais pas le choix. Il était 7h30, et il me fallait seulement 15 minutes pour aller au palais de Versailles. En effet le vice-président de l'Europe Réunie s'était installé à Versailles. Mon grand-père me parlait beaucoup de l'histoire française qu'il avait apprise à l'école. Je l'écoutais avec tant d'admiration, je l'enviais d'être allé à l'école dans les années 2060. A mon époque une fille n'allait à l'école que jusqu'à l'âge de 15 ans. Ensuite elle devait se marier et rester chez elle. Le droit aux longues études et au travail pour les filles avait été interdit en 2110, l'année de ma naissance, après qu'un groupe de femmes épris à des idées révolutionnaires aient tenté d'assassiner le vice-président. A la suite de ça, le Grand Président avait ordonné que les femmes fussent sous l'obligation de rester chez elle pour le bien de tous. Les hommes quant à eux n'étudiaient que les maths, le français- mais que jusque l'âge de 14 ans-, la physique-chimie, l'svt, l'économie, le droit et ils apprenaient dès leur plus jeune âge à être fidèle et obéissant au grand président de l'Europe Réunie. En plus d'être conditionnés au plus grand respect pour le Grand président, ils étaient manipulés de façon à détester les autres grandes puissances de ce monde. Le monde était en effet constitué de 3 grandes puissances : la plus grande d'entre elles est l'Empire d'Afrisie, son siège se situait à Pékin en chine, elle se composait de l'ancienne Asie et de l'ancienne Afrique. L'Afrique avait été envahie en 2075 par les armées coréennes, chinoises et russes qui s'étaient alliés pour des raisons obscures. Mais mon grand-père pensait que c'était surtout qu'ils partageaient les mêmes idées communistes et qu'ils voulaient fonder le plus grand empire communiste que le monde n'est jamais connu. L'empire n'était plus qu'un grand chaos depuis que le dictateur jingh Youn avait été tué par un groupe de rebelles musulmans qui ne supportaient plus que leur religion soit interdite. Il y avait aussi La grande Amérique qui réunissait les deux Amériques et le canada. La Grande Amérique était une grande puissance démocratique, où la paix et l'égalité y régnaient en maitre. Ils pensaient pouvoir, dit-on, sauver le monde avec des fleurs et des câlins. Ils vivaient dans un monde presque irréel. Le président était un homme utopiste, qui prônait la paix dans le monde. Là-bas les femmes travaillaient. On disait de La grande Amérique que c'était un Etat libre.

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