Lundi

148 6 4
                                        

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1349027235183891&id=100002298830942  voici une bande annonce que j'ai moi-même fais pour mon livre :)
______________________________
     Nous étions dans un champ entouré par une forêt mixte. Une douce brise printanière me frôla le visage et un frisson me parcoura; non pas dû à la fraicheur qui faisait, mais bien dû à ce garçon qui se tenait là, juste devant moi. Il était si proche, je pouvais presque le toucher. Je pouvais déceler chez lui des cheveux foncés avec un teint bronzé, mais je ne le voyais pas bien, comme s'il était flou. J'étais attirée vers lui, comme s'il y avait une source d'énergie entre nous et qu'elle me tirait toujours plus près de lui ou comme si mon corps devait se coller à lui pour toujours. J'avais une envie folle de combler la distance qui nous séparait afin de mieux le voir, sentir la chaleur qu'il irradiait, de passer mes mains dans ses cheveux et sentir sa peau frôler la mienne. Je ne le connaissais pas, mais il me semblait si simple de m'abandonner dans ses bras.
     Lentement, je levai la main pour saisir son visage... Mais mon réveil matin me réveilla de force. J'eus envi de lancer ma machine gâcheur de beaux rêves en dehors de la fenêtre de ma chambre, mais j'étais tellement ébranlée et absorbée par cet homme mystérieux qui me rendait visite dans mes rêves depuis... aussi longtemps que je me souvienne. Je ne savais rien de cet homme. C'est peut-être dû à cela qu'il me paraissait toujours flou, mais bizarrement, depuis une semaine ou deux, je le voyais de mieux en mieux et depuis ce même temps, je le dessinais partout, à l'école dans mes cahiers de math, en art lors des portraits, le soir dans mon cahiers de dessin destiné à cet inconnu. Il me hante. Je l'imagine dans mon bol de céréale le matin, sur les pancartes publicitaires qui longent les routes et même, parfois, sur d'autres personnes.
    J'étais tellement absorbée par mes pensées que je ne m'étais même pas aperçue qu'il me restait seulement dix minutes pour me préparer. Je sautai hors de mon lit, fouillai dans mon placard et pris un coton gris à capuche et des jeans noirs troués où mes cuisses. Je n'avais pas le temps de passer dix minutes devant mon linge à la recherche d'un chandail qui ferait ressortir mon tint bronzé et mes yeux noisettes, de plus, je trouvais que ça reflétait bien mon humeur qui s'associait bien au ciel gris et pluvieux à l'extérieur. Je me brossai les cheveux à la hâte et dévalai les escaliers. Je pris mon sacs sur le bord du comptoir de la cuisine, pris une pommes comme déjeuné et donnai un bisou à la presse à ma mère. J'allais ouvrir la porte lorsqu'elle m'interrompit.

- Marra, voulais-tu que je t'apporte jusqu'à l'école? Il pleut des cordes dehors.

J'aurais bien accepté cette invitation, mais je désirais tant pouvoir admirer Benois. Surtout s'il a les cheveux mouillés...

- Non merci, je vais m'y rendre en autobus, 5 minutes d'attentes ne peut pas me tuer, répondis-je avec empressement.

- Veux-tu au moins avoir un parapluie?

- Non maman, ils prennent trop de places! Mais, là, il faut que j'y aille, à ce soir!

Aussitôt dit, je passai la porte et me précipitai à mon arrêt d'autobus à deux maisons de chez moi. En route vers ma destination, je croisai Stacie.
      À l'époque, nous étions meilleures amies, mais à cause d'une histoire de garçon, nous nous sommes éloignées. Elle avait toujours eu l'œil pour mon voisin de droit, Benoit, qui était aussi son voisin d'en face. Secrètement, j'avais aussi un faible pour lui, mais je refusais de lui faire de la peine, alors je l'avais gardé secret. Par contre, un midi, à l'école, lorsque j'étais en secondaire un, il s'était approché de moi et m'avait embrassée sur la commissure des lèvres. Je n'avais pas été capable de le repousser et à ce même moment, elle nous avait rejoints et avait tout vu. De son angle, je supposais qu'elle voyait qu'on s'embrassait, mais, même si je le voulais, je n'aurais pas été capable. Maintenant, elle me détestait et faisait tout pour m'éviter. Je ne regrette pas de ne pas l'avoir repoussé. De toute façons, c'était à lui de décider qui il voulait aimer! Et je me disais que si elle avait été une véritable amie, elle m'aurait pardonnée le soir où j'avais tenté de lui expliquer ce qui s'était réellement passé.
     En arrivant à l'arrêt, mon regard se figea sur Benois. Il me vit approcher et, voyant que je l'observais, s'approcha de moi d'un pas assuré et décontracté.

Marra : Destiné Tome 1Historias para obsesionarse. Descúbrelo ahora