Chapitre 7 : Perdu dans la ville

252 16 1
                                        

Chapitre 7 : Perdu dans la ville

Carl consulta de nouveau sa montre et elle affichait désormais 11h10. Le jeune homme avait passer trop de temps a rêvasser et a admirer l'anneau depuis le départ d'Albus. Il se décida enfin a aller en cours. Il descendit du banc, traversa la rue ou il était puis la rue voisine et enfin une troisième petite ruelle. Arriver au bout de cette ruelle, il s'aperçut de quelque chose qui le mit en panique ! Il faisait désormais face a un « cul de sac ». Même si il ne voulait pas se l'avouer, le jeune Carl était bel et bien perdu en plein dans la ville. Il n'était jamais venu dans ce quartier avec ses parents ce qui pouvait expliquer en quelque sorte qu'il ne sache plus ou aller. Il s'assied par terre contre un conteneur et se prit la tête a deux mains. Il repensa a sa pensée de ce matin lorsqu'il osait espérer qu'il allait passer pour une fois une journée tranquille et il s'aperçut que en fait pas du tout, cette journée comme les autres étaient on ne peut plus étrange. Il s'efforçait de trouver une solution pour s'échapper d'ici lorsqu'il entendu un bruit peu ordinaire dans le conteneur sur lequel il s'appuyait. Carl s'écarta et se releva tout doucement. Il faisait désormais dos au conteneur, il se retourna lentement et posa une main sur le couvercle du conteneur. Ensuite, après une grande inspiration, il posa la deuxième main dessus et avec un grand coup sec, il ouvrit le conteneur. Carl poussa un cri et lâcha immédiatement le couvercle car un rat venait d'en sortir et avait bondi hors de sa « prison » si vite que le jeune garçon prit peur. Il souffla un grand coup de soulagement et se dit que ce n'était rien de plus qu'un pauvre rat d'égouts. Avec tout cela, Carl avait oublier son objectif principal qui était de retrouver son chemin jusqu'à son lycée et d'ensuite trouver une bonne excuse lui permettant de ne pas se faire punir. Mais chaque chose en son temps, Carl devait déjà retrouver son chemin. Il pensa a utiliser l'Opoxcentre mais il se ravisa vite en se disant qu'il en aurait certainement besoin plus tard pour une cause beaucoup plus importante et qu'il n'avait droit qu'a trois demandes par jour. Carl était désespérer mais se décida enfin a revenir sur ses pas et demander de l'aide aux passants. Il essayait de se rassurer en se disant qu'il trouverai au moins une personne gentille. Carl sortit de la ruelle et s'aperçut que ce quartier de la ville était mort et qu'il n'y avait personne dans les rues.

« Oh c'est pas bien grave ! J'ai qu'a aller sonner chez les gens et ils m'indiqueront le chemin ! » Se dit Carl en essayant de se rassurer.

Carl s'approcha de la maison la plus proche, a environ 10 mètres et vit que la maison était complètement délabrée. En effet, en y regardant de plus près, il vit que les vitres de la maison étaient brisées pour la plupart et regorgeaient de toiles d'araignées.

«Ce n'est pas possible, personne ne peut habiter dans ce taudit. » Se dit le jeune garçon

Il frappa quand même a la porte. Une fois, deux fois, trois fois, mais personne ne répondit.Il pouvait bien s'obstiner, essayer encore encore encore, rien n'y faisait. Il se gratta vigoureusement la tête a la recherche d'un échappatoire mais il se dit que cela devait être la seule maison du quartier dans cet état et que s'il faisait le tour du pâté de maison, il trouverai forcément quelqu'un. Alors Carl contourna la maison et tourna en direction de quelconques signes de vies. Mais ce qu'il vit ne l'encouragea pas, bien au contraire ! En effet, toutes les maisons étaient dans un piètre état, voire pour certaines, bien pire que la précédente. Certaines avait des graffitis d'écrits sur les murs et d'autres avaient les portes complètement arrachées. Il s'approcha d'une des maisons afin de pouvoir lire l'inscription sur la façade. Il était écrit :

« Ici règne en maîtres les shonanois, ceux qui voudront s'opposer a nous paieront le prix fort »

Carl ne comprit pas tout dans ce message, il essaya d'exprimer une raison a toute cette délinquance plus qu'insolente mais il n'y parvint pas. Et qui sont ces mystérieux shonanois ? Est-ce que ce sont un petit groupe de voyous qui casse tout et maltraite les habitants sans foi ni lois ? Sont-ils responsable de toute cette pagaille ? Et la police alors ? Que fait-elle cette foutu police ? Autant de questions qui restaient sans réponse dans la tête du jeune homme. La montre de Carl affichait désormais 11h54 et il s'était une nouvelle fois bien éloigner. Il continua a avancer a grandes enjambées vers le nord et c'est alors qu'il aperçut au loin une grande tour assez volumineuse et grande. Carl souria et se dit qu'enfin il avait trouver un quelconque signe de vie dans ce foutu quartier. Il courut le plus vite qu'il pouvait vers la tour. Il se retrouva très vite en bas de cet immense immeuble et vit de la lumière a travers la vitre. Il se décida a sonner a l'entrée. Il sonna une fois, deux fois, trois fois, mais toujours pas de réponse. Carl commençait vraiment a s'impatienter et a s'énerver. Il mit un coup de poing de colère dans la vitre et celle-ci se fissura. Le poing de Carl présentait quelques égratignures, rien de bien méchant et l'Opoxcentre, lui, était intacte. Le jeune garçon ne ressentait pas la douleur, tellement il était énerver. Il se dit que ces personnes étaient des salauds, car cette tour est la seule habitation en bonne état du quartier, de plus il y a de la lumière et personne ne souhaite répondre ? Carl bouillonnait tout seul devant l'entrée et allait se résigner a utiliser l'Opoxcentre pour se sortir de ce pétrin quand tout a coup, la porte du bâtiment s'ouvra brutalement et un homme très muscler interpella Carl

«  Eh toi, espèce de petit morveux ! Tu nous a déranger en pleine partie de poker ! C'est toi qui a fait la fissure sur la vitre ? J'espère que tu as une bonne excuse a faire valoir si tu veux pas qu'on te découpe en petits morceaux ! » Dit l'homme imposant qui se tenait derrière Carl.

Carl se retourna brusquement et vit un homme en débardeur. Il avait d'énormes muscles et tenait une batte de base-ball a la main ainsi qu'un gros cigare a la bouche. Carl essaya de se défendre mais il était complètement impressionner

« Je... Je me suis perdu, dit le pauvre Carl complètement déboussolé

- Et pourquoi tu viens chialer chez nous gamin ? Tu sais qui on est ? Demanda l'homme

- Non, je n'en ai pas la moindre idée je cherchais juste mon chemin.

- Eh bien je suis Eric Kaluba, le chef du groupe des shonanois !

- Ah et qui sont les shonanois ?

- T'es sérieux gamin ? Tu connais pas les shonanois ? Eh les gars venez la y'a un gamin qui sais même pas qui on est ! »

Carl tourna la tête vers la gauche et vit une vingtaine de malfrats qui arrivait tous armer jusqu'aux dents. Le petit groupe se mit derrière Eric Kaluba et le chef reprit la parole

« Ça y est ? Tu commences a capter ? T'as vraiment jamais entendu parler de nous ? Demanda Eric Kaluba.

- Non, jamais. Répondit Carl

- Eh bien pour ta gouverne, nous sommes le groupe de brigands les shonanois ! Ceux qui règnent en maître dans tout ce quartier. Ce sont nous qui sommes responsable de toutes ces dégradations car nous voulons régner en maître dans ce pays et nous commençons par ce petit quartier ! Et tu veux savoir le meilleur ? Nous donnons des pots de vins aux flics et comme ça ils nous laissent tranquille. Et toi, vu que t'es venu foutre la merde tu vas payer petite insolent t'as compris ? »

Carl regardait Kaluba de haut en bas ainsi que ses hommes de mains derrière lui. Il avala difficilement sa salive et se demanda comment allait-il faire pour se sortir de cette foutu journée. 

L'OpoxcentreWhere stories live. Discover now