"Tout est bien qui finit bien"...

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-"Je suis désolé, cela ne peut pas continuer ainsi. Je t'aime mais ce n'est apparemment pas suffisant. Je m'en vais. Micka".

Lorsque que j'eu fini de lire ce petit mot pour la dixième fois, écrit à la va vite sur un bout de papier. Je me rendis compte que j'avais tout gâché. Il était parti, je l'avais laissé me quitter. Il ne reviendrai pas, à cause de moi.

De désespoir et de colère, je me mis à frapper de toute mes forces contre le mur de l'entrée. Désormais de mon entrée...

Quelques heures auparavant, je jouais tranquillement avec mon amoureux. On jouait à Wow, comme ça n'était pas arrivé depuis un petit moment, à cause de nos tournages respectifs. On profitait de nos vacances pour pouvoir se retrouver en amoureux, et ce jour ci on avait décidé de jouer.

A la fin de notre partie, il arriva dans mon bureau et m'entoura de ses bras aimant. On resta comme ça un moment, c'était si agréable. Je finis enfin par me dégager de son étreinte afin d'éteindre mon ordinateur et pouvoir profiter de mon homme. Il attendit patiemment que je finisse puis me prit la main et nous nous dirigeâmes vers notre chambre.

 Je me suis allongé sur le lit, tout en le fixant d'un regard coquin. Il me sourit, et secoue la tête.

-"Tu ne changeras jamais toi ! s'esclaffa-t-il

- Tu voudrais que je change ? répondis-je un air narquois sur le visage.

- Pour rien au monde." me répondit-il tendrement.

Puis il se jeta sur moi et m'embrassa avec fougue. Nous pouvions à peine respirer, tellement excités par le corps de l'autre. Cependant, nous en restâmes aux câlins et aux baisers pour ce soir, préférant une soirée câline plutôt qu'une soirée coquine.

On était allongés l'un contre l'autre, se regardant dans les yeux. Nos mains jointes et nos jambes entremêlées. On se souriait. Heureux de vivre, heureux d'être ensemble et heureux que cela soit notre petit secret.

Au bout d'un moment, je dû m'absenter pour aller me rafraîchir un peu. Quand je revins, il était couché sur le côté, fixant son téléphone d'un air triste.

-"Qu'est-ce qui ne va pas mon amour ? demandais-je inquiet.

- Rien, tout vas bien. répondit-il sèchement.

- Je ne te crois pas, racontes moi ce qui ne vas pas."

Il continuait de nier, mais il ne me laissait pas le toucher pour autant. Je voulus le prendre dans mes bras, mais il s'en dégagea et s'en alla à toute vitesse s'enfermer dans la salle de bain. Je suis resté figé, mes bras enlaçant le vide et une larme coula sur ma joue. Je remarquais enfin le téléphone encore allumé qu'il avait laissé sur le lit. Une page internet était ouverte, plus précisément il était sur ma page Twitter. Et ce que je vis me fit comprendre immédiatement ce qui avait provoquer la tristesse de mon copain. Un de mes Rt d'une abonnée qui avait fait une fanfic sur Miss et moi, elle m'avait beaucoup fait rire. Mais pas lui apparemment.

J'éteignis le téléphone puis me dirigea à pas de loup vers la salle de bain. Une fois près de la porte, je l'entendais sangloter. Ce qui me déchira le coeur. Je voulu entrer mais il avait fermer à clé. Il s'arrêta brusquement de pleurer, maintenant averti de ma présence.

-"Micka...Ouvre moi s'il-te-plait. demandais-je d'un ton suppliant.

- Je vais bien, je vais prendre ma douche. Répondit-il la voix encore secouée de tremblements.

- Micka, j'ai vu ton téléphone..."

D'un coup sec, la porte s'ouvrit sur lui, les yeux rougis par les larmes et ses joues parsemées de gouttes. Je lui tendis les bras, mais il m'esquiva et partit droit vers notre chambre. Je le suivis et découvrit avec horreur qu'il était en train de préparer une valise. Je le stoppais net, il me regarda et m'envoya en pleine face :

-" Je fais ta valise pour que tu rejoignes ta belle et attirante québécoise"

Il me fixait, attendant une réaction de ma part mais j'étais tellement choqué de cette pique que je n'arrivais pas à formuler la moindre pensée cohérente.

-"C'est bien ce que je pensait. Dans ce cas, cette valise est donc pour moi."

Il me bouscula et s'enferma de nouveau dans la salle de bain. Je m'allongeais sur le lit, essayant de comprendre comment une simple histoire fictive écrite par une abonnée avait pu à ce point détruire ma vie réelle.

Quelques minutes plus tard j'entendis la porte d'entrée claquer. Ce bruit à mes oreilles sonna comme un coup de fouet que l'on m'aurait infligé. Je me précipitais vers la porte et ne découvris qu'un bout de papier, accroché à la poignet, je le pris et le lis :

  -"Je suis désolé, cela ne peut pas continuer ainsi. Je t'aime mais ce n'est apparemment pas suffisant. Je m'en vais. Micka".  

Je me laissais glisser au sol, dos contre la porte en fixant ce bout de papier, qui désormais était la seule preuve réelle de son existence. De mon existence.

Je me secouais, je ne pouvais pas le laisser partir pour si peu. Je pris ce qui me vint sous la main pour m'habiller, juste assez pour ne pas attraper froid. Puis me mis à courir dans la neige, "Où était-il ?", "Où pouvait bien être mon âme sœur ?". Je pris la direction de la gare qui devait se situer à quelques kilomètres. Avec un peu de chance, je pourrais le rejoindre à temps.

Je me mis alors à courir comme je ne l'avais jamais fait, comme si ma vie en dépendait. D'ailleurs ma vie en dépendait, si jamais je le perdais, je me perdais moi aussi. Mes poumons me faisaient mal, chaque respiration était une torture, chaque pas de plus provoquait une horrible douleur dans mon flanc droit. Mais je continuais.

J'arrivais enfin à la gare, le cherchant du regard partout. Où pouvait-il bien s'en aller ? Chez ses parents ? Chez un ami ? Je ne savais plus quoi faire. Je vis alors au loin un homme tout vêtu de noir avec une valise s'éloigner vers le quai. C'était lui.

Je me mis à courir de plus belle, tentant d'éviter de bousculer les gens du mieux que je pouvais. Je finis par le rattraper et l'attraper par la taille. On tomba au sol, propulsé par mon élan et mon poids.  Je me retrouvai coucher contre lui, tout les passants nous regardaient mais pour une fois dans ma vie, je m'en foutais. Je l'embrassais et le serra dans mes bras. Il ne me rejeta pas, mais mis fin à notre baiser bien trop tôt à mon gout.

-"Et le regard des autres ? Tes abonnés ? Tu te fiches qu'ils nous voient ?

- Oui je m'en fiche tant que je peux être avec toi."

Sur ces mots, il souri puis m'embrassa avec fougue. Après un bon moment, on se releva puis rentrâmes chez nous.

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⏰ Dernière mise à jour : Aug 23, 2016 ⏰

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