Pas de chance

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Point de vue d'Ayden.

Je me prélasse dans mon lit, la sensation des draps frais me donne envie d'y rester définitivement, je m'étire envahi par une sensation de bien-être le temps d'un instant je savoure ce sentiment si rare.
Le soleil vient chatouiller mes paupières pour m'obliger à les ouvrirent, ce que je fais assez difficilement, mais lorsque mes yeux s'ouvrent enfin je réalise qu'une femme est allongée dans mon lit dos à moi. Les draps la recouvrent à peine laissant entrevoir ses formes sensuelles et voluptueuses qui éveillent mon excitation, je glisse un doigt le long de son bras pour caresser sa peau satinée et embellie par les rayons du soleil, elle remue paisiblement ses fesses près de mes parties sensibles, ce qui ne fait que grandir mon désir. Je ne me rappelle pas de la soirée d'hier, ni de qui est cette femme, à vrai dire j'en ai rien à foutre je veux juste me la faire  encore une fois avant de lui dire de se barrer. J'entreprends de la retourner face à moi pour découvrir un visage d'une beauté incomparable...

"Ho putain !"

Je sursaute et recule, pour me lever précipitamment. Putain c'est quoi cette gueule sérieusement, j'en ai la chair de poule. Pourtant j'en ai eu des femmes, des rondes, des minces, des petites, des grandes, des blondes, des brunes mais merde jamais des moches. Elle a de gros yeux globuleux qui me mette mal à l'aise, une peau pâle qui vient accentuer ses cernes, elle me sourit pour me laisser découvrir une rangée de dents tellement jaunes que le soleil lui-même on serait offenser.

Elle s'avance vers moi de sa démarche chaloupée, je baisse les yeux pour me concentrer sur son corps, ouai elle a un putain de corps mais une gueule de poisson, dans la famille saupiquet je demande le thon. Elle me sort de mes pensées lorsque sa main vient se poser délicatement sur mon torse nu, et j'en ai un haut-le-coeur.

"Tu veux qu'on remette ça beau brun ? Hier tu ne m'as laissé aucun répit tu es insatiable."

Je me recule la mine déformer par le dégoût, bordel jamais de la vie elle est folle où quoi ?

"Non casse toi j'ai plus besoin de toi et s'il te plaît couvres-toi bordel."

Elle semble en colère lorsqu'elle se précipite pour enfiler ses vêtements, je ne boirais plus jamais avant de conclure avec une femme.

"Je parlais de ton visage, tu ne le recouvres pas, sérieusement tu le vis comment ça doit être dur."

Elle me jette un bibelot au visage que j'esquive, avant qu'elle ne me déclare plus énervé que jamais.

"Va te faire foutre connard, de toute façon t'es pas un si bon coup que ça."

Je lève les mains en l'air en signe de capitulation avant de lui dire armé de mon sourire à fossettes.

" Hey du calme saupiquet va te trouver un autre fou capable de te baiser."

Puis sans un mot de plus, elle quitte la chambre brusquement. Le soulagement me submerge, enfin débarrasser j'ai eu la peur de ma vie sérieusement cette femme est une mutante un corps de rêve et un visage de démon.

Je me débarbouille avant de descendre en bas, Brad et Scott, sont aussi dans la cuisine les yeux exorbités par ce qu'ils viennent de voir.

" Sérieusement Ayden, dit moi pas que tu t'es tapé ce spécimen."

Me demande Scott, j'allais lui répondre mais Brad s'empresse de le faire à ma place.

"Ho que si, j'ai bien essayé de l'en dissuader, mais rien na faire il m'a persuadé qu'il avait fait la trouvaille d'une extraterrestre, est qu'il était primordial pour lui de savoir ce que cela ferait de la mettre dans son lit."

Je crois que je vais vomir.

"Merde mec, j'étais bourré tu aurais pu insister plus encore, tu fais chier je vais avoir cette image gravée en moi pour le restant de mes jours merci c'est super de ta part mon pote." Lui dis-je avec ironie.

Les deux débiles sont morts de rire, ils me mettent les nerfs à fleur de peau ces gros cons.

"Putain vous me faites chier, je me casse je vais courir et débarrasser le plancher avant mon retour s'est compris."

Je me dépêche de me changer, avant de déguerpir d'ici, il faut que je sorte. J'entends encore leurs rirent, lorsque je passe la porte, il faut vraiment que j'arrête mes conneries la prochaine fois je baise que des mannequins au visages de poupées, de toute façon elles attendent que ça, elles tournent toutes autour de moi comme des chiennes en chaleur et après elles viennent se plaindre de ne pas être respectées, toutes des salopes sans exception. J'inspire un bon coup lorsque je sens le vide me prendre en grippe, Je me sens lasse de cette routine, j'ai cette sensation désagréable au plus profond de mon être, que quelque chose me manque pour être heureux. Je souris devant cette pensée, moi heureux depuis quand j'aspire à de telles absurdités, putain reprend toi mec je crois que je suis encore bourré, pourtant j'ai pleinement conscience que le bonheur est fait pour les autres et qu'il s'obstine à me fuir par peur d'être détruit à mon contact mais pour être honnête je m'en contente, pourquoi me faire du mal à convoiter un sentiment qui finira par me laisser.
Oui je suis bien comme ça, pas besoin de toutes ces merdes qui te font croire à un putain de bonheur éphémère.

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