Je suis encore fatigué. Je me relève et m'assieds avec peine sur mon lit. Comme d'habitude à chaque matin mon esprit est encore tout embrouillé. Je sors du lit que je partage avec mes cinq frères le plus doucement possible pour ne pas les réveiller. Nous nous réveillons toujours tous ensemble pour aller travailler au champs. Mon père a quelques terres, ce ne sont pas vraiment les siennes. Elles appartiennent au seigneur Udricht À qui mon père verse une taxe sous forme d'argent et sous forme matérielle, nous lui devons un quart de nos récoltes. en contrepartie il nous défends quand des brigands nous attaquent. Udricht est un bon seigneur, il est à l'écoute du peuple et taxes ne sont pas trop élevées. Il habite dans un château à Cislend, une ville assez grande vivant principalement du commerce maritime. Le château quant à lui n'est apparemment pas le plus grand du Ildein, mais est tout de même massif. Je me souviens de sa taille imposante trônant au centre de la ville. Je l'ai déjà vu en aidant mon père à transporter nos récoltes vers la ville. Cette forteresse semblait imprenable avec ses murs de plus de huit mètres de haut, parsemé de centaines de meurtrières. Ce que je trouvais le plus impressionnant était les quartes portes qui reliaient la citadelle et la ville intérieure. Elles étaient fait d'un bois de chêne, et avait pourtant l'air indestructible. Les reliefs dans les renforcements de métal de celles-ci présentent des serpents qui ondulent avec leurs corps long et sveltes vers le bas.
Le flou dans mes pensées n'est pas encore totalement dissipé. Je regarde autour de moi, il fait sombre, il doit être quatre heures du matin. En voyant mes beaux habits sur le dossier d'une chaise je me souviens enfin. C'est le jour du "Veldernen". Je me dépêche de m'habiller, mais beaux habits ne sont pas forcément beau ils sont juste dépourvu de taches de boue. Je descends ensuite les escaliers quatre par quatre. En arrivant en bas je me rends à peine compte du bruit que j'ai fait. Il ne devrait pas réveiller mes frères à cause de leur épuisement, travaillé toute la journée dans les champs c'est dur. Je craignais plus autre chose et avec déception elle se réalisa. Un braillement sourd se fit entendre, ma petite sœur était réveillé.
Le jour du Veldernen était un jour très spécial. Mon père m'a dit que c'était un mot dérivé du langage Elfe, il signifiait:"épreuve".
À cette date tout garçon et toute fille ayant atteint leurs 15 ans devaient passer, comme le nom le disait, des épreuves. Ces épreuves déterminaient si ils pourraient rentrer dans le service militaire. Cela permettait de devenir soldat, garde ou autre. Une fois choisi, la personne était obligé de servir dans l'armée. Même si le refus aurait été admis, peu le feraient car les avantages étaient multiples. Les soldats étaient habillés, nourri, logé et recevaient une petite prime. En ne dépensant pas trop cette dernière l'on pouvait vivre tranquillement après nos années de service. La vie serait beaucoup plus facile pour tout un tas de gens, c'est clairement mieux que de rester toute sa vie dans les champs. De plus nous n'étions pas en guerre, il y a cependant quelques conflits dans le nord-ouest avec des brillants, mais rien de très important. Cette année j'ai eu 15 ans, et je dois me rendre à Cislend pour passer les épreuves.
-Tu ne pourrait pas faire attention.
Je vis à paraître mon père, en voyant cette tête je compris qu'il n'avait pas beaucoup dormi, le bébé devait l'avoir empêché de reprendre des forces. Mon père était costaud avec de larges épaules, sa peau rougie par le soleil était la preuve qu'il travaillait depuis des années tous les jours dans les champs. Il avait des yeux en amande, le nez droit et des lèvres de taille raisonnable. Des rides qui commençaient à apparaître sur son visage trahissait les années passées derrière lui. il avait un début de calvitie, elle était apparue des ces 30 ans. J'espère que je n'ai pas hérité de cette caractéristique.
Ma mère apparut derrière son dos, ma sœur dans ces bras. Celle-ci s'était déjà calmée.
-Ne t'inquiète pas,c'est déjà fini.
-J'aimerai bien t'y voir,je n'ai pas dormi de la nuit.
-Ça je n'y peux rien.
Ils commencèrent à débattre. Physiquement je vais plus hérité de ma mère. Elle avait les yeux verts et un nez plus rond. Elle était souvent très souriante même lorsqu'elle était fatiguée. Elle faisait toujours bonne impression. C'est long cheveux bruns et raides tombaient en cascade sur ses épaules. J'avais notamment reçu cette caractéristique, mes cheveux étaient toutefois un peu moins raides et plus claires. Je les attachaient en queue de cheval pour qu'ils ne me dérangent pas pendant mon travail. Le fait d'avoir des cheveux devant les yeux m'horripilaient au plus haut point.
Mon père abandonna la discussion avec un grognement.
-C'est bon, c'est bon.
-Je vois que tu t'es déjà habillé, Ullen.
Je lui répondit d'un signe de la tête.
-Bien, je me suis renseigné et tu n'as besoin de rien. Quand tu seras là-bas tu devras te présenter à la garnison extérieure de la citadelle.
-D'accord. Je n'osais pas dire grand chose. Serai-je pris ou pas, dans les deux cas j'avais peur.
-Tu tires une de ces têtes, qu'est-ce qui ne va pas ?
-J'ai peur, et si je ne suis pas admis ?
-Mais ne t'inquiète pas pour ça. Tout va bien se passer.
Elle me tendit un morceau de pain.
-Tiens voilà ton déjeuner, tu le mangeras en route. Ne traîne pas.
Je m'empara de celui-ci et me dirigea vers la porte. Ma mère m'appela. Je me retourna.
-Ne t'inquiète pas, ce n'est pas grave si tu ne réussis pas. Mais si tu réussis n'oublie pas que cela te promet un bel avenir.
Je lui fit un grand sourire et salua mon père avant de me retourner et de sortir de la ferme.
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Grimoires
FantasyGrimoires est mon premier livre. Je l'écris au fil du temps et ne suis pas sûr de l'écrire avec un rythme régulier. Les chapitres déjà publiées seront peut-être sujet de modification. J'espère qu'il vous plairas. Attention: Je suis en train de le ré...
