Chapitre 1 : Quand tout a commencé...

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  "Maintenant, réveille-toi..."

Ses mots résonnaient sans cesse dans la tête d'un adolescent, alors qu'il se réveillait, arrivant au terme d'un voyage en train qui lui semblait être une éternité. Le garçon, brun aux yeux bleu ciel, s'empressait de ranger quelques affaires, alors que le haut-parleur annonçait : "Votre attention s'il vous plait. Nous arrivons en gare de Lempios. Il s'agit de notre terminus. Nous vous souhaitons un agréable séjour." Patati, patata. Le discours habituel du conducteur de train. Malgré tout, après avoir réuni ses affaires, il ne semblait pas plus pressé que ça de descendre. Traînait non loin de lui, une petite lettre d'embauche, où l'on pouvait lire le nom de la ville. Le garçon venait tout simplement pour emménager dans ce qui serait la ville de son nouveau travail. Un livreur, d'après la lettre. Pourquoi pas? On avait toujours besoin de quelqu'un pour livrer quelque chose. Il n'y avait point de sot métier en ce monde? 

                                                                              *-*-*-*-*-*-*-*-* 

  Le train était arrivé en gare. Une grande gare, avec quatre ou cinq voies en parallèle. Mais aucun train sur le départ. En bordure, de petits magasins de toute sorte : vêtements, librairie, presse, boulangerie... c'était relativement bien pensé. L'adolescent descendait enfin de son wagon, d'un pas lent et peu entrain. Sept heures de voyage en position assise lui avait engourdi les jambes probablement. Il était vêtu d'un t-shirt noir surmonté d'une veste de la même couleur, qui était brodé de jaune et de rouge. Il portait un pantalon dans le même style. Visiblement pas la mode de la région. Il venait de loin, de très loin. Il sortit alors la lettre de sa poche de veste et la relu avec attention. Il devait se rendre au bâtiment 807, troisième étage, appartement B2. D'après la lettre, le garçon comprit qu'il serait en colocation avec deux autres personnes, sans doute travaillant dans la même entreprise de livraison? Après un léger soupir, il se mit en route, dans une ville qu'il ne connaissait absolument pas. Mais au moins, les gens du coin parlaient la même langue. C'était déjà une bonne chose, non? L'adolescent marchait depuis une bonne demie heure, et observait la ville autour de lui. Elle semblait être relativement moderne pour une ville perdue non loin du désert. Des gratte-ciel. Des bâtiments en verre. Des routes. Des véhicules. Des transports en commun. Et même un grand bâtiment somptueux et richement décoré sur lequel on pouvait lire : "Parlement" en grosses lettres dorées. Mais les grilles étaient closes. Sans doute on n'avait pas le droit de visiter. Quelle importance? Il continuait son chemin comme si de rien n'était. 

Quelques rues plus loin, son regard se posa sur un attroupement de véhicules militaires. De gros tanks barraient une route d'où s'échappait une fumée noire. Armé de son sac de voyage, le garçon aux cheveux bruns s'approcha lentement, quand un militaire plutôt baraqué lui barra la route de son bras. Il le regarda sévèrement et le mit en garde : "Cette route est interdite aux visiteurs, gamin. C'est dangereux. Retourne chez toi. Et que je ne t'y reprenne pas !"L'adolescent voulu poser une question mais s'y résigna. Après tout, ce n'était pas ses oignons. Il était quand même curieux de savoir ce qui s'était passé...fuite de gaz? Attentat? Un frisson lui parcourut la colonne vertébrale et le laissa de marbre pendant quelques instants. Et c'était dans cette ville qu'il allait vivre? Pauvre de lui. Il passa son chemin et continua ses recherches. 

                                                                          *-*-*-*-*-*-*-*-*

Ce fût au centre-ville qu'il trouva les bâtiments 806, 807 et 808. Il s'empressa de se diriger vers celui qui l'intéressait... passant par une ruelle plutôt glauque et sombre... la porte d'entrée était dans l'obscurité la plus totale. Quel accueil. Parlant d'accueil, il n'y en avait même pas. Il y avait bien un comptoir...mais personne derrière. Ne voulant pas attendre le concierge, le garçon se glissa derrière pour regarder le tableau de clés accrochées là. La clé de la chambre B2 du troisième étage était présente. Il la prit et repassa de l'autre côté du comptoir, avant de noter qu'un immense escalier se dressait devant ses yeux. Son regard se détourna vers une porte d'ascenseur où une affiche trônait pour indiquer qu'il était en panne. "Forcément..." pensa le garçon à haute voix, d'une extrême lassitude. Il devait grimper jusqu'au troisième étage avec sa valise. Il entreprit cette marche pénible et une fois arrivé à destination, se rendit devant la porte de l'appartement. Mais en voulant y introduire la clé, il remarqua que celle-ci était entrouverte. Étaient ce ses futurs colocataires? Sans frapper, le garçon entra dans son logement. Ce n'était pas de l'effraction. Il habitait ici. L'intérieur était sobre : il y avait un salon et un coin salle à manger. Au milieu, traînait un téléviseur grand format, qui était bloqué sur la chaine des informations. Ils parlaient de l'accident survenu en ville, mais le châtain ne s'y attarda pas longtemps et alla directement au fond où il trouva deux chambres ainsi qu'une salle d'eau. La première chambre était composé d'une bibliothèque, d'un lit double et d'une grande fenêtre donnant sur la rue. L'autre était plus petite, un lit simple, une petite armoire et une fenêtre tout aussi petite. Posant sa valise dans le couloir, le garçon entrait dans la plus grande chambre et s'approcha de la vitre. Une belle vue, c'était le cas de le dire. 

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