Simple sourire

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     Ma vie était une routine des plus affligeante. Je me levais le plus tard possible, après avoir appuyé au moins cinq ou six fois sur le bouton "snooze" de mon réveil.
Je m'habillais paresseusement, en apprenant les leçons que je devais apprendre la veille. Je faisais mon sac, puis descendais les escaliers pour me rendre au salon. Le plus souvent j'étais seul, prenais mon déjeuner seul, et partais seul. Seul comme je l'ais toujours été.
Pourquoi seul, me direz-vous. Je vais donc vous raconter ma triste et ennuyeuse histoire...

     Mon père m'a abandonné, faute d'argent disait-il. Moi je pense que c'était seulement un prétexte pour se débarrasser de moi. Et ma mère quant à elle, n'a plus donné signe de vie depuis longtemps déjà.
Finalement, c'est à peine si on s'est un jour soucié de moi. Alors j'ai appris à me débrouiller seul. De toute façon, les amis, les proches ne servent à rien, mis à part vous trahir et vous laisser tomber...

Hum... où en étais-je... Ah oui. Ma stupide routine. En cours donc :
On ne peut pas dire que je sois bon élève. Loin de là même. Mais je m'en sortait avec un peu moins de la moyenne.
Et puis l'école... finalement, à quoi ça sert ? À vous inculquer des valeurs et une bonne vie en société ? Dans ce cas, je ne crois pas que mes parents y soient allés un jour.

Ensuite... voyons... je rentre "chez moi". Chez moi pas vraiment à moi en fait. Le chez moi est rempli d'enfants bruyants qui ne trouvent rien de mieux à faire que rire, crier et jouer, comme si la dure réalité de la vie n'existait pas en dehors de ces murs.
Je montais dans ma chambre, sans rien dire à personne. Quand bien même, c'est à peine si ils faisaient attention à moi.
Je m'asseyais à mon bureau, sortant mes devoirs pour le lendemain, mais, faute de flemme, je les laissais tomber ; je les ferais demain en m'habillant, comme d'habitude.
Enfin, je descendais manger lorsqu'on m'appelait, remontais dormir lorsque j'avais fini.

     C'était ma routine, celle que je vivais depuis environ trois ans.

                  Jusqu'à maintenant.

Devant l'école, le premier jour de ma première année au collège, je t'ai sourit. Sans savoir pourquoi. Peut être que tu m'inspirais confiance, bien que tu ais déjà une autre amie à côté de toi.
Je ne sais toujours pas pourquoi je t'ai fait ce sourire. Mais une chose est sûre, c'est qu'il a changé ma vie depuis.

Os Inazuma eleven go : Kariya MasakiStories to obsess over. Discover now