chapitre 1

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- Sophia! Tu te fou de moi?! Te faire renvoyer de ton école de dance! Ton père et moi avons investis beaucoup, pour te faire plaisir! Et toi comment tu nous remercie? En te faisant renvoyer!?
- Maman... C'était que pour une demande de requiem...
- Ne me parle plus jamais de requiem ! Je voulais une fille normal! Regarde!
Elle me montre les enfants qui jouent dehors et reprend:
- Si tu faisais des efforts tu serais peut être aimé ! Tu aurais peut être des amis! Tu ne serais pas détesté ! Je n'aurais pas honte!
Elle me regarde d'un regard mélancolique avant de reprendre son ton sévère pour me dire:
- Tu es née et je t'ai chéri ! Maintenant je le demande ce que j'ai fait pour avoir une fille comme toi! Tu me fait tellement honte sur je voudrais que tu disparaisse ! D'ailleurs file! Je ne veux plus te voir! Va-t-en et que je ne t'entende plus! Va dans ta chambre ! Vite! Et pas de bruits!

Chassée, éjecté par ma propre mère, je cours dans ma chambre le plus vite possible! Ma chambre est au deuxième et je manque de tomber en montant les marches. Le requiem de Chopin passe en boucle sans se lasser, comme d'habitude. Il est toujours là, en musique de fond. Je regarde l'arbre haut par ma fenêtre. Il est mort, mais on ne l'a pas encore coupé. Une de ses branches, soulevé par le vent frappe à ma fenêtre, m'invitant à sortir.

Je m'agrippe à la branche noircie pour accéder au tron et me laisse glisser jusqu'en bas. La silhouette sombre de l'arbre sous le coucher du soleil est effrayant. Et ça me plaît beaucoup. Une fois au sol, je me met à courir, courir loin d'ici.

Je traverse le village en courant, les autres enfants, comme d'habitude me jète tout ce qu'ils trouve, cailloux, coquillages (pour certains), reste de nourriture, bouse.... J'accélère ma course, le dos courbé et les mains protégeant ma tête. Ma robe noir trop longue train sur le sol, l'abimant un peut plus à chaque fois. Mes cheveux teint en violet foncé, sali par la poussière et terne sont soulevé dans ma course. Des larmes noirs, pleine de maquillage coulent le long de mes joues.

Ma course se ralentit à l'approche du cimetière, puis se stop devant l'entrée. Ici je suis tranquille. Aucune personne ne viens à cette heure ci. Il fait trop sombre. En entrant dans le cimetière, le vent s'arrête et le chant des oiseaux en fait autant. Le silence règne. Je me met à marché, doucement. Mes pas résonnent. Je ne suis pas ici par hasard. J'y suis toujours conduit. Que ce soit par un animal ou par le vent, mais aussi par ma course qui ne s'arrête pas.

Je passe sous l'Arche du très vieux cimetière, usé, délabré, ou personne n'y va depuis bien longtemps. Il fait nuit. Une nuit noir sans étoiles et sans lune. D'un coup un vent violent se lève. Mes longs cheveux, se soulèvent, emporté par le vent et, dans ma tête, comme par magie un requiem commence. Emportée par cette musique je le met à danser entre les tombes craquelés. Ma robe noir évasée tourbillonne dans le vent. Je dense à en perdre la tête! Je tourbillonne au milieu des arbres mort, sous ce ciel sans lune. Je ne veux pas rentrée, jamais! Mes parents pourrons me chercher ils ne me trouverons pas!

Mais l'élan de gaité se fait malheur. Mon pied rencontre une tombe et le fait trébucher. Une de mes ballerines noir tombe, je tombe. Ma robe se déchire contre les arbres sur lesquels je suis projetée. Ma tenue en lambeaux, mon corps griffé de partout, je chancelle et une des pierres tombale sur laquelle je m'appuie lâche sous mon poid. Je tombe avec les pierres dans le caveau, sur une table ou un squelette est posé. Sous mon poids et celui des pierres le squelette se désosse et tombe à côté.

Je me retrouve sur la table, allongé bloqué sous les pierres. Le caveau est sombre et poussiéreux. J'essaie de sortir mais je sens mes forces me quitter. Ma vue se trouble et ma tête tourne. Je me laisse sombrer dans un sommeil sans rêve. Un sommeil sombre. Un sommeil mort.

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