J'aimerais quitter l'hôpital des bizarres

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-Donne-moi ta main. dit-il
-Pourquoi? répondis-je
-Je veux que tu viennes avec moi.
-Mais tu es capable d'y aller seul!
-Je veux que te montrer l'intérieur de cet endroit. S'il te plait! C'est tellement beau.

Je me laissai tenter par ce qu'il disait. Si Trevor disait que c'était beau, ça n'avait aucun autre choix que de l'être. Nous avons les mêmes goûts, lui et moi. En plus, il savait parfaitement comment me convaincre.
-Allez entre! s'impatiente-t-il
-Mais oui, calme-toi. Es-tu sûr que ça ne les dérangera pas?
-Voyons Kate, tu sais bien que je ne te ferais jamais entrer si tu ne pouvais pas.

Il avait raison, je le savais. Je ne prenais seulement que des précautions. Parfois. On ne sait jamais...

Nous entrons donc dans cette magnifique et très grande maison. Il me tire par la main pour que je le suive. Puis, nous arrivons finalement dans une petite pièce où un vieil homme aux cheveux gris arrêtant à la proximité des épaules est assis.
-Bonjour grand-père, est-ce que tu as le livre dont tu m'as parlé?
-Bonjour fiston. Es-tu venu à pied jusqu'ici? Tu sais que c'est dangereux de se promener dans Chicago.
-Mais non, je suis venu en autobus. mentit-il, répond à ma question maintenant s'il te plait.
-Oui, je l'ai. Je te le donne maintenant si tu le veux, mais fais-y bien attention.
-Oh merci grand-père!

Le vieil homme lui donna un grand livre avec une légende de hockey sur la page couverture. Celui-ci jouait pour les Canadiens de Montréal; c'était Guy Lafleur. C'était un livre qui parlait de l'histoire du hockey et des grandes légendes et je savais que Trevor serait passionné par ce livre. Même qu'il en oublierait mon existence pendant quelques jours. Je voyais les yeux brillants de mon ami qui respirait de bonheur.
-En passant, qui est cette jeune fille? demande son grand-père
-C'est ma meilleure amie, Kate. Elle habite juste à côté de chez moi.

Et c'est là que le souvenir s'arrête. Je ne me souviens plus de ce qui s'est passé, à part qu'effectivement Trevor m'avait oublié pendant plusieurs jours à fin de regarder ce satané livre. Nous avions huit ans, lui et moi.

Des souvenirs refont surfaces chaque jour, mais je n'ai aucune idée de leur provenance, ni si ils sont vraiment réels. Je ne comprend pas pourquoi je pense à ces choses, mais quand j'y pense, je ne suis plus moi. Je ne vois plus personne aux alentours.

J'ouvris la fenêtre et je regardai dehors. Je n'en pouvais plus d'être enfermé dans cet endroit seulement, car il est risqué que je sorte à l'extérieur parce que «je pourrais vivre un choc si je n'étais pas guérie». La seule chose que je n'oublierai jamais, c'est mon meilleur ami, car il m'a sauvé la vie et qu'il a toujours été une personne fantastique avec moi.

C'est alors que j'entendis frapper à ma porte. Je répondis seulement un "oui" ce qui signifiait que la personne pouvait entrer, ce qu'elle fit, d'ailleurs.
-Monsieur Van Riemsdyk aimerait venir vous voir.
-Faites-le entrer, s'il vous plaît.

Je ne refusais jamais la visite de mon meilleur ami. Nous avions désormais 20 ans tout les deux et nous étions toujours amis. Je l'aimais tellement.

Il entra dans ce que nous sommes supposé appeler une «chambre» et il me regarda en souriant.
-Allô, tu vas bien? dit-il en s'assoyant sur mon lit
-Allô, oui je vais bien, mais j'aimerais tellement quitter l'hôpital. Ils vont me garder ici combien de temps?
-Je ne sais pas Kate, mais ne désespère pas. Je suis là pour toi.
-Merci, Trev. Tu es un ange. Et toi comment ça va? Le hockey?
-Je vais très bien. Pour ce qui est du hockey ça va à merveille. Je joue désormais pour les Hawks de Chicago.
-Oh mon dieu, mais c'est génial! Je savais qu'un jour tout tes efforts en vaudraient la peine! Je voudrais tellement venir te voir. dis-je avec une mine peinée
-Mais tu me verras un jour, je te le promets.
-Je veux te voir bientôt, pas dans 20 ans.

Il détourna le regard, pensif. Je savais que ce n'était pas de sa faute. Même que c'était grâce à lui si j'étais encore là. J'étais seulement déçu de ne pas pouvoir le voir jouer.
-Je me sens mal de ne pas pouvoir venir te voir et de te soutenir à chaque match. Je suis ta meilleure amie et je ne suis même pas là pour te soutenir. Je me sens comme si je ne faisais pas mon devoir.
-Tu ne peux pas venir me voir, ce n'est pas de ta faute. Arrête de te sentir mal.

Nous discutâmes pendant de longues minutes, voir heures et finalement il quitta ma chambre en me laissant un baisé sur la tête comme il le faisait toujours. Nous étions comme frères et sœurs et je l'aimais tellement. Il m'avait soutenu tout au long de ma vie et je lui en était reconnaissante. Il avait grandi avec moi et nous jouions chaque jours ensemble. Je m'ennuie de ce temps. Je m'ennuie du temps ou je pouvais toujours être avec lui et non pas à attendre sa visite qu'il ne pouvait pas me rendre chaque jour, car il jouait au hockey et que je savais que c'était une des choses les plus importantes pour lui, après sa famille et moi. Moi, tout ce qui était important pour moi, c'était lui. En tout cas, pour l'instant c'était lui. Je n'avais pas de passion à part la musique et le théâtre, mais comment pourrais-je la pratiquer en étant enfermer ici? Et mes parents? Je n'ose même pas en parler. Il y avait ma soeur qui venait me voir de temps à autre et qui, je le savais énormément, m'aimait. Elle m'emportait des cadeaux quand elle venait. Elle essayait de venir le plus souvent possible, mais elle avait un travaille et un enfant, alors je comprenais. Mais je me sentais bien seule, parfois.

Allô! Ce n'est pas mon style d'écriture francophone où j'écris le mieux. Oui j'ai un style d'écriture que j'adore, mais je n'ai pas pensé le mettre en œuvre ici et franchement je le regrette.
J'espère que vous allez aimer.
PS: bonne année 2017🎉🎉

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