《Dépêche-toi Aria!Tu vas manquer l'angibus!》
Ma mère avait cette fichue manie de stresser pour tout et ce n'était pas évident du tout de vivre avec une bombe à retardement.J'étais dans mon lit et j'avais grande peine et flemme à me lever.《À trois je me lève,me dis-je, 1...2..2...2...2...2....2...2...2...2...2...2...2,5...2,5....2,5....2,5...2,5...2,5...2,5...2,5....》
J'était sur le quai, prête à partir de la maison pour passer plusieurs années de ma vie (sauf les vacances d'été)à Watchork,l'école pour apprentis anges gardiens.
Ma mère les larmes aux yeux me disait: Tu vas nous manquer tu sais?😢
-T'inquiète pas maman, ça va aller.》
J'avais moi même les larmes aux yeux, mais je savais que si je craquais ma mère allait pleurer de plus bel.
Je pris mon courage à deux mains l' embrassai ( mon père et mon frère âgé de 11 ans n'étaient pas venus car mon père était au travail et mon frère à l'école) et montai à bord du bus.
Je m'assis à côté d'une fille au style gothique qui m'adressa un sourire à pleine dents, un garçon plutôt du genre studieux vint nous rejoindre ensuite(Il ne paraissait pas très heureux d'être en notre compagnie, mais il n'y avait pas d'autre siège libre.).
La fille engagea la discussion sentant un silence assez gênant:
-Salut, moi je m'appelle Joséphine,c'est assez ringard je trouve, alors appelle moi Jo.
- Je le trouve pas si ringard que ça ton prénom mais ok ça marche.
Elle me raconta ensuite qu'elle habitait seule avec sa mère à Ranisa,tout près de mon village (Son père avait abandonné sa mère enceinte à l'âge de 18 ans).
《Quel connard!》,s'était-elle exclamée en évoquant celui-ci.
Je me présentai à mon tour, et à la fin elle me dit avec une pointe se tristesse dans sa voix:
-Tu as tellement de chance d'avoir un frère au moins t'as quelqu'un avec qui passer du temps quand tu es seule chez toi ou en vacances avec tes parents. Moi je suis fille unique et je peux te dire que c'est pas drôle tous les jours.
-Je peux te dire que c'est pas tout le temps marrant, il est plutôt casse-pied. Il passe son temps à m'embêter et à faire la victime devant mes parents pour que ce soit moi qui me fasse engueuler. Mais je dois avouer que des fois c'est chouette quand on s'entend bien》,avais-je répondu
Le garçon en face de nous, silencieux comme une tombe regardait le paysage d'un air pensif. Il était plutôt mignon. Ses cheveux était châtains foncés et ses yeux d'un vert éblouissant. Il portait une chemise blanche ornée du cravate rouge bordeaux. Sa veste et son pantalon de complet étaient tous les deux noirs. Sa mine était sérieuse et indifférente.
C'est Jo qui lui adressa la première la parlole:
-Et toi tu habites où?
Il sursauta et se retourna subitement.
Personnellement, je trouvais qu'il avait en une seule seconde gâché tous ses efforts pour paraître le plus sérieux possible.
Sa grimace de surprise déclencha un immense rire chez Joséphine et moi qui parut le vexer plus qu'un peu.
-J'habite dans un orphelinat à Trika, réplplica-t-i, vexé
-C'est bon, ne te vexe pas, je suis sûre que si tu avais vu ta tête, tu aurais ri aussi, répliqua Jo en essuyant ses larmes.
-De toute façon, je sais pas pourquoi je prête attention à une fille qui s'habille comme une clocharde et qui soit dit en passant a le caractère qui va avec, lâcha-t-il énervé
C'est alors que Jo se leva le prit par le col et le souleva!《Elle a une sacrée force pour pouvoir soulever un garçon d'environ'1m75,assez musclé, mesurant en plus environ 15 centimètre de moins!》,pensais-je.
-Écoute-moi p'tit connard c'est pas parce que monsieur s'habille comme un étriqué que tout le monde doit s'habiller comme toi,cria-t-elle. Et si on choisit de s'habiller comme toi,faudrait peut-être avoir un peu plus de classe dans ses propos pour pas passer pour un crétin. Ce qui confirme la phrase: L'apparence n'est pas ce qui est mais ce qui semble être.》
Elle le relâcha brutalement contre son siège et s'écria :
- T'as pas intérêt à me retraiter une seule fois de clocharde si tu veux pas finir à l'hôpital!》, sur ce elle se rassit et le laissa sans voix.
Le reste du voyage, Jo et moi discutâmes de sa vie à l'école et des nombreuses critiques sur son style d'habillement qu'elle avait dû subir de la part de ses camarades et même au début de sa propre mère. Elle en avait parler au directeur mais ce dernier s'en était complètement fiché et elle avait fini par envoyer tout son collège à l'infirmerie. Jo était une fille forte et cela se ressentait. Chaque nouvelle moquerie l'avait endurcie et elle ne se laissait pas marcher sur les pieds quitte à en faire un peu trop.
Je m'étais déjà fait une amie et j'étais bien heureuse que ce soit elle.
