Je me levai. Soulagé de cette pause, je m'assis au bord de ce cours d'eau. C'était calme. A peine le soleil levé, une chaleur étouffante était présente. Que dois-je faire? Au milieu, de ce désert, mes pensées me murmuraient de repartir vers mon avion. Ah oui! Mon avion, il n'avait pas bougé. Ce lourd tas de ferraille était resté là, seul, depuis la veille. Je décidai alors de partir. Rassemblant mes deux trois bibelots, j'enfournai tout dans mon vieux sac troué. Je scrutai longuement ce décor, qui était le même à chaque regard posé dessus. A près quelques minutes de réflexion, je décidai que la seule chose à faire étai de prendre mon avion. J'ouvris brusquement la porte, c'était vide. Plus rien, un sentiment de solitude vînt frapper ma conscience. Mais que m'arriverai t-il? Je plongeai dans un surprenant sommeil, aussi lourd que la porte de ma grande armoire solennelle, celle qui contenait mes piles de draps blancs. Je logeais à présent dans une pièce de mon enfance, une douce odeur me rappela la cuisine de ma tendre mère. J'étais loin du désert étouffant et seul, je me sentais revivre.
A mon réveil, une bassine d'eau fraîche était posée sur le rebord du siège de l'avion. J'avais froid, pourtant j'étais enveloppé d'un épais tissue qui ne couvrait pas mes pieds. Quelqu'un était passé? Avait pris soin de moi? Je me calmais en mangeant une pomme qu'on avait eu la patience de poser là. Elle était acide. Il allait que je rentre, que je parte de ce foutu endroit. Rapidement je rangeai tout. Un nouveau départ m'attendais, une nouvelle perception de la vie m'avait été transmise grâce à cette aventure. Les meilleurs moments de ma vie défilaient dans ma tête. Des flashs backs, des retours en arrière, tout me revenait, je revivais, l'espoir était là. Ma conscience, reposée, avait maintenant pour moi plus de poids que l'opinion de tout le monde. Je ne voyais plus que des grandes forêts de sapins noirs, à travers mes hublots, sable et chaleur s'étaient envolés.
Avec cette tonne de bons souvenirs, un espoir constamment présent, je n'y arriverai toujours pas. Il me semblait impossible de démarrer cette lourde machine que je connaissais mieux que quiconque. Tout redevenait terne. En un mouvement de tête, la douce mélancolie de la routine revenait. Ces dunes éternelles et ce silence qui ne trahit pas, menaçaient mon départ. Je me renfermais dans une atmosphère bipolaire, où deux mondes s'affrontaient sans jamais triompher. Tous mes espoirs repartaient, j'étais de nouveau seul, sans amour propre. Une journée venait de se terminer, les yeux fermés, une pensée vînt me murmurer :
"comme un soleil en fin de siècle qui se couche entre mes bras, demain je m'en irai peut-être si espoir vient avec moi"
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Terre des hommes
AdventureSuite de la "Terre des Hommes" par Antoine de Saint-Exupéry. Dis comme ça, ça à l'aire tellement relou, à la base c'était simplement mon sujet de rédaction de mon brevet blanc de français mais j'ai voulu la faire partager parce qu'apparemment elle e...
