Étais-ce vraiment un jour heureux ?
5 janvier 2004
Un pas. Deux pas. Trois pas. Ron Weasley fit demi-tour au fond du couloir puis il revient en marchant.
Il était là depuis plus de trois heures à faire les cents pas devant son meilleur ami et sa sœur qui le regardait sans rien dire. Personne n'osait troubler le silence qui s'était immiscé trois heures auparavant.
— Ron ? appela doucement Ginny, je vais chercher quelque chose à boire... Tu veux quelque chose ?
— Non, répondit Ron, tu devrais aller avec elle, Harry. J'attends qu'elle sorte.
— Hermione est en train d'accoucher, ça peut durer des heures un accouchement.
— Je veux être là quand mon fils va naître !
— Pour ça il faudrait peut-être que tu sois dans la salle d'accouchement en train d'aider ta femme, gronda Ginny, au lieu de faire les cent pas ici !
Ron savait bien que sa sœur avait raison. Mais il n'avait pas pu suivre Hermione dans la salle. Il était tétanisé. Il prit son courage à deux mains puis poussa les portes et alla près de sa femme qui hurlait.
— Poussez ! cria la voix du médicomage, on y est presque.
— Vous dîtes ça depuis trois heures, répliqua Hermione énervée.
— Contentez-vous de pousser, madame.
Ron avait donné sa main à Hermione. Il comprit à quel point c'était une mauvaise idée quand il sentit la main de sa femme serrer la sienne de toutes ses forces.
Il était livide. Il regardait sa femme, lui caressant les cheveux.
— Tu es la meilleure chérie, murmura t-il.
— Notre fils sera aussi beau que toi, souffla Hermione.
— Nous y sommes presque.
Hermione était énervée que le médicomage lui répète toujours la même chose. Elle avait mal, affreusement mal.
Elle savait qu'elle n'allait plus supporter la douleur très longtemps. Par la Barbe de Dumbledore, pourquoi avait-elle décidé de faire un enfant ?
Malgré toutes ses pensées la présence de Ronald lui faisait du bien. Il était là, près d'elle et souffrait tout autant qu'elle à cause de sa main mais il ne disait rien. Il était vraiment courageux.
Elle l'aimait tellement... Elle avait choisi le meilleur.
— Je vois un bout de sa tête !
Pendant ce temps qu'elle rêvassait à son prince charmant Hermione avait continué de pousser autant qu'elle le pouvait.
Mais sa respiration était saccadée, elle avait beaucoup trop mal. Des larmes de douleurs coulaient le long de sa joue. Des larmes que Ron essuyait aussitôt. Il n'avait jamais supporté de la voir pleurer.
— Ne t'inquiète pas mon ange je suis là. Bientôt tout sera terminé. Dans quelques années tu en riras.
Hermione eut un léger sourire. Il savait toujours trouver les mots juste pour qu'elle aille mieux.
Mais là douleur n'allait pas s'atténuer grâce à de douces paroles, loin de là.
Le travail n'était pas encore terminé pour Hermione.
— Veux-tu que j'aille voir Harry et Ginny ? Ils doivent être morts d'inquiétude.
— S'il te plait, oui. Mais reviens vite... J'ai... J'ai besoin de toi, souffla Hermione.
Hermione avait du mal à parler, à faire des phrases correctes mais Ron avait bien compris. Elle parlait comme lui quand il avait la bouche pleine... C'aurait été bizarre qu'il ne comprenne pas
Il sortit de la salle de travail et se remit dans le couloir. Il attendit quelques minutes que les deux amoureux ne reviennent.
Ils firent leur apparition quelques secondes plus tard avec plusieurs verres de café.
— Tu as été la voir ? demanda Ginny, comment va-t-elle ?
— Oui, répondit Ron, elle ne va pas vraiment bien comme tu peux t'en douter. Elle souffre beaucoup. Dommage que tu ne puisses pas aller la voir. Elle aurait bien besoin de toi.
— Oh non, souffla Ginny, c'est de toi qu'elle a besoin, de son mari. Retourne-vite près d'elle. Donne-nous des informations de temps en temps quand même. On reste ici...
— Je ne pense plus qu'il y en ait pour longtemps. Ils voyaient un bout du crâne.
— Quoi ? s'exclama Ginny, mais dépêche-toi alors ! Il ne faut pas que tu manques ça.
Ginny avait raison et Ron fila sous le regard rieur de son meilleur ami.
Quand il entra dans la salle d'accouchement les choses n'étaient pas vraiment avancées.
Hermione avait beaucoup trop de mal à pousser, elle fléchissait de minute en minutes.
Elle avait envie de dormir.
— Ne vous endormez pas ! Poussez, cria le médicomage, on y est presque. Encore un petit effort, s'il vous plait, madame.
Hermione poussa un cri perçant et Ron grimaça. Il avait beaucoup de mal a garder son calme alors que sa femme souffrait le martyr juste à côté de lui.
Elle avait l'impression qu'on lui déchirait quelque chose et elle n'aurait su dire quoi mais elle souffrait. Elle avait déjà reçu des Doloris et là douleur était encore plus forte, plus réelle. Elle avait l'impression qu'on lui retirait un bout d'elle ce qui était vrai dans un sens, elle avait l'impression qu'on lui retirait un bout de son âme.
— Je vois son petit nez..., fit le médicomage, par la Barbe de Merlin !
— Quoi ? Qu'est ce qui y'a ? demanda Ron.
Le médicomage ne lui répondit pas. Hermione poussa encore. Le bébé était prêt à sortir et elle le sentait.
Il ne restait que peu d'effort à fournir. Elle pouvait le faire, elle le savait.
Mais le médicomage n'était plus confiant, il avait perdu tout sourire.
— Je l'ai ! dit-il enfin.
Hermione cessa alors de pousser et elle se laissa tomber dans le lit en fermant les yeux.
Ce ne fut qu'au moment où elle les rouvrit qu'elle comprit qu'il y avait quelque chose qui clochait.
Pourquoi ne lui avait-on pas donner son bébé pour qu'elle le serre contre elle ? Elle avait bien besoin de ça après tous les efforts qu'elle avait fourni pour ce petit ange.
— Je suis désolé, fit le médicomage.
Hermione ouvrit les yeux, médusée. Et elle se jeta dans les bras de son mari en larmes.
Ron ne savait pas quoi faire, il était perdu. Il était anéanti.
Son fils était un mort-né...
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RECUEIL OS HARRY POTTER (les 26 lettres)
FanfictionL'alphabet comporte 26 lettres, bon ça tout le monde le sait... Et j'ai décidé d'écrire 26 OS d'après 1000 mots sur la saga Harry Potter. Chaque lettre est importe dans son OS. La première est le "A" comme dans accouchement. Le deuxième est le "B"...
