1- Vide.

57 8 0
                                        

Ce vide, ce manque immense, qui me fait comme un trou dans la poitrine, comme si l'on m'avait touché avec une arme à feu et que le trou provoqué par la balle était resté, sans cicatrisé, sauf que cette douleur est morale, donc bien pire que les douleurs physiques.
J'ai tout essayé, sourire même lorsqu'on me rabaisser; mutilation; tous les genres de scarifications possibles; cigarettes; alcool; aller parler à un psy. Mais rien à faire, je suis, certes, mieux, mais ce vide m'envahit toujours tel un parasite, une saleté de parasite me bouffant de l'intérieur, attaquant mon âme, mon cœur, ma capacité à réfléchir normalement.
Ce vide, ce manque intense, tu me demandes comment le combler, mais je n'en sais rien, absolument rien. Je ne sais même pas ce qu'il représente au fond, je ne sais même pas d'où il me vient, je suppose que c'est l'accumulation de tout qui a creusé mon esprit.
Que dois-je faire exactement ? Peut-être devrais-je abandonner l'idée d'être heureuse ?
Mais n'importe quoi ! Respire, aller, ne t'en fais pas ça ira, tu es jeune, tu ne peux pas abandonner si vite, c'est l'adolescence qui te fait ressentir tout cela avec tant d'intensité, mais au fond, tu as tout pour être heureuse, dont la force, ne t'en fais pas. Garde les épaules en arrière, la tête haute, le sourire au lèvres, arrête de trembler, avance avec assurance et répète toi encore et encore que tu peux le faire.
Oh non, je n'peux pas, je n'y arriverais pas, je ne pourrais pas, je ne pourrais pas résister, je vais succomber, c'est insoutenable, je n'suis pas forte, pas du tout, je n'ai pas la force nécessaire pour rester droite, le regard droit devant et le sourire au lèvres. Les seuls sourires que l'on m'arrachent ne sont que des mensonges, je ne suis qu'une menteuse, je mens à longueur de journée. Quand je souris, quand on me demande si je vais bien.
Mais non, stupide. De cacher tout cela, vivre dans le noir, sourire alors que tu n'as juste qu'une envie, pleurer, hurler ta haine, ta tristesse et ton anxiété, c'est de la force. Et tu as la force nécessaire pour passer de l'ombre à la lumière et te dévoiler enfin afin de sourire pour de vrai, dire que ça va seulement lorsque c'est vrai et surtout, être heureuse.
Je n'peux pas être heureuse, et de toutes les façons, je ne le mérite pas, je ne suis qu'une moins que rien.
Bien sûre que si, tu le mérites ! Tu n'as rien fait de mal, ta seule erreur est de penser que tu n'as pas les capacités d'être bien, enfin.
Qu'est-ce qui m'arrive ? Je perds la tête ? Je suis folle ? Paranoïaque ? Schizophrène ? Que fais-je ? Que dis-je ? Pourquoi suis-je incapable de dire des choses sensées, pour une fois. Suis-je si stupide que cela ? Oh oui, je suis stupide, je n'suis qu'une imbécile.


Ce texte est fictif, du moins en partie. Parce que c'est ce que j'ai ressenti à un moment donné de ma vie. Bon, pas exactement, je n'ai jamais bu d'alcool, par exemple, mais là n'est pas la question.
Respirez un bon coup, pensez que vous n'êtes ni seuls ni stupides, et que vous pouvez être heureux.
Suffit d'y croire.


Believe in happiness. <3


R e s p i r e r. Donde viven las historias. Descúbrelo ahora