L’éternel combat d’une personne est souvent de rester cette personne, comme elle est doit être, comme elle doit vivre , comme il se doit. Il faudra se battre pour se faire respecter, dans mon cas , la sobriété doit et devra être présente et existante à toute les jours. Les sensibilité qui fait de moi ce que je suis maintenant à toujours été difficile à gérer, le ressentir et l’assumer. J’ai jamais voulu être comme je suis, maintenant , je l’accepte avec difficulté. Il y a déjà quelques années, l’intimidation que j’ai fait face ma fait mal, détruit en quelque sorte, me faire pousser dans les cases d’écoles , recevoir des lettres de gens qui voulaient m’intimider, me menacer, me faire peur, recevoir des téléphones chez moi pour me dire que le lendemain je vais me faire battre , me faire attendre sur le coin de ma rue pour me bousculer, me provoquer. Pourquoi j’étais comme ça, pourquoi j’étais si différent des autres, ne pas avoir peur de pleurer, de dire à un autre qu’il est sympathique, qu’une fille est jolie, qu’un gars paraît bien, toucher à ton interlocuteur, faire savoir que la personne n’est pas seul, d’être à l’écoute et d’avoir de la compassion pour les gens autours de moi. J’ai jamais voulu tout ça, là haine de certains, les insultes et tout ce qui vient avec. J’ai eu des amis, beaucoup mais était-ce pour les bonnes raisons, j’en eu aussi énormément de connaissances que je croyais étais sûrement plus. Me faire avoir, me faire marcher sur les pieds et pratiquement dire merci pour acheter la paix , pour éviter les conflits, et le soir en pleurer pour essayer que sa sorte , la frustration, l’incompréhension des autres mais en quelque sorte l’incompréhension de moi-même.
Au secondaire, je me souviens d’avoir reçu des appels téléphoniques pour me dire que le lendemain j’étais pour me faire tabasser à l’école , malgré tout je me levait pour faire ma journée et j’espérais que c’était une blague de mauvais goût. J’étais même pas arriver à la polyvalente que des gens me disais qu’il y avait des choses écris à mon sujet dans les toilettes des filles. J’ai désirer m’impliquer dans tout les écoles que j’ai fréquenté au secondaire , dans des comités, spectacles, sports , je me sentais utile. En secondaire 3 , tout allait bien jusqu'à la fin de l’année, personne ne me parlait plus sans comprendre , petit peu par petit peu et ça c’est poursuivi au cour de l’année suivante jusqu’au moment où j’ai changer de comité, d’activité para scolaire. Malgré tout ça j’ai pratiquement jamais raté une journée d’école , j’ai toujours rester après mes cours pour aider, créer, avoir une meilleure vie étudiante pour les gens autours de moi.
Que ce soit en secondaire deux ou j’ai gagner la personnalité masculine de l’année ou en secondaire cinq ou j’ai été en nomination pour ce trophée, ce n’était sûrement qu’un baume mais j’éprouvais énormément de fierté d’y être parvenu, me distinguer.
À chaque étape de ma vie je me suis fait rejeté à un moment où un autre , sans nécessairement comprendre, même aujourd’hui avec tout le recul que je peux avoir par rapport à cette époque, d’un côté avoir vécu le rejet et de l’autre d’avoir réussi à m’en sortir par être reconnu par d’autres, je sais vraiment pas comment j’ai fait.
J’ai essayer toute sorte de style de vêtements, surtout ample car j’arrêtais pas de me faire dire que je partirais au vent , que je briserait en deux, que je vais casser, que j’étais pas fort. Je me souviens d’une été ou j’avais porter aucun short , pour ne pas me faire critiquer ou regarder, je voulais éviter les regards. Encore là j’étais différents, plus petit que la moyenne, des petites cuisses, bras maigre, on voyait certains os de mon corps car disons il y avait pas graisse dessus.
Le temps avance et on fait de nouvelles connaissances, on change de bahut, on essaie de faire sa place, de trouver sa voie, on va étudier dans son domaine , encore là tout va bien au début, on apprend tous à se connaître, je vais à Granby pour ma deuxième année de cegep, malheureusement j’y ai pas été longtemps, mais j’ai été si bien accueilli, tellement bien dans ma peau , aucun jugement, j’y retournait quand je pouvais , voir mes amis, est-ce qu’à la longue il se serait eux aussi tanné , rejeté, je sais pas. Il y avait une personne avec qui je pouvais tout dire, passer du temps , parler , écouter, niaiser, c’était tellement simple, on était toujours ensemble lorsque l’on pouvais, 1 heure, 1 jour, plusieurs jours , coller ou pas , ont était et surtout pour ma part moi , finalement moi, et en plus j’avais le nous , vous savez le nous que l’on retrouve si rarement , mais qui est si simple. J’avais eux des fréquentations, souvent des femmes fortes qui pouvais avoir un contrôle, qui prenais le contrôle, qui dirigeais notre relation ou j’avais pas besoin de me battre, de laisser l’autre décider. Elle a quitté pour vivre ce qu’elle avait à vivre , après l’école, le cegep, 2 fois durant cette période, je perdais ma collègue, amie, confidente, mon oreille, la simplicité , ma seul amie avec qui je pouvais avoir un nous sans complications, honnêteté, et surtout sincérité , pas une histoire de sexe, pas une histoire de qui est le meilleur mais une histoire, la nôtre.
