Prologue

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Je ne sais toujours pas par quoi commencer. Le jour de notre rencontre, le jour de notre choix, le jour où j'ai tout perdu... Si seulement les filles pouvaient m'aider. Mais non, c'est à moi de raconter notre histoire, moi la petite dernière, la plus timide du groupe.

Je devrais peut-être commencer par mon jour, le jour où j'ai tout perdu, le jour où j'ai cru que ma vie était fichu et que j'allais mourir.

Je ne sais pas si j'oserais me lancer, mais je sais que, dès que j'aurais commencer, je ne pourrais plus m'arrêter. Je me souviens de tout, de nos disputes comme de nos fêtes, de mes pensées comme de mes actes, mais j'ai peur. Peur des critiques, des gens qui ne pensent au mal qu'ils font en disant la vérité.

Alors toi, si tu lis ceci, fait attention à tes mots, qui peuvent être aussi tranchant que des poignards, et que tes blagues ne font pas toujours rire ceux que tu espérais voir rigoler (je sais, ça n'a rien à voir avec mon histoire mais je devais l'écrire).

Je parle et je parle (plutôt, j'écris et j'écris) mais tu ne sais toujours rien de moi et de mes amies. Alors, tu as envie de savoir la suite? Si c'est non, va donc lire un autre livre plutôt que de venir critiquer celui-là. Si c'est oui, alors continue à lire sans penser à rien, sans te soucier de ta vie, et... Je vais arrêter pour l'instant, rassure toi. Je ne suis pas philosophe loin de là, même si j'en donne l'impression.

Bon, commençons:

Tout a commencé au nouvel an, je venais d'avoir mes 9 ans. Tout allait bien, on dansait, on s'amusait, jusqu'au compte à rebours avant la nouvelle année. Mes parents avaient invités plein d'amis pour ce soir mais j'étais la seule enfant. J'étais excitée, comme à chaque fête et j'avais hâte de changer d'année.

- Ellä, tyza mo Fyd ur Grä Govïr, vol xex dramü Irïs?

- Mem, juilo?

- Ih di tyza ur ih homü ve feki tem pouilï fril.

Attends, me dis pas que tu connais pas la laingiut magens? Dans quel monde ai je atterri? Clum tant qu'on y est.

- Ella, as-tu vu M. et Mme Govir, ainsi que leur fille Iris?

- Non, pourquoi?

- Je ne les ai pas vus et je me demande où ils peuvent être.

Quelques minutes plus tard, la sonnette retentit et je courus ouvrir. C'est toujours moi qui ouvre la porte, surtout les jours de fête, comme ça, je suis la première à savoir qui est arrivé. C'était M. et Mme Govir, enfin, je croyais, sauf que leur fille n'était pas avec eux. Ils demandèrent à voir mes parents et j'appela ces derniers. Quand ils virent les nouveaux arrivants, ils pâlirent à un tel point que je crus qu'ils avaient attrapé froid.

Ma mère m'attrapa la main et me conduisit dans ma chambre. Je lui ai demandé pourquoi mais elle m'a seulement dit que je ne devais pas faire de bruit et me coucher. Je lui obéissais sur le coup mais au moment où elle disparut de ma vue, je descendais les 18 marches qui séparait ma chambre du rez-de-chaussée (Je les avais compté petite quand je m'ennuyais) et me cachais derrière la porte.

Pourquoi m'avoir dit de me coucher, on est le soir du nouvel an et elle me laisse toujours aller au lit après deux heures du matin d'habitude.

Mes parents parlaient avec les deux personnes que je prenais pour des invités et regardaient fréquemment vers ma chambre. J'ai l'oreille fine, mais pas tant que ça. J'entendais juste quelques mots:

-Laissez-la......Elle n'a rien fait.....ne la concerne pas.....nos problèmes.......elle ne sait rien...

Et tout ça pendant quelques minutes. Puis me mère a vu quelque chose par la fenêtre et a ouvert la porte. Elle est descendue dans la rue et mon père ainsi que les "invités" sont sortis à sa suite. Je me suis approchée de la fenêtre et j'ai détaillé la rue où ils se trouvaient.

C'était une des plus grandes rues de notre ville. Cette dernière s'appelle Brium mais je n'ai jamais compris pourquoi. Même maintenant cela reste un mystère pour moi. Ma maison est une des plus grandes de l'avenue.

J'ai toujours pensé que mes parents étaient des gens importants mais ils n'ont jamais voulu me dire quelle fonction ils exerçaient. Je ne l'ai su que des années plus tard, ce sont des... oh, et puis, tu verras bien.

Bon, reprenons, si je veux finir mon prologue un jour, il vaut mieux que j'arrête de commenter tout ce que j'écris et que je me concentre. Inspiration, expiration, c'est partie.

Tous les invités étaient dans le salon et n'avaient pas remarqué que mes parents étaient partis. La porte était resté entrouverte et je me glissais dehors. Je ne comprenais plus rien: ma mère m'avait dit de me mettre au lit toute habillée !

Le spectacle que je vis me glaça le sang. Une voiture s'engagea dans l'avenue à toute vitesse pendant que mes parents et les "invités" traversaient tranquillement sans se douter du danger. Je ne pus même pas les prévenir que déjà, la voiture les percutait devant moi.

Cela se déroula en quelques instants et mes parents se vidaient de leur sang et agonisaient. Je tombais à genoux et je hurlais. Tous les vrais invités sortirent en même temps et la première chose que l'un d'eux s'écria m'acheva, littéralement.

Le soir du nouvel an, à minuit pile, je devins orpheline ainsi qu'une autre fille que je ne connaissais pas à ce moment-là. Je fus transportée dans un orphelinat mais c'est ce jour-là que j'ai sus que mon monde s'écroulait, et que plus jamais, on ne me verrait sourire.

FELINEWhere stories live. Discover now