J'entends des enfants crier à l'autre bout du couloir, où j'attends l'infirmière. Je sors de ma chambre dont la porte est restée ouverte et je m'approche d'eux lorsque j'aperçois Paul, debout à leurs côtés, il se tient contre le mur. Il m'effraie, car il est en sueurs, blême et paraît effaré. Je me demande ce qu'il a bien pu se passer, ce qu'il a bien pu voir, ou bien même ressentir. Je chasse ces questions, auxquelles je trouverai réponse plus tard, de mon esprit, où l'inquiétude sème la place à l'étonnement.
- C... Ca v... va... Paul ? je lui demande, tellement interloquée que j'en bégaie.
Pour toute réponse, il me fixe, ses grands yeux verts écarquillés. Il se met à saigner du nez. Et tout à coup il s'écroule.
Terrassé par une crise d'épilepsie d'une rare violence. Je vois ses jambes se dérober et son corps s'étaler de tout son long face contre terre, dans un terrible choc. J'aperçois ensuite chacun des membres de son corps, jusqu'à ses petits doigts, être soudainement en proie à de légers mouvements incontrôlés. Je l'appelle, lui demande comment ça va : il ne réagit pas. Il n'est pas conscient. Du haut de mon fauteuil roulant, je ne peux rien faire, et c'est absolument terrible. Je crie à l'aide, mais dans les parages, il n'y a aucun adulte. Surtout, ne pas paniquer. Comprenant que Paul est en danger, j'assemble tout mon sang-froid et je pousse mon fauteuil - qui est électrique, heureusement - à sa vitesse maximale, tout en actionnant son klaxon et en criant au secours. Chaque seconde qui passe me paraît s'étirer vers une éternité toujours plus longue. Une infirmière m'entend, elle arrive très vite et je remercie Dieu en lui expliquant ce qu'il se passe, les larmes aux yeux. Je suis choquée.
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Attaques
ParanormalNous avons tous un point commun, et certains sont morts ici... Depuis quelques jours, des événements bien étranges se produisent. Sont-ils encore là, parmi nous ?
