Prologue

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Il y a trois ans ...

Ça faisait un an, un an que Calypso était revenu dans un orphelinat avec des gamins de moins de 10 ans qui courraient partout en criant sans jamais s'épuiser ni reprendre leur souffle deux minutes. Ces enfants l'énervaient du plus haut point, même si elle aussi de ses 14 ans était considérée comme une enfant elle n'était pas pareil que ces gosses qui criaient partout . Les enfants de l'orphelinat sont toujours plein d'espoir, de vivacité, ils ne savent pas encore que les chances d'être adopté dans cette orphelinat sont assez maigre. Que même si on voit de temps en temps des jeunes mariés franchirent les portes de cette vielle bâtisse, c'est pour adopter des bébés de moins d'un an qui sont toujours mignon avec leur petite bouille, leurs joues potelées et leur regard attendrissant mais surtout ils ne se souviendront pas de leur vie à l'orphelinat. C'est pour ça bien sûr que les enfants de plus de 10 ans avaient beaucoup moins de chance de se faire adopter, ils avaient beaucoup plus de souvenirs et les parents auront loupé une grande partie de leur enfance et n'auront pas pu leurs apprendre les valeurs qu'ils souhaitent. Et plus ces enfants vieillissent plus l'espoir de se faire adopter disparaît, dans leurs yeux toutes lueurs de joie disparaissent, ils rient de moins en moins souvent jusqu'à devenir des âmes tristes.

Calypso est l'une de ces âmes depuis qu'elle est retournée, un jour, dans un orphelinat. Elle n'aurait jamais imaginé y retourné puisqu'à ses 9 ans elle avait eu la chance d'être adopté par un couple qui avait l'air tout gentil et qu'ils prendraient soin d'elle. Un des plus gros mensonges qu'elle n'a jamais entendu. Ses parents adoptifs
se sont révélés être des peaux de vache qui prenait Calypso pour une esclave, elle devait faire le ménage, le repassage, la vaisselle,... Et quand elle faisait une bêtise, ils la frappaient
tellement qu'elle en saignait et ils la regardaient sans une trace d'émotion sur leur visage. Le matin, elle allait toute seule à l'école et la maîtresse jamais ne lui posait la question d'où venait ses bleus comme si c'était normal, comme si c'était tout à fait logique vu qu'elle était adopté et que l'esclavage existait toujours. Et 4 ans passa dans cette galère, sans que quelqu'un intervienne pour la sortir de là. Un jour ses parents adoptifs sont venus la voir pendant qu'elle faisait ses devoirs, bizarrement ils étaient tout sourire comme la première fois qu'elle les avait vu. C'est à ce moment que Calypso remarqua que " sa mère" avait la main sur le ventre et le caressait tout doucement et puis ils commencèrent à parler, tout les deux :

- Ça fait trois ans qu'on t'a adopter ton père et toi et on t'aime très fort tu sais ...
- ... on t'a donné le meilleur mais voilà on va avoir un bébé !
- Il nous ressemblera, on pourra l'emmener avec nous chez nos amis, à la fête foraine, au cinéma, pas comme toi ...
- ... Et en plus maintenant tu vas être un trop gros poids pour nous, nous ne pouvons plus te garder tu comprends ?
- J'espère que tu te souviendra des quatre années formidables
que tu as passé avec nous car tu ne revivra jamais ça ! C'est plus que tu n'auras jamais, tu comprends ?! On a était très généreux avec toi ne l'oublie pas!

Puis ils se turent et mirent toute les affaires de Calypso en boule dans un vieux sac poussiéreux. La jeune fille était figé ne pouvant plus comprend ce qu'il se passait. Son "père" la prit par le bras et la tire dans la voiture. C'est là qu'elle dit que jamais elle ne retournerait plus au collège et jamais, non jamais elle n'aura la chance d'avoir un avenir pendant le trajet elle resta silencieuse et n'essaya même pas de les supplier de ne pas faire ça, autant garder un semblent de dignité. Quand la voiture se fut arrêtée, elle prit ses affaires et descendit sans un mot, claqua la portière et ne regarda pas derrière, elle les 4 années perdues de sa vie.

Elle n'avait aucun espoir sur le faite d'être de nouveaux adopté. Encore, si son ancienne famille l'avait emmené dans l'orphelinat qui est à l'autre bout de la ville, il était neuf, beau, les lits étaient de bonne qualité, des couvertures toutes douces, des oreillers moelleux et de la nourriture garantie non-périmée. Et elle aurait été certaine d'être adopté. Cette orphelinat était subventionnée par la ville et faisait en sorte que ses pensionnaires n'y reste pas plus d'un an même les plus vieux. Mais ses parents avaient fais exprès de l'envoyer dans le mauvais orphelinat, celui qui n'avait pas eu de rénovation depuis que Louis XVI a été séparé de sa tête, donc le mot chauffage n'a toujours pas été mis dans le dictionnaire religieux de ces vielles folles qui dirigent l'orphelinat. Et c'est sans parler des traces de moisissure sur les murs, les couvertures rongé par les insectes, la nourriture qui devait venir des poubelles du supermarché d'à côté. Bref ses "parents" ne lui avaient  épargné aucunes insultes en la mettant ici.

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⏰ Last updated: Jun 06, 2017 ⏰

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