Il faut que je raconte ce qui vient de se passer. J'ai vécu la nuit la plus étrange et inexplicable de toute mon existence. Mon cœur bat à tout rompre , mes mains tremblent encore. Était-ce réel ? Avons-nous rêvé ou halluciné ? Ou, étais-ce l'effet de l'alcool ? Ma petite amie et moi étions à une fête , dans la maison de nos amis, qui se trouvais près de la forêt. Il faut dire que la dose d'alcool que nous ingurgitions, ne nous était guère favorable ; en particulier ma petite amie ; Anna. Paniqué ç l'idée que la situation ne dégénère , je décidai de la raccompagner chez ses parents.
En sortant de la maison, l'air hivernal , frais emplissait mes poumons et ressortais sous forme de buée . Puis, les bruits de pas d'Anna ne fuient plus les seuls à envahir mes oreilles, un coup de vent survint si vite comme si quelque chose était passé devant moi à toute allure, quelque chose de si rapide que mon œil humain était incapable de le détecter. Alors que des coups de vent glacial déboulaient de tous les côtés , j'aperçus Anna ivre au loin, celle-ci courrait à en perdre haleine en direction des bois.
<<Anna, arrête-toi ! Anna s'il te plait, hurlai-je dans l'attente désespérée qu'elle me comprenne
-Anna, je t'en supplie ! >>
Mais tous mes efforts furent vains. La distance qui nous séparait était maintenant considérable. Peut-être que si je ne l'aurais pas suivi à ce moment même, alors je n'aurais jamais vécu la plus terrifiante nuit de ma minable existence. Puis , plus je m'enfonçais dans la sombre et menaçante forêt et plus les bruits rassurants qui m'accompagnaient s'estompèrent ; jusqu'à ce que le silence le plus inquiétant envahisse chacun des endroits dans lesquels je me trouvais. Seule ma respiration s'envolait dans un doux écho qui résonnait contre les arbres.
Je marchais depuis maintenant une longue demi-heure. Lorsque soudain, la personne la plus.. non, c'était incontestablement impossible que ce soit une simple personne. Impossible. C'était bien plus qu'une personne, mais la beauté incarnée, la beauté en elle-même qui se trouvait à quelques mettre de moi. Cette créature possédait des yeux dont la nuance s'éclaircissait et se fonçait sans cesse, passant du rouge braise au bleu doux , du noir inquiétant au jaune éclatant , du violet dépareillé au beige légèrement bien en valeur le tourbillon de couleur que produisait ses yeux. Sa bouche d'un rouge vif exagérément bien formée révélait des canines éclatantes et horriblement saillantes. Son allure était souple , cadencée telle celle d'une danseuse expérimentée. On aurai cru que son corps tout entier , jusqu'à chacun de ses cils avaient été dessinés dans la plus grande et infime précision. Tout chez cette créature m'inspirait le dégoût pour moi-même. Oh ! Comme je me sentais minable , si minable comparé à cette affreuse beauté. Mais sa personne suscitait également une attirance ; une attirance inexplicable comme... je ne sais pas .. comme si c'était un prédateur redoutable. Surpris qu'il ne m'aperçut pas en train de le dévisager , je remarquai un buisson qui me cachait de tous coup d'œil à mon égard. Enfin, je distinguai Anna , elle aussi hypnotisée par la beauté de ces personnes qui semblaient fictives. Parce que oui, quand je tournai la tête , j'aperçu une bande de magnifiques créatures. Certaines dont la colère les emportaient, déracinaient les arbres en émettant un grognement assourdissant. Stupéfait, je tressaillis devant leur rapidité surnaturelle. Quand je tournai la tête , je vis une jeune fille qui semblait étrangement banale. Elle paraissait terrifiée elle aussi. Je compris très vite la raison pour laquelle ils l'avaient amenée là.
<<Hum.. quelle odeur sucrée ! Regardez cette humaine apeurée. Elle semble si délicieuse, se réjouissa le monstre que j'avais admiré quelques instants auparavant.>>
Une sensation d'émerveillement et de dégoût , se mélangea dans mon ventre. Devais-je être émerveillé ou dégoutté ? Aucune réponse ne me vint jusqu'à ce que perçus les cris de l'humaine. Ces créatures étaient donc des buveurs de sang , que l'on appelait vampires ? Tous les monstres étaient agenouillés et la vidait de son liquide éperdument rouge. Je ne pus plus résister à l'odeur du sang, et Anna s'identifia malheureusement à la jeune humaine. Sous le choc , nous nous évanouîmes. A l'aube, en me réveillant je constaté qu'Anna se tenait la tête, je me doutai alors qu'elle devait avoir mal à la tête. Nous eûmes l'impression d'avoir fait un mauvais rêve. Un horrible cauchemar. L'alcool ne nous allait vraiment pas. Je me levai pour partir de cette endroit ,lorsque, tout à coup, j'aperçu sur le sol , une large , vaste et visqueuse tâche rouge.
