Chapitre I: Le sang glacé

20 4 4
                                        

Un flocon apparut dans le ciel. L'Hiver était là. Il le savait. Bientôt, ce serait les fêtes, et on commencerai à accrocher les premières décorations de Noël. La ville serait alors illuminée de toutes parts, tout ce qu'il détestait.
Un bruit attira soudain son attention. Trois enfants, excités a la vue de la neige, sautaient sur place en poussant des cris de joie sous les regards attendris de leurs parents.

Au large, rien d'intéressant.
Il quitta la petite butte sur laquelle il était, et descendit le long du chemin qui longeait le grand lac. De temps en temps il venait marcher ici. Cela lui permettait de faire un tri dans sa tête.

Il s'arrêta au bord du lac, tandis que de plus en plus de flocons se mettaient à tomber. Il se pencha pour observer sa surface. Gelée. Un peu Comme lui, en fin de compte.
Il boitait toujours. Ses mains étaient devenues rouge vif. Le froid lui mordait la peau, et ses doigts saignaient doucement alors qu'il se remettait en route.
Il porta alors sa main a ses lèvres afin de sucer le liquide rougeâtre.
Il portait un masque, un horrible masque destiné à le camoufler, car aucune personnes n'osaient le regarder, cette horrible chose leur faisait peur..
Si ces gens voyaient son vrai visage...

Plus que tout il détestait cette fichue règle qu'il s'etait imposée le jour ou il avait tué pour la première fois.
Ah sa première fois... Il s'en souvenait Comme si c'était hier. Le vent frais de la nuit, l'herbe haute qui lui effleurait les mains et le visage, ainsi que les hurlements de terreur de sa jeune victime.
Un frisson le parcourut, l'excitation le gagna peu à peu, mais ce n'était pas la neige. Il serra les poings, faisant couler un peu de sang par terre. Tous le monde devait périr, tous autant qu'ils étaient.
Il était leur maître, eux n'étaient rien, n'avaient rien, ne pouvaient rien, ils étaient à lui et à lui seul!

Sa respiration s'accéléra. Un horrible mal lui perfora la tête, et il ne put retenir un sifflement.
Périr, ils devaient tous périr.
Sentant son désir de sang et de corps se ranimer, il se dirigea vers la forêt. Non, il ne devait pas. C'était imprudent. Pas maintenant. Pas sans y avoir réfléchi.
Périr, ils devaient tous périr.
Il s'affala contre un arbre. Sa migraine devenait de plus en plus persistante. Il devait tuer. Et vite.

Une lueur sauvage dans les yeux, il poussa alors sur l'arbre pour se remettre sur pieds, et se dirigea vers le parc où les enfants jouaient toujours.
C'est alors que, tandis qu'il poussait des petits sifflements, les dents serrées, il aperçut une jeune femme, droit devant lui. Celle-ci regardait en l'air. Elle regardait les flocons qui venaient se poser un à un sur ses mains, un grand sourire aux lèvres.
Il poussa un cri de douleur, attirant l'attention de la jeune femme. Cette dernière fronça les sourcils en se demandant ce qu'il pouvait bien se passer, inquiète, tandis qu'il se rapprochait dangereusement, un couteau caché derrière le dos.

- " Bonjour, dit-elle alors. Je peux vous aider"?
-" Je veux... Je veux..."
- "Vous êtes sûr que ça va"?

Il poussa un grognement, incomprehensible, et la jeune femme détourna son regard. Cela fut presque comme un signal pour lui. Il sortait son couteau de l'ombre, prêt à abattre la jeune femme, lorsqu'une petite fille d'environ cinq ans vint se jeter dans les bras de celle qu'il voulait abattre.

La lueur dans ses yeux disparut d'un seul coup, et il lâcha son arme. Le couteau tomba par terre, entre les feuilles mortes.
Sentant le regard de la jeune femme posé sur lui, il mit sa main au dessus de ses yeux, puis commença à reculer doucement. Il n'avait qu'une envie, c'était fuir.
Fuir et remettre le masque qu'il avait malheureusement perdu en l'espace de quelques secondes.

Lorsqu'il tourna définitivement le dos à la jeune femme, cette dernière serrait sa fille contre elle. Il ne regarda pas derrière lui et se mit à marcher dans la forêt.
Sa jambe lui faisait mal. Il s'en était fallu de peu et sa migraine était toujours là.
Sa colère devint plus grande, et il marcha dans la forêt durant un bon quart d'heure sans s'arrêter, espérant que le mal finirait par cesser.
Lorsqu'il s'arrêta enfin, près d'un rocher couvert de champignons, il était épuisé.
Prudent, il devait se montrer un peu plus prudent. Sinon il ne pourrait pas accomplir son œuvre. Un papillon passa soudain près de lui, il l'attrapa d'une main, en emprisonnant celui-ci entre ses cinq doigts en faisant attention à ne pas le blesser, puis s'assis contre le rocher.

Il étira un sourire en ouvrant la main, cette toute petite créature de couleur foncée, pourrait sûrement être la raison de se lancer dans une nouvelle vie, sans soucis..

Marquez en commentaire ce que vous en penser, et je ne tarderai pas à faire le deuxième chapitre.😏❤️

You've reached the end of published parts.

⏰ Last updated: Feb 06, 2016 ⏰

Add this story to your Library to get notified about new parts!

WinterWhere stories live. Discover now