Les Entrailles du Bon Marché

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Les Entrailles du Bon Marché

Je m'appelle Edouard Des Vignes et j'ai vingt-cinq ans. Je suis plutôt bel homme je dirai même le plus beau de tout Paris. Je n'ai peur de rien, vous pouvez me croire...du moins c'est ce que je pensais il y a encore deux semaines.

Je vends mes précieuses étoffes dans mon luxueux magasin du Bon Marché, situé rue de Sèvres dans le 7ème arrondissement de Paris.

Comme tous les jeudis, Madame de Messand, une de mes plus fidèles clientes, vient m'acheter des étoffes originaires d'Orient. Cette femme est toujours accompagnée de son chien, César, un chien très calme qui n'aboie jamais.

Ce jour là, jeudi 14 novembre, Mme de Messand entra dans le magasin, comme à son habitude dans les environ de 10 heures. Contrairement, à sa commande habituelle, elle me demanda, cette fois ci, de rares tissus que je n'avais plus en magasin. Je fus dans l'obligation de descendre à la cave chercher des tissus, pendant que mon collègue Bernard s'occupait du reste de la clientèle. Je me dirigeai alors vers l'escalier de service et ouvris la porte. A peine j'eus descendu la première marche que la porte claqua violement provoquant un horrible bruit sourd. Je fus aussitôt plongé dans le noir. Terrifié, j'allumai la faible lueur qui nous permettai d'éclairer les quelques marches de cet escalier. Tout à coup, je crus voir une ombre furtive. Je descendis rapidement les marches et m'avançai vers le placard à étoffes. Quand j'eus ouvris ce dernier, il me sembla entendre quelques murmures et lorsque j'eus saisi les étoffes désirées par Mme de Messand, une légère brise me glaça le sang. Je n'osai me retourner et faire face à ce qui pouvait être présent, ici avec moi. Je saisis mon courage à deux mains et finis par me retourner vers le coin de cette cave où il me semblait avoir vu quelque chose ... Rien ! Il n'y avait absolument rien hormis les quelques souris présents dans les caves. Suis-je fou ? Est-ce le fruit de mon imagination ? Toutes ces questions défilaient si rapidement dans ma tête !

Pris d'une vague de terreur, je remontai rapidement les escaliers, à toute allure et manqua plusieurs fois de trébucher. Les étoffes sous le bras, je me dirigeais vers la lumière du magasin et quitta cet endroit sombre, comparable aux enfers.

Une fois arrivé, à ma plus grande surprise, le chien d'ordinaire si calme aboya avec une force inattendue venant d'un si petit chien et me renifla en grognant.

Le soir venu, après la fermeture du Bon Marché, je me dirigeais vers la porte de la cave pour la fermer, l'idée de revenir près de cette mystérieuse cave m'angoissait à tel point que j'en avais la chair de poule. Je fermais rapidement la porte, et m'en allais en courant chez moi. Je m'endormis la boule au ventre.

Le lendemain matin, lorsque je me réveillai, j'avais l'impression que les évènements de la veille n'étaient qu'un mauvais rêve, je sortis de chez moi, confiant et m'en allait travailler à mon luxueux magasin. A peine je fus arrivé que le travail fût colossal. Mon plus fidèle associé italien Monsieur Damon Salvatore, accompagné de son jeune fils Stefano, me vantait la qualité de ses merveilleux produits. Notre conversation fut interrompue par l'apparition soudaine de Mme de Messand, en pleurs et affolée.

Elle me dit :

- « Aidez-moi ! Aidez-moi ! Je vous en supplie...J'ai perdu mon petit chéri, mon amour, mon petit ange, ma seule raison de vivre...

- Votre chien a disparu ?

- Oui ! Mon petit César...

- Nous allons vous aider. Quand l'avez vous vu pour la dernière fois ?

- Hier soir nous sommes rentrés à la maison. Je l'ai vu se coucher, mais ce matin en me réveillant, il n'était plus dans son panier. Je l'ai cherché partout dans la maison, mais il avait disparu.

Les entrailles du Bon marchéStories to obsess over. Discover now