Chapitre Un.

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Akiko marche doucement vers son lycée, comme tous les jours. Son regard noisette est fixé tantôt sur le ciel, tantôt sur le bout de ses chaussures et les flaques sur le sol dans lesquelles se reflètent son visage souriant, presque encore poupin mais contusionné.
Elle détourne la tête. Ses écouteurs diffusent une musique qu'elle adore depuis qu'il la lui a fait découvrir. Ses pieds évitent les flaques d'eau. Il faut qu'elle fasse très attention, lui a-t-il dit, sinon elle se fera punir. Il n'aime pas quand son appartement est sale.
Akiko arrive devant le grand bâtiment du lycée et éteint son portable. En fond d'écran, une photo de lui. Elle sourit puis l'écran de l'appareil devient noir. Tout sourire, elle entre dans la cour du lycée. Un surveillant l'arrête.
-Akiko, pourquoi as-tu toujours encore une multitude de pansements sur toi ?
-Pour éviter que mes blessures s'infectent, répond Akiko avec un grand sourire.
Elle sort cette réponse a chaque personne qui lui demande cette question. Toujours avec un grand sourire et des yeux naïfs.
-Je ne suis pas stupide, merci, réplique le surveillant. Ce que je te demandais, c'est pourquoi tu es blessée.
-Je suis très maladroite et il y a des graviers devant chez moi. Merci de vous inquiéter, monsieur le surveillant, dit Akiko en dépassant le surveillant, avec un sourire comme victorieux.
Son sac sur l'épaule, elle marche vers ses deux amies, Masaki et Yûna. Comme toujours, cette dernière se plaint de son portable, qu'elle retourne dans tous les sens avant de faire la bise a Akiko.
-Eh bien, Akiko, comment ça se fait que tu sois encore blessée ? demande Masaki.
-C'est dingue quand-même, tout le monde me pose cette question aujourd'hui, rit la questionnée. Ben tu sais, il y a toujours encore des travaux devant chez Hito. Et a chaque fois, je tombe dans ces foutus graviers.
-Et avec tes parents, ça s'arrange pas ? demande Yûna.
Akiko baisse la tête et soupire. Cela faait maintenant un an qu'elle s'était disputée avec ses parents et maintenant un an qu'elle vivait chez Hito, son petit ami. Ce n'était pas facile pour lui de subvenir a leurs besoins à eux deux, mais grâce a se parents relativement riches, ils mangeaient a leur faim dans un charmant petit appartement a côté du centre ville de Tokyo.
-Nan, répondit-elle tout simplement avec un soupir.
-Bravo Yûna, t'as encore gâché l'ambiance, s'écrie Masaki.
Akiko a un petit rire puis relève la tête.
-T'inquiète Masa', ça va.
Un tintement retentit dans la cour. Un soupir dépité des trois filles qui se mettent en route vers leur classe.
Elles s'installèrent a leur place et attendirent que leur professeur arrive, riant des quatre coins de la classe. Lorsque ce dernier entra, les derniers retardataires s'assoient avec empressement.
-Je vous présente votre nouveau camarade, Nezu Kashori, dit le professeur en faisant entrer un jeune homme aux cheveux bruns foncés.
-Bonjour, dit juste ce dernier.
Son regard parcourt la classe et s'arrête sur Akiko. Cette dernière devine assez facilement que c'est en raison du gros pansement sur sa joue droite. Elle lui offre un sourire auquel le nouveau ne répond pas.
-Peut-être pourrais tu te présenter ? demande le professeur.
Pendant qu'il se présente -Nezu Kashori, seize ans, originaire du nord du Japon- Akiko l'observe. Lorsqu'il a fini de parler, il va s'assoir a côté de Hikku, une jeune fille a l'autre bout de la classe. Akiko se concentre sur le cours mais finit par s'en désintéresser -Elle a eu tout juste au contrôle qu'ils sont en train de corriger- et se tourne vers Yûna, elle aussi affalée sur sa chaise. Pendant le reste de l'heure, elles parlent par language des signes, un stratagème qu'elles ont développé depuis le primaire.

Le reste de la journée se passe rapidement, sans aucun rebondissement mais avec le plus grand ennui d'Akiko pour le cours de japonais. C'est une excellente élève depuis toujours et elle n'a pas besoin de travailler pour avoir les meilleures notes de la classe.
Toujours des bonnes notes, un sourire adorable aux lèvres, les professeurs l'adorent. Pourtant, il manquait quelque chose d'essentiel a Akiko, il y a un an : de l'amour. Ses parents en constante dispute n'arrivaient pas a s'occuper d'elle correctement, se servant d'Akiko soit en tant que bouclier soit en tant que prétexte pour attaquer l'autre. D'où la dispute avec leur fille il y a un an de ça. Elle en avait eu assez et le leur avait fait comprendre une bonne fois pour toutes.
Elle avait déjà rencontré Hito, de trois ans son aîné. Il l'avait recueillie chez lui, l'avait aidée dans sa misère.
Elle était tombée amoureuse de lui et il le lui avait bien rendu. Cela fait maintenant qu'elle vit chez lui et cela lui plait.
La sonnerie de fin des cours retentit et Akiko lève la tête de son bureau, ou elle avait fini par presque s'assoupir. Elle se lève, rangea ses affaires et marche avec un air endormi vers les bureaux de ses amies. Yûna et Masaki sont déjà prêtes a partir et les trois filles se mettent en route vers chez elles, bras dessus bras dessous.
Durant tout le trajet, Akiko remarque que le nouveau les suit. Yûna et Masaki n'habitent pas aussi loin qu'elle du lycée alors elles finissent pas se séparer après d'être fait la bise. Mais le nouveau persiste a la suivre. Il la ratrappe rapidement et chemine a côté d'elle sans dire mot. Mais il finit par briser la glace.
-Comment t'appelles-tu ? demanda-t-il.
-Akiko. Toi c'est Nezu, n'est-ce pas ?
-Exact. Pourquoi es tu blessée comme ça ?
-Je suis très maladroite et il y a des travaux et des graviers devant chez moi, répondit Akiko, fatiguée de devoir tout le temps servir le même mensonge.
Nezu ne répond rien. Qu'importe, après tout ? pense Akiko, continuant a marcher vers chez elle.
-Pourquoi me suis-tu comme ça ? demande-t-elle soudainement, surprise que Nezu suive ses pas comme son ombre.
-Il faut croire que je n'habite pas loin de chez toi, répond ce dernier avec un sourire.
-Ah oui. C'est logique, après tout, rit Akiko.
Après encore quelques minutes de marche sans énormément de conversation mais assez pour qu'elle en apprenne plus sur le nouveau, les deux camarades arrivent devant chez Akiko.
-J'habite la, dit elle.
-Et moi en face, répond Nezu.
-À demain, je présume ?
-Exactement.
Akiko sourit, comme a son habitude. Mais sursaute lorsque Nezu lui fait la bise. Cependant, elle ne dit rien, espérant juste secrètement que Hito ne l'ait pas vu.
Elle jette un regard vers la fenêtre de la cuisine et croit voir une silhouette familière mais elle cligne des yeux et cette impression disparait.

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Hey hey hello :3
Bon ben voilà, ce premier chapitre touche à sa fin :3

J'aurais aimé raconter le pourquoi du comment de pourquoi j'ai commencé cette histoire, mais ça vous spoilera la suite, donc même si c'est pas quelque chose d'extraordinaire, j'ai quand même envie qu'il y ait un minimum de suspense XD

Et sinon, pourquoi le Japon ? Heuuuuuuu... Parce que, voilà.

Bref bref bref...
Bon, j'arrête de raconter ma vie, je vous souhaite bonne journée et à bientôt, petites fraises des bois :3

Armelle ~

BlesséeDonde viven las historias. Descúbrelo ahora