Je ne sais pas ce qu'il m'a pris ce soir, un vingt-six décembre deux-mille-quinze, mais il fallait que j'écrive. Pardonnez-moi mais ce ne sera sûrement pas amusant, ni rien de tel. Seulement... Bizarre (C'est un cauchemar en même temps). Sur ce, bonne lecture (enfin j'espère) !
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Il faut que j'oublie, tout ça n'existe pas ... C'est impossible. Je presse mes deux paupières et me mords la lèvre inférieure. Ça ne peut pas être vrai, c'est un cauchemar, ça n'est pas réel. Je retiens mes larmes et me recroqueville sur mon matelas en m'emitoufflant dans ma couverture. Un sanglot m'échappe, je suis terrorisée.
-Maman ... Je murmure faiblement, la voix tremblante, maman, allume la lumière.
Je commence à pleurer en répétant inlassablement le même mot dans ma tête. Oublie, oublie, oublie, ...
-Que se passe-t-il encore Agathe ? Marmonne la voix ensommeillée de ma mère près de moi.
J'empoigne ma peluche et la serre fort contre ma poitrine en posant ma bouche contre les poils doux de mon ours. Je triture la médaille de handball à son cou qui tinte dans un bruit métallique.
-J'ai fait un cauchemar maman ... Allume la lumière s'il-te-plaît ! Je m'exclame en mordant l'oreille de mon doudou.
J'entends ma mère soupirer et se lever de ses couvertures pour allumer la lumière de la petite chambre. Une couleur orange se pose sur mes paupières et j'ouvre les yeux en papillonant des cils pour m'habituer à la lumière. Ma génitrice est debout près de l'interrupteur et me fixe, fatiguée et inquiète. J'essuie mes joues mouillées et me redresse pour m'asseoir en tailleur sur ma couche. Je pousse les couvertures imbibées de transpiration tandis que ma mère se recouche dans son lit en me demandant ce qu'il s'était passé.
-Je ... C'est toujours le même, je dis avec un rire nerveux, un peu différent à chaque fois mais ...
Je le racle la gorge et ma mère m'incite à continuer de raconter, malgré le fait qu'elle connaît par coeur le scénario.
-Cette fois, je rentrais chez moi avec une épée. Elsa, tu sais, mon amie qui fait de l'escrime, je l'informe en lui souriant gentiment, me l'avait confié car elle ne pouvait pas la garder. Il faisait noir quand j'étais rentrée à la maison. Tout était sombre. Dans le salon, le tapis iranien semblait terne, les lumières était éteintes. Tu étais dans la chambre, poster contre la commode de bois sombre.
Je ferme les yeux, essayant de stopper les images qui apparaissent dans ma tête.
-Tu t'es tournée vers moi et tous aussi tu semblait comme ... Assaillie par toute les douleurs du monde, tu semblais perdue. La chambre ... J'avais l'impression qu'elle était en même temps minuscule mais en même temps tellement grande ... Tu as regardé mon épée et tu m'as dit de la poser contre l'armoire au fond. Je t'ai dit que je n'étais pas d'accord car j'avais peur qu'elle tombe, alors je t'ai dit de l'emmener dans la cuisine. Tu m'as dit d'y aller toute seule alors j'y suis allée.
Je me stop en resserrant mes couvertures, un froid angoissant envahissant mon être.
-Je ne ferais jamais ça m'a chérie, tu le sais, me rassure ma mère en passant sa main dans mes cheveux bruns bouclés.
-Je ne serais jamais venue avec une épée à la maison maman, je lui rappelle, laisse moi finir s'il-te-plaît.
-Le sol du couloir sous mes pieds nus était glacé, tout était tellement froid. J'ai poussé la porte de la cuisine, la poignée a grincé et je suis rentrée dans la cuisine. La sueur a coulé le long de mon dos, me faisant frissonner. L'épée que j'avais en main avait grandi et dépassé mon un mètre soixante. J'ai glissé l'arme derrière la table noir de façon à ce qu'elle ne glisse pas et ... Ma voix tremble et je me pince en me répétant le mot libérateur "oublie", je suis sortie quand soudain, à gauche du couloir, près du miroir une ombre de femme en robe du style du XIX ème siècle. Elle ... Elle ne bougeait pas et semblait me fixer. J'étais paralysée et je ne pouvais bouger. La peur m'avait envahit tout le corps et bientôt les larmes roulaient sur mes joues. Elle approchait de moi et je sentais l'air qui se déplaçait. Je voulais crier mais l'air se bloquait dans ma gorge. La femme était alors à quelque centimètres de mon visage. Ses cheveux frôlait celui-ci et je commençais a me baisser pour y échapper mais elle se baissait avec moi. Puis, je me suis réveillée.
J'ai fini de parler en pleurant de désespoir. Ma mère ne me dis rien mais je savais ce qu'elle pensait. J'étais folle.
-Je-je vais aux toilettes, je chuchote en écartant ma peluche.
Je me lève et pose un baisers sur la joue de ma mère avant de sortir de la chambre. J'allume la lumière et avance de la couloir en passant ma main dans mes cheveux. Mais quand je lève la tête, je la vois. Celle qui hante mes cauchemars.
Je pousse un cri strident.
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Voilà, j'espère que l'histoire vous a plu, je n'ose pas me relire mais je vais le faire tout de même. N'hésitez pas à me laisser votre avis, des commentaires, conseils, etc. Bonne journée/soirée.
