prologue/chapitre 1

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« Il ne fallait surtout pas qu’il sache. »

2 octobre — 23 h 47, Londres

La pluie frappait les fenêtres depuis plusieurs heures.

Dans ma chambre, seule la lumière de ma lampe éclairait le désordre autour de moi. Des vêtements noirs posés sur une chaise, quelques livres ouverts sur mon bureau et, au milieu de tout ça, mon carnet.

Mon seul endroit où je pouvais être honnête.

Je m’appelais Lina.

J’avais les cheveux bruns, longs et légèrement ondulés, qui tombaient souvent devant mon visage quand je baissais la tête. Mes yeux foncés donnaient facilement l’impression que j’étais énervée, même quand je ne ressentais rien. J’avais l’habitude de porter des vêtements sombres, des jeans, des vestes et des pulls trop grands. Pas parce que je voulais attirer l’attention.

Au contraire.

Je voulais disparaître.

Ce soir-là, j'étais assise au bord de mon lit, les genoux contre moi, mon carnet ouvert entre les mains.

J’écrivais depuis quelques minutes lorsque j’entendis un bruit dans le couloir.

Je me figeai.

Puis un deuxième.

Des pas.

Lents.

Je refermai immédiatement mon carnet et le glissai sous mon oreiller.

La poignée de ma porte bougea.

Mon cœur se met à battre beaucoup trop vite.

— Lina ?

Je ne répondis pas.

Les pas s’arrêtèrent devant ma chambre.

Pendant quelques secondes, il n’y eut plus aucun bruit.

Puis la voix reprit, plus froide.

— Tu dors ?

Je fixai la porte.

Je savais que mentir ne servirait à rien.

Alors je restai silencieuse.

La poignée descendit.

Mais la porte ne s’ouvrit pas.

Un long silence passe.

Puis les pas s’éloignèrent.

J’attendis encore.

Dix secondes.

Vingt.

Une minute.

Ce n’est qu’après avoir entendu une porte claquer au rez-de-chaussée que je sortis enfin mon carnet de sous l’oreiller.

Mes doigts tremblaient légèrement.

J’ouvris à une page presque vide et écrivis :

« Si quelqu’un trouve ce carnet, je suis foutue. »

Je m’arrêtai.

Puis j’ajoutai :

« Parce qu’à l’intérieur, il y a tout ce que je ne dis à personne. »

Je regardai la phrase pendant quelques secondes.

Avant de tourner la page.

Une dernière pensée me traversa l’esprit.

after the bell Cerita yang buat anda obses. Terokai sekarang