Pendant cinq ans, ils ne se sont plus vus.
Lucie est partie chez sa grand-mère pour ses études, tandis que Mathieu est resté à Clamart pour écrire sa mixtape, Ténébreux.
Ils avaient déjà passé un été ensemble et, pour la première fois, Mathieu avait ressenti de l'amour, tout comme Lucie.
Mathieu, lui, n'a jamais connu ses parents ensemble. Lucie, quant à elle, a vu son père partir lorsqu'elle était en grande section et son frère Hugo en CP.
Ce sont deux adolescents de seize ans qui veulent profiter de la vie, même s'ils ont tous les deux le cœur blessé.
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Lucie Hardalau*
Je remarque Mathieu, là-bas, en bord de mer, son téléphone à la main. Mais il est tout seul.
Mon cœur bat. J'ai des papillons dans le ventre.
Qu'est-ce qu'il m'arrive ?
Je prends mon courage à deux mains et décide d'aller le voir.
Je m'approche de lui et le regarde de haut en bas.
Et là, il me regarde...
Tout à coup, mon cœur loupe un battement.
- Qu'est-ce... qu'est-ce que tu fais ici, tout seul ? dis-je tout en gardant un œil sur la mer.
- Oh, rien. J'étais au téléphone avec ma mère... Elle voulait avoir de mes nouvelles parce qu'elle dit que je ne lui en donne jamais. Pourtant, je pense à elle tout le temps, dit-il en regardant la mer.
- Je... je... Putain, je bégaye trop. Je vais te laisser, alors.
- Non, reste.
Je sens le vent souffler dans mes longs cheveux et, d'un coup, je n'entends plus rien. La seule chose que j'ai entendue, c'est sa voix :
« Non, reste. »
Enfin... je veux dire que tu peux rester, dit-il en tournant le regard vers moi.
Je le regarde en retour.
Le vent souffle, le bruit des vagues retentit, et pourtant, je suis persuadée que lui et moi sommes seuls au monde.
Je le regarde. Il me regarde. Nos regards ne se lâchent plus.
- Euh... tu peux t'asseoir si tu veux, dit-il en rigolant.
- Oh oui, pardon... dis-je en rigolant à mon tour.
Le soleil commence peu à peu à se coucher et je commence à avoir froid.
Mathieu remarque que je frissonne.
- Attends... dit-il en se levant.
Il se lève. Pourquoi ?
Tout à coup, il enlève son pull gris et me le tend.
- Tiens, tu as froid.
- Euh, non, non, t'inquiète. J'avoue, je stresse.
- Menteuse. Je le vois bien que tu as froid... T'inquiète pas pour moi, je n'ai pas froid de toute façon.
- D'accord, dis-je en le prenant et en lui souriant.
Puis il s'assoit. Je fais de même et nous restons assis à regarder le magnifique coucher de soleil.
Mais j'ai encore froid.
ŞİMDİ OKUDUĞUN
AIMER
Hayran Kurgu5ans après sens même ce donné aucune nouvelle. Mathieu retombe nez à nez en face de Lucie.
